C’est au musée de l’informatique que Pierre-Eric Mounier-Kuhn et son éditeur, les Presses de l’Université Paris-Sorbonne, ont choisi de présenter en avant-première à la presse ce nouveau livre, disponible prochainement en librairie.


Lancement presse du nouveau livre de Pierre-Eric Mounier-Kuhn : "L'informatique en France de la seconde guerre mondiale au Plan Calcul"
Le mardi 2 mars, entre 12h et 14h , nous invitons la presse à venir découvrir autour d’un cocktail, cet ouvrage de référence de plus de 700 pages, autour d’une rencontre avec son auteur, Pierre-Eric Mounier-Kuhn.

Pour participer à cet événement de lancement, merci d’envoyer un email à philippe.nieuwbourg@museeinformatique.fr en précisant vos coordonnées.

Résumé du livre
Pierre-Éric Mounier-Kuhn, L’Informatique en France, de la Seconde Guerre mondiale au Plan Calcul. L’Émergence d’une science, préface de Jean-Jacques Duby, Presses de l’Université Paris-Sorbonne, 2010, 700 p. (25 Eur.) 
Comment l’ordinateur a-t-il été inventé ? Comment comprendre l’expansion de l’informatique ? Comment une technique donne-t-elle naissance à une science ? Comment stimuler ou freiner l’innovation ? Pourquoi la France, où l’on prétendait en 1947 avoir « une avance théorique » en calcul électronique, a-t-elle dû vingt ans après lancer un Plan Calcul pour rattraper son retard ?
Fondé sur une ample documentation française et étrangère, souvent inédite, ce livre est un essai d’histoire comparée. On découvre que la France est le seul de tous les pays industrialisés où la recherche publique n’a pas réussi à construire d’ordinateur durant la période pionnière, avant 1960, dans un contexte caractérisé par les séquelles de la guerre, par les spécificités du milieu mathématicien français et par la faible demande de calcul au début de cette période, elle-même liée à la situation des industries électrique et aéronautique.
L’informatique s’y est cependant développée grâce aux initiatives d’universitaires, véritables entrepreneurs de science, qui collaboraient avec des industriels novateurs et avec les services techniques civils ou militaires. Cela souvent dans le cadre régional de véritables pôles d’innovation. Ils ont dû bientôt faire face à l’explosion de la demande du marché du travail, qui réclamait toujours plus d’informaticiens.
Au cours des années 1960-1970, on est passé progressivement du calcul électronique, outil au service des ingénieurs et des mathématiques appliquées, à la construction d’une discipline nouvelle, l’informatique, qui recomposait le paysage scientifique. Cette évolution ne s’est pas effectuée sans résistances ni controverses. Elle s’est accomplie parce qu’elle correspondait à la fois à la nécessité de formaliser les savoirs pour les enseigner, à la volonté modernisatrice des dirigeants de la politique scientifique et au besoin de mieux comprendre ce que l’on faisait en concevant des systèmes informatiques, afin d’améliorer les performances des ordinateurs et d’étendre leurs champs d’application dans l’économie et la société. Une science émerge pour maîtriser des techniques d’une extrême complexité : il n’y a rien de plus pratique qu’une bonne théorie. 
par Philippe NIEUWBOURG Dimanche 14 Février 2010
La facade du panneau de commande du PDP8/e
La facade du panneau de commande du PDP8/e
Henri Dugué est un personnage haut en couleur. Installé paisiblement avec son épouse dans une ancienne église du XIIe siècle au coeur de la Touraine, maison familiale qu’il a réaménagée de ses mains, il a connu les prémices de l’informatique, à une période ou même les microprocesseurs n’avaient pas encore été inventés.
Pendant et après un long séjour aux Québec, à Montréal, où le couple avait émigré, il met en pratique ses connaissances scientifiques et utilise plusieurs machines fabriquées à l’époque par Digital, à Maynard dans le Massachusetts. Spécialiste du PDP 9, Henri Dugué n’en délaisse pas pour autant don prédécesseur le PDP 8.
Et depuis plusieurs décennies, c’est un PDP 8/e qui attendait sagement d’être redécouvert au coeur de cette ancienne chapelle. Ou plutôt deux PDP8/e, une unité centrale indépendante et une autre enchâssée dans son armoire, complétée par quatre lecteurs de bandes, et connectée à une console clavier-imprimante de type Télétype.
Le musée de l’informatique proposera très prochainement aux visiteurs d’admirer cette machine exceptionnelle. Elle doit pour l’instant être restaurée, car poussière et toiles d’araignée ont envahi ses multiples recoins. Pour partager avec les visiteurs cette étape de préparation, nous allons ouvrir au coeur du musée un « espace restauration », qui permettra aux visiteurs de découvrir la machine « dans son jus » pour employer une expression bien connue des amateurs de meubles anciens. Les visiteurs réguliers pourront alors suivre les principales étapes de cette remise en état, jusqu’à la présentation de la machine complète.

Pour mémoire, voici quelques-unes des caractéristiques de cette machine commercialisée à partir de 1970 aux Etats-Unis :
- mots de 12 bits
- mémoire maximum : 32 Kilo-mots (sous forme de 8 cartes de 4 Kilo-mots)
- température de fonctionnement : 0 à 55°C
- Consommation électrique : 450 W maximum (dépend des cartes installées)
- Poids de l’unité centrale : 50 Kg
- Prix de vente : 4490 dollars installation comprise en 1974 pour une configuration équipée de 4 Kilo-mots, 53 dollars / mois pour la maintenance

Pour en savoir plus sur les différentes versions du PDP-8, voici un site très complet sur ses caractéristiques techniques : http://www.pdp8online.com/
EuroCloud, association européenne de promotion du Cloud Computing naît au musée de l'informatique
C’est au coeur du musée de l’informatique, qui retrace l’histoire des technologies de l’information, de la carte perforée au Cloud Computing que l’association EuroCloud a choisi de se réunir le 29 janvier dernier pour signer de manière solennelle les statuts de son association.
Les représentants de douze pays d’Europe étaient présents à cet événement : Finlande, Danemark, Suède, Irlande, Royaume-Uni, Pays-Bas, Belgique, France, Luxembourg, Allemagne, Espagne, Portugal et Italie.
A l’occasion de cette cérémonie de signature, au pied du Cray XMP, symbole de la puissance informatique partagée des années 80, les créateurs de l’EuroCloud ont nommé Pierre-José Billotte, fondateur de EuroCloud France au poste de Président de EuroCloud Europe. Une fonction qui souligne le rôle de la France dans le développement du Cloud Computing.
En complément des vice-présidents, secrétaire et trésoriers, Anders Trolle-Schutz (EuroCloud Denmark) a été nommé en charge des relations avec la commission européenne, Michael Abrahamsson (EuroCloud Sweden) en charge de la standardisation, et Bernd Becker en charge des relations avec les organisations internationales.
« La croissance de EuroCloud est réellement impressionnante. EuroCloud a reçu environ 40 demandes durant la dernière semaine de janvier ! Quelque chose est réellement en train de se passer en Europe autour du Cloud Computing », explique Pierre-José Billotte, Président de EuroCloud.
Nous sommes très fiers au musée de l’informatique, d’avoir accueilli dans ce lieu prestigieux qu’est la Grande Arche de la Défense, la cérémonie de création de EuroCloud.
Comme nous aimons à la répéter, pour imaginer l’avenir, il faut connaître le passé, et comprendre le présent. C’est ce rôle de courroie de transmission entre technologies d’hier et de demain que le musée est heureux d’assurer.

Pour en savoir plus :
http://www.eurocloud.org/
http://twitter.com/EuroCloud
par Philippe NIEUWBOURG Mardi 26 Janvier 2010

Une exposition, un livre et un documentaire sont en préparation, à vous d’y participer


Le SICOB a besoin de votre mémoire : racontez nous vos anecdotes
Il suffit de prononcer le mot pour que resurgissent dans l’esprit de bon nombre d’entre nous anecdotes et souvenirs. Je parle bien entendu du SICOB.

« Le SICOB est né d’une conversation entre deux camarades de l’X, Georges Vieillard et Raoul Hermieu. Cela s’est passé en 1949 », explique « le claviste », signataire non identifié du document « Mémoires du SICOB » retrouvé dans la collection de Max Hermieu.
Salon emblématique de la transformation progressive des sociétés industrielles en sociétés de services et de la naissance du travail de bureau, la première édition du SICOB eu lieu en 1950, au Parc des Expositions de la Porte de Versailles, il ne rejoindra le CNIT qu’après sa construction au début des années 60. Puis finira sa vie quarante années après, à Villepinte.

Comme l’explique l’auteur du document, le SICOB connu trois grandes périodes :
- le SICOB des patrons, de 1949 à 1961 : ses visiteurs furent alors les responsables des entreprises et des administrations, les décisionnaires et leurs conseillers, qui avaient à cette époque la rude tâche de reconstruire la France, au sortir de la seconde guerre mondiale.
- Le SICOB du grand public, de 1962 à 1970, symbolisé par l’occupation du CNIT à une époque où le quartier d’affaires de la Défense n’existait pas encore. Cette « fête du bureau » était un SICOB des jeunes et des néophytes
- Le SICOB des spécialistes, de 1971 à 1990, illustre le boom informatique, et le besoin des professionnels de se retrouver entre eux, afin de mieux explorer ce nouveau monde.

Grâce à la donation des héritiers de Max Hermieu, commissaire général emblématique du salon pendant plusieurs décennies, disparu à l’été 2009 à l’âge respectable de 97 ans, le musée de l’informatique vous proposera en 2010 une grande exposition rétrospective sur cette aventure technologique et humaine.
Affiches, catalogues, photographies, documents, la collection qui sera présentée au public est unique au monde, elle retrace toute l’histoire de cette manifestation et un demi-siècle d’histoire des entreprises et des techniques utilisées dans les bureaux.

Un livre-catalogue sera également publié afin de permettre à tous les visiteurs qui le désireront de repartir avec une synthèse illustrée de cette histoire.

Et pour partager avec le plus grand nombre ces moments historiques, nous envisageons de réaliser un film documentaire, qui vous donnera la parole. A vous en effet, car si vous êtes arrivé sur cette page web et si vous avez lu ce texte jusqu’au bout, sans nul doute, vous faites partie de cette histoire. Que vous ayez été exposant, visiteur, technicien, fournisseur, commentateur ou même hôtesse sur l’un des stands, vous avez une histoire à nous raconter. Une histoire, une simple anecdote, un modeste souvenir… il n’y a pas de petits instants, ou plus exactement c’est la somme de ces petits instants qui racontera la véritable histoire.

J’aimerais vous interviewer pour partager avec tous les passionnés de cette histoire de l’informatique, quelques instants de mémoire collective autour du SICOB. Ne vous inquiétez pas, nous ne recréons pas un SICOB 2010 ! Mais pour ce soixantième anniversaire du premier SICOB, nous aimerions raconter cette belle histoire.

Si vous ou l’un de vos proches a quelques anecdotes à partager, n’hésitez pas un instant, contactez nous !
Par email : [philippe.nieuwbourg@museeinformatique.fr]mailto:philippe.nieuwbourg@museeinformatique.fr
par Philippe NIEUWBOURG Lundi 25 Janvier 2010
Merci à Hervé KABLA, fondateur de la société Blog Angels, spécialisée dans l'outil blog sous toutes ses formes de nous avoir reçu dans son emission Corporate Blogs sur DecideursTV
par Philippe NIEUWBOURG Vendredi 22 Janvier 2010
A l'occasion de cet événement exceptionnel, Louis POUZIN accueillait à partir du Toit de la Grande Arche Vinton CERF et Robert KAHN, en vidéo-conférence des Etats-Unis.
Une conférence retransmise dans une dizaine de villes de France grâce à la performance technique des équipes du Toit de la Grande Arche, de Orange Business Services, de Polycom et de IEC, sous la férule de Michel CHARRON.
par Philippe NIEUWBOURG Jeudi 21 Janvier 2010
A l'occasion de la grande conférence qui se déroule aujourd'hui au musée de l'informatique, organisée par le Forum Atena, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'état à la prospective et au développement de l'économie numérique a commenté les annonces faites il y a quelques jours par François Fillon sur le versant numérique du plan de relance économique.
Cet événement, qui a réuni près de 2000 personnes installées au Toit de la Grande Arche mais aussi dans une dizaine de villes de France, ont pu assister à un débat complet et animé entre les trois "pères fondateurs" de l'Internet, Vinton Cerf, Robert Kahn, et Louis Pouzin, présent à la Grande Arche.
Philippe NIEUWBOURG Dimanche 17 Janvier 2010
A la Une du magazine interne de Bouygues Telecom
En octobre dernier, le musée de l'informatique se retrouve indirectement à la Une du magazine Dialogue, le journal des collaborateurs du Bouygues Telecom. C'est en effet dans les collections du musée que nous retrouvons un Motorola 3200, qui en 1992 faisait la fierté de ses utilisateurs, et a permis à Bouygues Telecom de réaliser cette couverture. Posséder alors un téléphone mobile était plus qu'un privilège. Une mise en avant qui annonce un dossier dans lesquel est expliqué comment, en moins de 20 ans, nous sommes passés de quelques milliers à quatre milliards de téléphones portables dans le monde.
par Philippe NIEUWBOURG Lundi 11 Janvier 2010
Interrogé par RFI sur l'actualité du Consumer Electronic Show 2010 qui se déroule en ce début d'année à Las Vegas, j'ai pu mettre en perspective l'évolution récente de l'usage des technologies de l'image et de la communication, et les annonces faites sur le salon.
En 2010, le CES s'est révélé particulièrement riche dans deux domaines :
- l'évolution des rôles de l'écran de télévision : développement de l'interactivité au travers du jeu vidéo en particulier la disparition des manettes de jeu au profit de caméras qui captent le mouvement, développement de la communication avec des écrans de télévision qui deviennent visiophones
- la nouvelle vie des tablettes. Tout le monde attend celle de Apple, mais les autres constructeurs n'envisagent pas de rater la tablette 2.0, qu'il s'agisse de netbook, de liseuse électronique, ou de tablettes PC.

Retrouvez ces interviews sur http://www.desaunay.com/Las-Vegas-2010,-chromosome-Geek_a96.html
Il y a quelques semaines, l'Académie de la Réunion a organisé une petite exposition intitulée "25 ans de T.I.C." dont l'objectif était de présenter les principaux matériels et logiciels qui ont été utilisés ces 25 dernières années pour l'apprentissage et l'éducation.
Maintenant que les technologies de l'information et de la communication se sont généralisées, que les élèves en savent parfois plus que leurs professeurs, et que la génération Z qui a côtoyé ces technologies depuis le berceau ou presque, entre à l'école, il était intéressant de se pencher sur cette période initiatique.
C'est ce que l'Académie de la Réunion a fait au travers de cette exposition que vous pouvez découvrir sur le diaporama ci-dessus.

Ce fut également l'occasion d'organiser une webvisite du musée de l'informatique. Alors que Paris grelottait, la tenue contrastée de nos amis réunionnais a créé une occasion d'échange et de partage de connaissance d'un hémisphère à l'autre. Profitant du faible décalage horaire, nous avons pu à travers Internet et l'équipement que nous avons mis en place dans le musée, faire découvrir quelques objets intransportables et les principales pièces des expositions de la Grande Arche.
par Philippe NIEUWBOURG Mercredi 6 Janvier 2010
Dessin d'un plan de composition du Bull GE 225
Dessin d'un plan de composition du Bull GE 225
Commercialisée par Bull, la gamme des ordinateurs General Electric est assez large. Le modèle 225 est une machine intermédiaire, présentée en 1963 en France, qui sert de base à la série 215, 225 et 235. Il s’agit d’un ensemble moyen, doté d’importantes capacités de mémoire et de simultanéité. Destiné aux travaux de gestion, il peut être adapté aux calculs scientifiques par adjonction d’une unité arithmétique auxiliaire. Trois plans de composition sont proposés, de 4000, 8000 et 16000 mots de mémoire. Il ne semblait pas être proposé à la vente, d’après notre documentation de l’époque, mais uniquement en formule locative. Il en coutait 40 000, 50 000 ou 70 000 Francs par mois en fonction du plan de composition choisi (soit respectivement 52 000, 65 000 et 91 000 euros mensuels). La mémoire pouvait être étendue jusqu’à 32 768 mots de 20 bits. Le contrôle de parité était effectué sur chaque mot par un 21ème bit. Le temps d’accès à un mot de mémoire est de 18 microsecondes.

Le GE 225 peut faire fonctionner en simultanéité ses organes d’entrée-sortie dont la plupart disposent de mémoires intermédiaires et d’unités de commande recevant des instructions propres pour travailler en canal indépendant. Les accès à la mémoire centrale se font dans l’ordre de priorité suivant : lecteur de cartes, sélecteur de contrôle, perforateur de cartes, unité centrale. Le sélecteur peut recevoir sur chacun de ses 8 plots : une unité de commande de bande ou de disque, une imprimante, deux lecteurs de documents, une unité arithmétique auxiliaire. L’ordre de connexion de ces éléments définit une deuxième hiérarchie dans les priorités d’accès.

Une unité arithmétique auxiliaire peut être connectée à l’ensemble par l’intermédiaire du 8ème plot de sélecteur. Elle comporte deux registres de 40 bits et peut calculer en virgule flottante (mantisse de 30 bits et exposants de 8 bits). Le temps d’addition est de 436 microsecondes et le temps de multiplication de 689 microsecondes.

A destination des banques, le GE 225 peut être équipé d’un trieur-lecteur de chèques à caractères magnétiques E 13 B fonctionnant à la vitesse de 1200 chèques par minute.

Concernant les unités de disques, un peu de calcul s’impose. Une unité de commande est composée de 1 à 4 unités de disques. Chaque unité de disques comporte 32 ou 128 faces. Chaque face a une capacité de 196 608 mots (de 20 bits). Chaque unité de commande peut donc stocker entre 6 291 456 mots (soit 15 Mo de nos octets actuels) et 100 663 296 mots (soit 240 Mo de nos octets actuels).

Du point de vue programmation, le système GECOM de « programmation automatique » permettait la traduction de : COBOL, ALGOL 58, TABSOL (un langage pour le traitement des tables de décision), FRINGE (un langage de traitement de fiches), WIZ et FORTRAN II (deux langages scientifiques).

Liens :
- Le GE 225 présenté en détail avec des photos
- Histoire des grands systèmes GCOS
- La série 200 de General Electric

Si vous avez connu cette machine, ou avez une anecdote à partager, utilisez la zone de commentaires ci-dessous pour la faire connaître.
Communiqué du Forum Atena Lundi 4 Janvier 2010

"Quel futur pour l'Internet ?" Le jeudi 21 janvier 2010 après midi, Forum ATENA organise un grand événement pour poser les questions et apporter des réponses autour de ce thème plus que jamais d'actualité. Cultures, civilisations, droits et économies seront, dans les années qui viennent, de plus en plus influencés par les diverses technologies de l'Internet qui mettent l'information, où qu'elle soit, rapidement à la portée de chacun. Et les technologies, la topologie mais aussi les usages de l'Internet évoluent très rapidement.


Sur ce thème ambitieux, les intervenants les plus écoutés sur le sujet, aux Etats-Unis et en France, parmi les meilleurs experts dans leur domaine, donneront leur avis et les participants pourront leur poser des questions.

Quelle gouvernance pour l'Internet ? L'avis des USA et l'avis de la France, choc des intérêts ou complémentarité ? Ces questions seront parmi celles évoquées par Vinton Cerf. Aujourd'hui vice-président de Google, en charge des technologies nouvelles, Vinton Cerf a présidé durant une dizaine d'années l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers). Il interviendra, dans cet événement, en direct par visioconférence active, depuis le siège de Google à Mountain View.

L'ICANN, organisme qui gère les noms de domaine, fait la loi sur l'Internet et peut bloquer l'accès d'un pays ou même d'un continent, à l'ensemble de la toile. L'ICANN, initialement société de droit californien, a connu quelques bouleversements fin septembre 2009. Son équipe de direction s'est internationalisée mais ses décisions sont toujours incontournables et fortement assujetties à la volonté du gouvernement des Etats Unis. Une certaine libéralisation a été obtenue toutefois et permet à l'Internet de ne plus rester prisonnier de la langue anglaise, en particulier par l'adoption possible de caractères non latins. Les Russes en profiteront très vite. La tentation, pour certains pays comme la Chine de constituer un Internet national, non relié ou peu communicant avec le reste du monde, se fera moins vive. Quant à nous, en France, les caractères accentués feront leur entrée dans les noms de domaine, les adresses e-mail et de nouveaux domaines, spécifiquement français pourront être rajoutés dans les serveurs de noms racines.

Alors qui gouvernera l'Internet du futur ? Y aura-t-il un ou plusieurs Internets ? Comment communiqueront-ils entre eux s'ils se séparent ? Le filtrage des accès, à des fins policières, politiques, économiques ou stratégiques diminuera t'il l'attrait de l'accès à une information abondante, et en temps réel ? La toile va-t-elle craquer ? Les moteurs de recherche vont-ils évoluer pour comprendre le sens des requêtes soumises et prendre en considération la sociologie, la psychologie et les intentions de chaque utilisateur ? Voilà de bonnes questions auxquelles il pourra être répondu.

Vinton Cerf interviendra, par visio conférence avec son collègue et pair Robert Kahn. Celui-ci, architecte du projet ARPANET dans les années 70, préside aujourd'hui la Corporation for National Research Initiatives, et conseille les présidents des Etats-Unis sur les affaires concernant le cybermonde, Robert Kahn interviendra également en direct, en visioconférence depuis Reston, en Virginie, près de Washington. Cinq heures de décalage avec la France pour Robert Kahn, neuf heures pour Vinton Cerf, mais tous deux interviendront ensemble par la visioconférence qui reliera les Etats-Unis à Paris et à plusieurs villes du territoire français.

La réplique leur sera donnée, depuis le Toit de la Grande Arche, par Louis Pouzin. A l'origine des technologies qui ont créé l'Internet car inventeur du datagramme IP dans le cadre du projet Cyclades dans les années 70, Louis Pouzin n'a cessé depuis d'œuvrer pour influer sur le devenir de l'Internet, en particulier dans son internationalisation.

Les participants auront donc une occasion unique d'assister à un débat en direct entre Vinton Cerf, Robert Kahn et Louis Pouzin qui sont considérés comme les trois pères de l'Internet, et les questions des participants sur l'internet du futur seront prises en compte par ces autorités en la matière.

L'Europe a bien sûr aussi sa voix à faire entendre dans le concert des nations sur l'Internet du futur et sera représentée par Joao Schwarz da Silva, patron du groupe de recherche "future internet" à la Commission Européenne, à Bruxelles. Joao da Silva parle un français excellent, donc la partie américaine de l'événement sera en anglais mais tout le reste se fera en français.

L'internalisation de l'Internet et l'Internet sémantique seront traités par Jean-François C. Morfin, pseudonyme "jefsey", pour ceux qui suivent son combat sur les forums cafedu.com et franceatlarge.org, sur l'Interplus, pour que l'Internet des réseaux et des protocoles soit également l'internet sémantique des cultures et des pensées, et des pensées dans la langue du pays qui les pense. Jefsey mène aujourd'hui des échanges parfois houleux mais toujours constructifs avec Vinton Cerf et l'IETF au sujet de l'IDNA (Internationalized Domain Name in Applications) qui pourrait devenir le standard de nommage de l'Internet de demain.

Les architectures résilientes des réseaux de demain sont le thème de prédilection de Michel Riguidel, professeur émérite à Télécom ParisTech (ex ENST). Ce 21eme siècle qui sera, a dit Michel Riguidel "quantique, nano-technologique et génomique" verra les réseaux de voix et de données se réorganiser automatiquement en cas de pannes ou d'attaques. Michel Riguidel nous en parlera et répondra aux questions qui ne manqueront pas d'être posées sur les réseaux redondants et adaptatifs. L'internet des protocoles devenant l'Internet des objets pourrait bien être à l'origine d'une révolution qui concernera chacun de nous dans sa vie quotidienne.

Mais l'avenir peut brusquement s'assombrir, car un outil aussi sophistiqué que l'Internet sur lequel nos économies nationales reposent de plus en plus, peut également être utilisé comme une arme redoutable dans un conflit moderne. La cyberguerre va-t-elle bientôt frapper ? Estonie 2007, Géorgie 2008 déjà des pays ont vu leur infrastructures vitales attaquées par une puissance étrangère et ceci ira en s'amplifiant. Ces exemples ne sont que des bulles qui ont éclaté dans les médias et la cyberguerre fait rage actuellement, mais en sourdine. Comme l'a si justement exprimé Gordon Brown, Premier ministre anglais, "Tout comme au XIXème siècle nous avons eu à sécuriser la mer pour la défense de notre pays et sa prospérité, qu’au XXème siècle, ce fut les cieux qu’il fallut rendre plus sûrs, au XXIe siècle, la guerre prend place désormais dans le cyberespace ». Et la cyberguerre ne fera pas que des victimes virtuelles. Les pays, petits et grands, s'équipent pour protéger leurs infrastructures sensibles mais aussi pour mener des cyberguerres offensives. Ce sera le thème développé par Nicolas Arpagian, rédacteur en chef de la revue "Prospective Stratégique".

Bien sûr, la sécurité sera au cœur de l'Internet du futur, face à des menaces actuelles peu connues et surtout face à des menaces nouvelles sur lesquelles nous n'avons pas encore les idées claires ni les contre-mesures pour les contrer. Michel Charron, directeur d'Amesis, nous parlera de sa vision de la sécurité à l'horizon 2015;

Le nœud central de ce grand événement sera le Toit de la Grande Arche à Paris-La Défense. Philippe Nieuwbourg, directeur du musée de l'informatique a mis, à la disposition de l'événement, trois auditoriums qui peuvent accueillir plus de 300 participants. C'est dans le grand auditorium Montesquieu du Toit de la Grande Arche que, à l'exception des deux Américains qui interviendront depuis la Virginie et la Californie, les intervenants parleront.

Mais l'événement sera national car, par visioconférence active, l'auditorium Montesquieu du Toit de la Grande Arche deviendra, en cet après-midi du 21 janvier, une salle de réunion virtuelle dynamique répartie sur les deux autres auditoriums du même lieu mais également sur le grand amphithéâtre Thévenin de Télécom ParisTech, 46 rue Barrault 75013 Paris, et sur cinq régions de France : Aquitaine, Bretagne, Midi-Pyrénées, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Rhône-Alpes.

L'événement permettra à ces cinq régions d'exposer leur implication et leurs travaux originaux, concernant l'Internet de demain. Dans ces régions, des amphithéâtres, principalement dans des écoles d'ingénieurs, vont bénéficier d'une visioconférence active pour participer en direct à cet événement. De plus, Télécom ParisTech (ex ENST) mettra en fonctionnement plusieurs serveurs et son infrastructure à disposition de la conférence pour la relayer, en visioconférence passive, vers plusieurs autres villes de France non prévues parmi les cinq qui seront en visioconférence active à partir du Toit de la Grande Arche.

Cet événement sera suivi en direct par plus d'un millier de participants dans toute la France. Plus de 300 participants sont déjà inscrits pour y assister au Toit de la Grande Arche. La diffusion est rendue possible, d'un point de vue technique, par Orange Business Services qui fournit la bande passante nécessaire au Toit de la Grande Arche, à Polycom et son partenaire IEC qui fournissent les infrastructures de visioconférence au Toit de la Grande Arche, à Télécom ParisTech et dans les régions connectées en actif. Ajouté à cela, Télécom ParisTech fournira la possibilité à d'autres villes d'être connectées en vidéoconférence passive, qu'elles soient sur Renater dans les écoles d'ingénieurs ou directement sur l'Internet.

Le musée de l'informatique, au Toit de la Grande Arche, est l'hôte de l'événement et deux jeunes pousses CommonIT et Objets Intelligents Communicants ainsi que deux grandes entreprises Orange Business Services et Verizon Business offriront le pot de l'amitié à la fin de l'événement.

Agenda et renseignements :

www.forumatena.org/?q=node/222

Contacts à Paris et en régions :

Contact Paris : Toit de la Grande Arche et Télécom ParisTech
Gérard Peliks : gerard.peliks (at) eads.com

Contact Bordeaux : ENSEIRB
Jean-Paul Chiron : chiron (at) aquitaine.fr

Contact Lyon : INSA Lyon
Hugues Benoit-Cattin: yougz (at) creatis.insa-lyon.fr

Contact Rennes : Télécom Bretagne et Supelec
Christian Damour : christian.damour (at) aql.fr

Contact Sophia Antipolis : Mobilgov
Mauro Israel : mauro.israel (at) mobilgov.com

Contact Toulouse : ENSEEIHT
Jean-Pierre Cabanel : jeanpierre.cabanel (at) free.fr
Bookeo.fr, le centre de documentation en ligne sur l'histoire de l'informatique
Des machines, des logiciels, de belles histoires, mais aussi beaucoup de documentations.
Qu’il s’agisse de livres, de magazines, de journaux, de documents d’époque ou de manuels techniques, le musée de l’informatique a commencé le recensement et la mise en ligne de son fonds documentaire.
Afin de faire connaître sa collection et de permettre aux chercheurs de l’interroger, nous avons débuté un grande opération de mise en ligne de notre bibliothèque. Plusieurs centaines de livres, des milliers de magazines et de documents historiques... cela prendra plusieurs mois et même plusieurs années pour les collections complètes comme celle de SVM ou Le Monde Informatique. Mais le processus est enclenché et chaque semaine nous tenterons d’ajouter quelques ouvrages à la base documentaire.
Vous pouvez d’ors et déjà consulter cette base documentaire en allant sur www.bookeo.fr, le site dédié à cette médiathèque en ligne. En ligne dans un premier temps car l’objectif est bien entendu dans les prochaines années de proposer dans le cadre du « musée 2.0 » une consultation sur place, des documents originaux ou de leur version numérisée.
Mais c’est encore une étape plus lointaine... chi va piano va sano, dit-on... ;-)
En attendant, Bookeo.fr est à votre disposition.
par Philippe NIEUWBOURG Samedi 2 Janvier 2010
L'exposition sur les 25 ans du Mac est prolongée jusqu'au 31/03/2010
Excellente nouvelle pour les fans et les retardataires. Sous la pression d’un public toujours plus nombreux, qui n’a pas eu le temps de venir visiter cette exposition, ou qui souhaite la revoir, nous sommes heureux de vous annoncer que l’exposition « Le Mac, 25 ans déjà » est prolongée jusqu’au 31/03/2010.
Vous pouvez donc encore pendant trois mois, découvrir ou revoir l’Apple Lisa, le Macintosh original de 1984, le Spartacus, le premier iMac, la console Pippin... et des dizaines d’autres machines.
Peut-être même que l’iSlate rejoindra l’exposition avant sa fermeture... qui sait...

Mais attention, cette nouvelle date est définitive... Je n’ai pas le droit de vous dire quel sera la prochaine exposition, dont l’ouverture est prévue mi-avril, c’est un secret ! Mais le Macintosh devra impérativement laisser la place aux...

D’autres occasions de revoir cette exposition se présenteront peut-être ailleurs en France ou à l’étranger. Déjà un déplacement est prévu en province au mois de juin.
Si votre mairie, votre centre culturel, votre conseil général ou régional, souhaite louer cette exposition, les conditions de location et le planning 2010/2011 sont à votre disposition. Il vous suffit de me contacter par email
par Philippe NIEUWBOURG Vendredi 1 Janvier 2010
Après une année 2009 chargée en événements et en anniversaires, nous souhaitons à tous nos visiteurs et aux lecteurs de ce blog une excellente année 2010.

En 2009 nous avons fêté :
- les 40 ans de la création de Arpanet
- les 20 ans du Web
- les 25 ans du Macintosh

Pour conserver un peu de suspense, je ne peux pas vous dévoiler dès aujourd’hui le programme complet de l’année 2010, mais sachez que nous fêterons par exemple :
- les 60 ans de la SEA, le premier constructeur informatique, installé à Courbevoie et que nous mettrons à l’honneur avec la Mairie de Courbevoie lors des journées du patrimoine 2010
- les 60 ans du SICOB, salon mythique dont les éditions ont cadencé la seconde moitié du XXème siècle, et dont la première édition a eu lieu en 1950

Toute l’équipe du musée de l’informatique et du Toit de la Grande Arche se joint à moi pour vous souhaiter une excellente année 2010.
par Philippe NIEUWBOURG Mercredi 30 Décembre 2009
Univac Série 1100
Et voici dans notre série des calculateurs des années 60, la première apparition de Univac. Une marque mythique, une des plus importantes si ce n’est la plus importante après IBM dans l’histoire de l’informatique. Univac présente en 1962 en France sa série 1100. Il s’agit d’une série modulaire de systèmes électroniques de grande puissance destinés à la fois au traitement classique et en temps réel des problèmes scientifiques et de gestion. Le 1108, six fois plus rapide que le 1107 possède des registres à circuits monolithiques intégrés alors que les registres du 1107 sont à films magnétiques minces.
Les plans de composition proposés sont « onéreux » c’est le moins que l’on puisse dire aujourd’hui. Il vous en coutera entre 10 et 20 millions de francs, soit entre 14 et 27 millions d’euros d’aujourd’hui.
La version d’entrée de gamme, à 10 millions, vous proposera une unité centrale équipée de 65 Ko de mémoire, une imprimante autour de 800 lignes/minute, un perforateur de cartes, 6 dérouleurs de bandes... et un raton-laveur ;-)
Plus sérieusement, pour parler des registres de la machine, espaces mémoires dédiés au stockage des calculs intermédiaires, il fallait se contenter de 31 registres d’index, 32 accumulateurs, 32 registres pour les sorties, 32 registres spéciaux, 8 registres de chevauchement et 8 registres non affectés. Les mémoires étaient à tores de ferrites, de 16 000 à 262 000 mots de 36 bits.
L’Univac 1100 disposait bien sur d’un pupitre de commande de type « machine à écrire ». Mais un armoire de synchronisation permettait d’y connecter de nombreux autres périphériques, reliés sur place ou à distance au travers d’une ligne téléphonique ou même d’un réseau hertzien ! D’autres calculateurs comme le 1004 ou le 418 de Univac, des postes d’interrogation, des appareils de mesure, de commande ou de contrôle, un traceur de courbes et même... un écran cathodique, l’Uniscope 300 !
Côté langages de programmation, le catalogue était assez complet : Algol 60, Cobol 61, Fortran IV et V, et SLEUTH, un langage d’assemblage symbolique comportant des opérateurs logiques et arithmétiques et la possibilité de définir des macro-instructions et des procédures.

Liens :
- la brochure commerciale de l’écran cathodique Uniscope 300
- un travail de mémoire autour de la marque Univac
- un article rédigé par trois anciens salariés de Univac : The evolution of the Sperry Univac 1100 series: a history, analysis, and projection
- De nombreux détails techniques sur cette série

Si vous avez connu cette machine, ou avez une anecdote à partager, utilisez la zone de commentaires ci-dessous pour la faire connaître.
desi9n, une exposition à ne pas manquer organisée par l'Institut français du design
Si vous êtes à Paris cette semaine, ne manquez pas l'exposition "desi9n", design neuf, organisée par l'Institut français du design. Cette exposition est ouverte tous les jours jusqu'au 2 janvier 2010, de 11h à 19h à l'Espace d'animation des Blancs-Manteaux, 48 rue vieille du temple, 75004 Paris.

Renseignements et découverte sur le blog de l'exposition
par Cyril BARTOLO Lundi 21 Décembre 2009

Notre rapport à l’informatique va changer du tout au tout d’ici 2030.


Cyril Bartolo
Cyril Bartolo
La localisation : la puissance de l’ordinateur et sa capacité de sauvegarde ne seront plus enfermées dans un boîtier à nos pieds, mais seront externalisées hors de chez nous…dans le « cloud »…auquel nous accèderons via une connexion à très haut débit typiquement en fibre optique, et accessibles depuis partout (de chez soi, du bureau, en transport,…) par l’équivalent du Wifi d’aujourd’hui.
Il est d’ailleurs intéressant que l’on revienne ainsi aux grands centres de calcul centralisés qui ont fait les débuts de l’informatique.

Le clavier : le clavier d’aujourd’hui semblera bien archaïque ! Comment peut-on encore en être à taper sur chaque lettre pour faire des phrases ?! Le clavier sera remplacé par la reconnaissance vocale, et pour pouvoir commander l’ordinateur en environnement bruyant ou en toute discrétion la caméra de l’ordinateur permettra la lecture labiale..

La souris : ce bel outil de pointage sera d’abord complété par une reconnaissance par l’ordinateur de nos mouvements de main qui permettront de manipuler les objets de l’écran ou ses ‘fenêtres’, un peu comme on le fait aujourd’hui avec le doigt sur un écran tactile, sauf qu’en 2030 nos mains n’auront plus d’écran à toucher mais simplement à se mouvoir dans l’espace.
Le guidage de la souris sera simplement remplacé par l’œil, une caméra identifiera l’endroit exact pointé par notre regard.
La technologie Touch sera donc remplacée par la technologie Follow Me (« Suis-moi ») qui suivra le mouvements des mains et de l’œil.

L’écran : l’écran est trop encombrant pour perdurer ainsi, surtout en ce qui concerne les ordinateurs portables. L’écran sera remplacé de plusieurs manières : pour la version fixe par exemple dans un bureau, un grand écran mural très fin composé d’une simple plaque d’un genre de plexiglass à poser au mur, une pièce de bureau pouvant en comporter plusieurs ; pour la version portable normale un petit rétroprojecteur pourra créer une image d’écran sur n’importe quelle surface plane afin de pouvoir utiliser l’ordinateur n’importe où sans avoir à transporter un écran ; pour la version portable discrète, un envoi des données sur des verres de lunettes afin de reconstituer une image d’écran devant les yeux (de manière discrète).

Ainsi l’ordinateur de 2030 aura la taille d’une à deux boites d’allumettes, suffisant pour se connecter au Cloud, contenir une caméra pour comprendre nos instructions, avec un projecteur ou lien d’activation à l’écran le plus proche ou lunettes afin de visualiser l’information.

Et donc en 2030 les claviers, souris, écrans et boîtiers d’ordinateurs seront considérés comme autant d’objets encombrants, consommateurs d’énergie et inutiles car il « suffit » de faire simple et naturel.

Le système de lunettes, décliné aussi en lentilles de contact, associé au Follow Me sera la base d’un fort développement des mondes virtuels comme Second Life, et World Of Warcraft pour les jeux.
En effet, les systèmes en 2030 seront ouverts, partagés, et ultra-collaboratifs.
Le WorldWideWeb d’aujourd’hui migrera en WorldWideWorld.

D’un point de vue professionnel, les ex Directeurs des Systèmes d’Information devenus des Directeurs de l’Information et de l’Innovation (CIIO) joueront un rôle de plus en plus majeur dans la performance globale de l’entreprise à travers la mise en place de systèmes collaboratifs et de workflow et de Business Intelligence, et dans la différenciation de l’entreprise par rapport à ses concurrents à travers une innovation technologique permanente.

Enfin, avec le démarrage significatif de l’intelligence artificielle robotique un peu avant 2020, les interfaces hommes-machines en 2030 seront intelligentes, sans égaler loin s’en faut l’intelligence de l’homme, mais comprenant déjà une bonne reconnaissance du langage naturel, capables de raisonner dans des sous-ensembles bien définis, et donc de converser un peu avec nous afin de nous aider dans notre rapport avec « l’information ».

Jusqu’au jour où l’homme se demandera s’il a vraiment besoin d’autant d’information pour être heureux, et à travers des mondes plus virtuels que réels ?

Jusqu’au jour où l’homme sera capable de créer des mondes réels (où le biologique et l’informatique se mêleront) mondes créés comme il les souhaite, et de s’incarner dans les créatures qui le peupleront, afin de vivre d’autres vies…mais n’est-ce pas ce que nous faisons déjà ?

Participez vous aussi au débat, envoyez vos contributions sur l'idée que vous vous faites de l'informatique dans 20 ans par email à philippe.nieuwbourg@museeinformatique.fr
par Philippe NIEUWBOURG Mardi 15 Décembre 2009
Snow Leopard efficace, publié chez Eyrolles
Snow Leopard efficace, publié chez Eyrolles
Et oui, j'en suis fier, et reconnaissant à Guillaume Gete, auteur de cet ouvrage, de m'avoir proposé d'en rédiger la préface, comme directeur du musée de l'informatique. Cela fait donc une bonne raison supplémentaire pour dépenser vos étrennes sur les sites de vente en ligne qui vous permettent de le pré-commander. Et comme il se doit, il devrait alors vous être livré juste après les fêtes, le 5 janvier, pour commencer l'année avec entre les mains de précieuses informations.

"Longtemps considéré comme le bastion de la création numérique, le monde Mac séduit de plus en plus d'utilisateurs issus du monde PC - tout en préservant ses utilisateurs historiques - grâce à la prise en charge des processeurs Intel pour des ordinateurs dont l'excellent design est depuis toujours la marque de fabrique d'Apple, ainsi qu'au succès considérable de l'iPhone.
Au-delà du constant souci du confort de l’utilisateur, de l’intuitivité de l’interface et des nombreux effets graphiques qui accompagnent chaque nouvelle version, Mac OS X est un système d’exploitation Unix puissant mais parfois complexe à maîtriser. Mac OS X 10.6 alias Snow Leopard consacre le passage à l’architecture Intel, et donne toute sa mesure à présent que les utilisateurs ont l’habitude d’être connectés en permanence à Internet.
Dans le style enlevé, didactique et souvent humoristique qu'on connaît à cet auteur, l’ouvrage offre aux lecteurs un magistral cours de technique qui dépasse de loin la présentation de la belle interface graphique : personnalisation du système, utilisation efficace du Dock et d'Exposé, applications connectées (iDisk et MobileMe en 3G et Wi-Fi), partage en réseau, interconnexion avec un serveur Microsoft Exchange mais aussi sécurisation et sauvegarde des données, gestion de comptes, dépannage d'application, gestion des polices, etc.
A propos de l'auteur : Passionné de Mac depuis quinze ans, Guillaume Gete est consultant indépendant, spécialiste de l’univers Apple et de son intégration en entreprise. Formateur, il anime depuis 1999 le site www.gete.net sur lequel il a écrit des centaines d’articles techniques. Il publie régulièrement astuces et points de vue sur le monde du Mac sur son blog www.gete.net/blog.
Publics Cibles - Mac Users souhaitant s'approprier Snow Leopard, utilisateurs de PC souhaitant switcher sur Mac, Etudiants
Niveau - Intermédiaire / Avancé
Nombre de pages - 484
Prix - 32€
ISBN : 978-2-212-12586-3"

Communiqué de l'EPGD Mardi 15 Décembre 2009
Photo Léa Crespi
Photo Léa Crespi
L'Espace Moretti de La Défense, accueille du 11 décembre au 29 janvier, les photographies de Léa Crespi : une série de portraits pour découvrir le quartier de La Défense au travers de ceux qui y vivent, y travaillent ou l'animent...

Depuis 2002, Léa Crespi réalise des portraits des défensiens pour les journaux de l'EPAD puis de l'EPGD. Grands acteurs du site, salariés ou habitants anonymes, ils se sont prêtés au regard de son objectif, à la fois révélateur et amical.

L'EPGD a demandé à Léa de faire une sélection, forcément arbitraire, de ses années Défense en vue d'une exposition à l'Espace Raymond Moretti, histoire de rappeler que La Défense c'est avant tout des dizaines de milliers d'hommes et de femmes... Léa Crespi a réussit à saisir et à restituer la diversité de La Défense, un quartier aux visages multiples et parfois inattendus aussi bien au niveau de ses décors que de ses personnages. Dans son exposition, se croisent des danseurs de salsa, une cordiste en bâtiment, un écrivain, un coursier, le directeur du musée de l'informatique ou même le directeur des Quatre Temps avec en toile de fond le parvis de La Défense, ses places, la Grande Arche...

Au détour des cimaises, quelques personnages plus médiatiques viendront croiser les défensiens.

Diplômée en photographie de l'école des arts appliqués de Vevey en Suisse, Léa Crespi mène de front une carrière de photographie professionnelle et de recherche personnelle.

Les lecteurs de Télérama, Libération, Le Monde 2 et de nombreux autres titres connaissent bien ses portraits dans lesquels sa touche personnelle sait déceler la réalité souvent cachée de ceux, célèbres ou inconnus, qui posent devant son objectif.

Son travail personnel l'entraine sur des chemins plus inattendus, ceux des corps et des lieux étranges, pareillement dépouillés, choc violent de peau et de béton.

Informations pratiques
PORTRAITS LA DEFENSE 2002-2009 LEA CRESPI
L'Espace Moretti est ouvert du lundi au vendredi de 12h à 18h (sauf les jours fériés)
Entrée libre
2 esplanade du général de Gaulle – La Défense 1
M° Esplanade de la Défense
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