par Philippe NIEUWBOURG Dimanche 1 Août 2010
Après une première exposition en 2009 qui a réuni plus de 500 visiteurs en une petite semaine d'ouverture, le musée de la micro-informatique de Québec va voir le jour.
En grande partie grâce à l'implication et au travail d'un professeur, bénévole pour le Pavillon d'Education Communautaire Hochelaga-Maisonneuve, à qui appartient la collection et qui héberge le musée. Ce bénévole, c'est Marc-André Léger.
Découvrez le dans cette petite vidéo où il nous explique comment le iMusée s'est développé. Il nous dévoile également les grandes lignes de l'exposition qui ouvrira en septembre 2010, quatre salles, et une large place laissée aux jeux vidéos. Un dispositif multimédia permettra également aux fans du retro-gaming de jouer aux anciens jeux vidéos.
Le musée de l'informatique français est fier et heureux d'être le partenaire du iMusée de Montréal, et nous serons bien entendu avec eux en septembre pour vous faire partager les premiers instants de l'ouverture au public de ce musée.
par Philippe NIEUWBOURG Jeudi 29 Juillet 2010
La fermeture au public du Toit de la Grande Arche, temporaire ou définitive est une aberration, qui entraine la fermeture du musée de l'informatique et du musée du jeu vidéo, ainsi que celle du belvédère, du restaurant, de la boutique... et tout cela en pleine saison touristique, mettant par ailleurs au chômage une quarantaine de personnes...

Comme le fait remarquer très justement un internaute qui a signé la pétition en ligne : "Si les escalators de la pyramide du Louvre tombaient en panne, est-ce que la réparation durerait 4 mois et est-ce que l'on fermerait le Louvre alors qu'il y a d'autres accès ?"... Non, certainement, mais la Grande Arche, oui...

Alors si vous partez en vacances, ou si vous en revenez, pensez à signer la pétition en ligne accessible sur : http://www.mesopinions.com/detail-signature.php?ID_PETITION=ccc4b249433ef0d325d50215e95d5aa8

A l'heure ou j'écris ce message, vous êtes déjà 1630 à avoir apporté votre soutien au musée de l'informatique et au musée du jeu vidéo. Mais nous avons encore besoin de vous.

Début septembre en effet, à moins qu'une solution n'ait été trouvée par les services de Mr Borloo, nous lancerons une grande action de communication dans la presse, afin de faire savoir le sort réservé en France aux initiatives privées liées à la culture scientifique et technique. Des personnalités du monde économique, scientifique et médiatique nous ont apporté leur soutien officiel; nous les rendrons publics début septembre.

D'ici là, nous avons besoin de votre soutien, qui s'exprime par votre signature !
Merci encore de votre fidélité.
par Philippe NIEUWBOURG Mardi 29 Juin 2010

Pour sa deuxième édition, la conférence organisée par le Forum Atena sur le futur d’Internet n’a pu se dérouler au musée de l’informatique pour les raisons que vous connaissez... C’est donc chez Safran, qui avait généreusement mis à disposition un auditorium, que Gérard Peliks, le grand coordinateur de ce forum, a réuni ses troupes.


John DAY, un des architectes du réseau Arpanet
John DAY, un des architectes du réseau Arpanet
Autour de la table des conférenciers, Louis Pouzin et John Day ont en particulier dressé le portrait de ce que pourrait être un Internet du futur. Un portrait technique, axé sur le socle du réseau et son évolution.
Les questions posées par le Forum Atena sont en effet :
Les applications internet reposent-t-elles aujourd'hui sur des services TCP/IP suffisants ?
La qualité de service est-elle prévue dans le socle de l'Internet du futur ?
Comment mieux fluidifier le trafic avec des routes plus directes ?
La congestion des routeurs est-elle inéluctable ?
Que fait l'Europe, que devrions-nous faire ?
Vers la fin du modèle en couches ?
L'IPv6, pouquoi, pour quand ?
Le net sera t'il neutre ?
L'après IP ?
RINA ?
Près de 200 personnes étaient présentes et nous avons pu profiter de cet auditoire pour recueillir de nouvelles signatures pour la réouverture du musée de l’informatique.

Le musée de l’informatique avait en effet accueilli au Toit de la Grande Arche, le 21 janvier dernier, la première édition de cette manifestation avec la participation de Nathalie Kosciusko-Morizet. Mais la fermeture au public du Toit de la Grande Arche ne nous a pas permis d’accueillir cette deuxième conférence. Membre du Forum Atena, le musée de l’informatique restera attaché aux travaux de cette association et espère accueillir de nouveaux les prochaines éditions.
Un diner a réuni autour de Louis Pouzin et John Day, une quinzaine de participants pour clôturer cette journée.
A l'occasion d'une grande conférence de presse qui s'est tenue au Plaza Athénée le 22 juin, Toshiba a présenté à la presse de nouveaux produits qui, rassurez-vous, n'ont pas encore rejoint le musée de l'informatique.
Mais cette conférence de presse a également été l'occasion pour Eric CARIOU, patron de Toshiba France, de fêter 25 ans de présence de Toshiba dans l'informatique mobile. Un anniversaire auquel le musée de l'informatique s'est associé, en prêtant pour l'occasion à Toshiba deux de ses premières machines portables le Toshiba T1000 et le T1100 plus.
Un clin d'oeil qui montre bien comment l'informatique de demain n'est que le prolongement de l'informatique d'hier.

Pour en savoir plus sur les annonces récentes de Toshiba, lisez l'article de Pierre Mangin sur Silicon.fr : http://www.silicon.fr/fr/news/2010/06/24/toshiba_france_veut_redevenir_n_2_du_portable__pro_
par Philippe NIEUWBOURG Dimanche 27 Juin 2010

Alors que le musée du jeu vidéo est fermé pour au moins quatre mois pour cause de panne des ascenseurs de la Grande Arche et de mic-mac administratif et politique, précipitez-vous à l'exposition MuseoGames organisée par le Musée des Arts et Métiers jusqu'au 7 novembre 2010.


Une exposition à ne pas manquer cet été, MuseoGames
Plus qu'une véritable exposition sur l'histoire du jeu vidéo, MuseoGames est une exposition dédiée à la découverte par les visiteurs des principaux jeux. Le choix n'a pas été fait d'un musée historique expliquant l'histoire des machines, des techniques, des créateurs, mais plutôt un vaste espace de jeu pour découvrir, manette en main, les principaux jeux.

Extraits du communiqué de presse d'annonce de l'exposition :

Dans un espace de 600 m2 venez découvrir l’extraordinaire aventure du jeu vidéo, écouter les témoignages exclusifs de ceux qui ont fait et continuent d’écrire et d’inventer cette histoire... L’exposition vous offre l’occasion de (re)jouer sur des consoles et bornes d’arcades originales, mythiques en compagnie de héros des jeux vidéo !

MuseoGames signe pour la première fois en France l’entrée du jeu vidéo dans un musée national
En 1972, Nolan Bushnell présente Pong. Près de quarante ans plus tard, ce divertissement est devenu un objet culturel à part entière. Le Musée des arts et métiers, musée d’histoire des techniques, s’interroge avec MuseoGames, sur la place du jeu vidéo dans notre société. Les consoles, les jeux, les accessoires acquièrent un statut patrimonial. Ils deviennent dès lors des objets à conserver et à étudier.

A travers une frise chronologique interactive ou un film sur les jeux vidéo « made in France », l’exposition vous propose un nouveau regard sur les jeux vidéo.

Des témoignages exclusifs en un seul lieu : MuseoGames
Installez-vous confortablement dans les quatre « salons d’écoute » de MuseoGames et laissez-vous conter l’histoire des jeux vidéo, par les principaux acteurs de cette aventure humaine et technique.
Retrouvez ainsi les concepteurs de jeux mondialement connus comme Peter Molyneux à l’origine de « Fable » ou « Black and White » et qui participe aujourd’hui au projet Natal de Microsoft ; Philippe Ulrich à l’origine de « Dune » ou de « L’Arche du Capitaine Blood », ou encore David Cage, fondateur du studio Quantic Dreams et à l’origine du succès mondial « Heavy Rain » un jeu vidéo basé sur l’implication émotionnelle du joueur.

Bien d’autres grands témoins de cette histoire, artistes, collectionneurs, chercheurs, journalistes... vous livrent leur vision du jeu vidéo, et l’étendue de son influence dans notre société.

MuseoGames – Une histoire à rejouer !
Au cœur de MuseoGames, l’espace « Play » propose une sélection emblématique de consoles et de jeux, jouables par tous, une présentation de machines illustrant les avancées technologiques et les évolutions graphiques de chaque génération de jeu vidéo. Les jeux, projetés sur plus de vingt écrans géants, vous offrent une expérience sensorielle complète.
Bref, un espace ludique pour retrouver :
- Des consoles et des jeux mythiques : Pong sur Atari, Pac Man ou Missile Command sur Atari 2600. - Des personnages cultes : Mario, Alex Kidd, Sonic, Rayman.- Des jeux multi joueurs comme Metal Slug sur Neo Geo, Tekken sur Playstation... - Enfin d’authentiques bornes d’arcades, Space Invaders, Street Fighter II, Time Traveller, Outrun...

Trois regards croisés MuseoGames est le résultat du regard de trois commissaires : Stéphane Natkin (professeur au Cnam, directeur de l’Enjmin), Pierre Giner (artiste, enseignant à l’Ecole Duperré) et Loïc Petitgirard (maître de conférences au Cnam, historien des techniques). Le spécialiste de la conception des jeux rencontre l’artiste et l’historien pour concevoir la première exposition ludique et scientifique sur le sujet.
par Philippe NIEUWBOURG Dimanche 27 Juin 2010
L'expo sur les 25 ans du Mac rejoint Lille dès cet été
Grande nouvelle pour l'exposition rétrospective "le Mac, 25 ans déjà !" conçue par le musée de l'informatique : l'exposition après un passage en Corrèze, rejoint la capitale des Flandres. C'est en effet à Lille, au coeur de la FNAC, juste à côté de la Grand'Place que vous pourrez admirer les principales machines qui ont fait l'histoire du Macintosh et donc l'histoire d'Apple.
A partir de la mi-août et jusqu'à fin septembre, l'exposition occupera deux espaces du magasin FNAC situé rue Saint-Nicolas : un espace "star", juste à l'accueil principal, présentera les machines les plus emblématiques. Il sera situé juste devant l'Apple Shop, mais n'allez pas imaginer que nous recevrons un quelconque pourcentage sur les ventes réalisées à cette occasion ;-)
Et un second espace, le Forum Multimédia, sera totalement reconfiguré pour l'occasion afin de présenter l'ensemble des machines extraites de la collection, les accessoires, les affiches publicitaires originales... tout ce que vous avez pu ou pas, admirer à Paris puis à Limoges, seront offerts aux yeux des ch'tis.

Une conférence de presse sera organisée début septembre, et une soirée réservée aux adhérents sera l'occasion de nombreuses autres surprises !

Merci à la FNAC Lille de nous accueillir pour cette exposition et de nous permettre de partager encore plus largement notre passion de la transmission du patrimoine informatique.
par Philippe NIEUWBOURG Vendredi 25 Juin 2010

Depuis le 24 avril, le musée de l'informatique et le musée du jeu vidéo sont fermés. En effet, suite à un incident technique grave, les quatre ascenseurs panoramiques qui desservent le Toit de la Grande Arche ont été arrêtés, l'Etat appliquant à juste titre le principe de précaution.


Mais les affres de la bureaucratie française n'ont pas permis de trouver une solution organisationnelle et technique alors que quatre autres ascenseurs intérieurs desservent le Toit de la Grande Arche en passant par ses parois.
Initialement annoncée pour une durée de quatre mois, la réparation des ascenseurs semble n'être qu'un prétexte pour remettre en question l'exploitation touristique du Toit de la Grande Arche. Et ce monument phare du département des Hauts de Seine, qui attire plus de 250 000 visiteurs par an, pourrait bien ne jamais réouvrir au public.
Quoiqu'il en soit le musée de l'informatique et le musée du jeu vidéo sortiront de cette passe difficile, mais pour nous soutenir dans notre démarche nous avons besoin de votre appui.
Signez la pétition "pour la réouverture du musée de l'informatique" !

Vous êtes un élu, un chef d'entreprise, et vous souhaitez accueillir le musée de l'informatique de manière temporaire ou permanente dans votre ville, contactez-nous.
Vous représentez une entreprise, une école, un organisme professionnel ou culturel, et vous souhaitez soutenir notre démarche, contactez-nous.

petition

Pour plus de renseignements, vous pouvez me joindre directement par email à philippe.nieuwbourg@museeinformatique.fr
L'exposition rétrospective sur les 25 ans du Mac débute son tour de France
C’est à Limoges que les dynamiques organisateurs du WIF (Webdesign International Festival) ont choisi d’accueillir le premier déplacement à l’extérieur de l’exposition conçue par le musée de l’informatique afin de célébrer les 25 ans du Mac... 26 maintenant me rappellerons les puristes.
Et c’est dans un temple de la consommation que histoire et nouveau produit se marient pour quelques semaines. C’est en effet dans le hall d’accueil de l’espace culturel du Centre Leclerc de Limoges que cette exposition est présentée jusqu’au 9 juin. Le lancement de l’iPad se fera donc un peu aussi à Limoges. Autour de la scénographie originale, adaptée au lieu bien entendu, vous retrouverez les cinquante machines qui ont marqué l’histoire du Macintosh, parmi lesquelles le Lisa, le Macintosh 512, le Mac Classic, l’iMac... mais aussi les curiosités comme le « Spartacus », la « Pippin », le « Newton »... Tout cela est à découvrir dans cette exposition gratuite.
Après Limoges, c’est Tulle qui accueillera du 1er au 30 juillet, cette exposition au sein de sa médiathèque intercommunale.
Une exposition qui répond aux attentes de tous : se rappeler l’histoire d’une marque mythique qui en 1984 a révolutionné la micro-informatique personnelle, sans encore penser fabriquer de téléphones portables.
Et il parait, mais chut... c’est encore un secret... qu’une autre ville, plus au nord, accueillerait cette exposition à la rentrée de septembre... A suivre...

D’ici là, retrouvez ce qu’en dit la presse locale :
http://www.lepopulaire.fr/editions_locales/limoges/retour_sur_la_saga_macintosh@CARGNjFdJSsGFRMBBB4-.html
http://www.macdan.org/spip.php?article2546
Communiqué du Comité Départemental du Tourisme des Hauts de Lundi 10 Mai 2010

Le Comité Départemental du Tourisme des Hauts-de-Seine exprime son inquiétude devant la fermeture forcée du « Toit de l’Arche » de La Défense.


« IL FAUT SAUVER LE TOIT DE L’ARCHE » DEMANDE LE COMITE DEPARTEMENTAL DU TOURISME
Avec plus de 200 000 visiteurs par an, ce site est le plus visité de la petite couronne parisienne. Il a était l’un des éléments moteurs pour le classement en zone touristique de La Défense.

Avec le Musée de l’Informatique, puis récemment le Musée Du Jeu Vidéo, le Toit de l’Arche est un site déterminant de l’attractivité touristique de La Défense.

Touché de plein fouet à l’ouverture de la saison touristique par la fermeture due à un dysfonctionnement des ascenseurs panoramiques permettant l’accès, il laisse cinquante salariés en chômage technique.

La crainte est qu’un éventuel contentieux entre l’Etat propriétaire des lieux et la société concessionnaire des travaux récemment effectués sur les ascenseurs n’ait d’autre conséquence que la cessation d’activités de la société gestionnaire du « Toit de l’Arche ».

Le CDT 92 appelle l’attention des établissements publics chargés de l’administration du site de La Défense du préjudice très important de cette fermeture en pleine saison touristique.

Il demande à l’Etat propriétaire de tout mettre en œuvre pour que le problème soit réglé dans les meilleurs délais ou que des accès intérieurs soient autorisés pour la continuité des visites. Il y va de la survie du site le plus important des Hauts-de-Seine et de la situation de 50 salariés en plein désarroi.
par Philippe NIEUWBOURG Lundi 3 Mai 2010

Je voudrais commencer ce long billet par des remerciements, adressés à tous ceux qui depuis une dizaine de jours, nous ont fait parvenir leurs messages d’encouragements et de soutien. La période est difficile, je le reconnais volontiers, mais les messages reçus nous aident à voir le côté positif de cet épisode et à rebondir pour que le musée de l’informatique 2.0 mérite encore plus votre attention.


Le musée de l’informatique entre parenthèses
Un long billet en effet, car vos questions sont nombreuses. J’ai préféré garder le silence sur ce blog pendant une dizaine de jours, afin de ne pas plonger trop rapidement dans la polémique et de ne pas me laisser aller à des commentaires « à chaud » que l’on regrette parfois aussitôt prononcés. Et pour tenter de partager avec vous informations et décisions, je vous propose un jeu de questions/réponses. Les questions retenues étant celles que vous me posez le plus depuis dix jours que ce soit par email ou par téléphone.

Et comme toujours, le débat est la règle, tout comme la liberté d’expression dans le respect de l’autre. La zone de commentaires vous est bien sur ouverte pour apporter vos remarques publiques ou poser une question que j’aurais omise.

Oui, le musée de l’informatique, le musée du jeu vidéo, le belvédère sur l’axe historique de Paris, le restaurant Ô110 et la boutique souvenirs, sont fermés au public depuis le samedi 24 avril, et pour une durée indéterminée. La raison en est simple, une fermeture des ascenseurs panoramiques, principal moyen d’accès au Toit de la Grande Arche, décidée par le propriétaire de la Grande Arche, le ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, actuellement sous la responsabilité de Jean-Louis Borloo.

Que s’est-il passé exactement ?
Le dimanche de Pâques, une pièce de métal et une roulette sont tombées d’une hauteur d’environ 70 mètres. Cet ensemble s’est détaché d’un des systèmes d’ascenseurs, et dans sa chute aurait effiloché un des câbles d’une cabine. Heureusement et c’est bien sur le principal, personne n’a été blessé par la chute de cet objet sur la dalle, qui aurait pu tuer quelqu’un s’il l’avait reçu sur la tête. Par sécurité, les ascenseurs panoramiques ont été immédiatement arrêtés et nous approuvons évidemment cette mesure de sécurité. Je n’aurais moi-même pas souhaité que nous fassions prendre le moindre risque à nos visiteurs ou aux simples promeneurs.

N’existe-t-il pas d’autres moyens de monter au sommet de la Grande Arche ?
Si, bien sur ! Ne serait-ce que pour des raisons de sécurité. Car une fois en haut, il faut pouvoir en redescendre. Et lorsque nous accueillons des soirées avec 800 personnes, il serait illusoire de s’appuyer sur les seuls ascenseurs panoramiques pour évacuer tout le monde en cas de besoin. Il y a donc dans chacune des deux parois, deux ascenseurs qui desservent le Toit de la Grande Arche. Beaucoup plus rapides que les ascenseurs panoramiques, ils peuvent contenir chacun douze personnes. Deux ascenseurs sont situés dans la paroi Sud, à gauche quand vous avez l’Arc de Triomphe dans le dos, deux autres dans la paroi Nord. Bien évidemment des escaliers permettent également de descendre du Toit de la Grande Arche dans les parois Nord et Sud. Mais je vous avoue ne jamais les avoir utilisés, nous sommes tout de même au 35e étage !

Pourquoi n’est-il alors pas possible d’utiliser les ascenseurs des parois pour monter au sommet ?
C’est la principale question, celle qui fait débat. En l’abordant ici de manière publique, avec le franc parler qui me caractérise, je ne peux que me faire des ennemis, surtout parmi ceux qui ont l’habitude d’avancer masqués, couverts par la fonction ou l’anonymat de la chose publique.

Il faut tout d’abord bien comprendre la position du musée de l’informatique, identique en tous points à celle du musée du jeu vidéo mais également du restaurant. Nous ne sommes que « locataires » d’un espace. Le bâtiment comme je l’indiquais plus haut, est propriété de l’Etat. Je conseille à ceux qui souhaitent en savoir plus sur le monument de consulter la fiche Wikipedia sur le sujet : http://fr.wikipedia.org/wiki/Arche_de_la_D%C3%A9fense

Le Toit de la Grande Arche est exploité par une société privée, « Le Toit de la Grande Arche », société anonyme créée en 2004 pour reprendre la société précédente à la barre du tribunal de commerce. La société « Le Toit de la Grande Arche » a déclaré en 2008 un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros, composé des billets d’entrée, des visites de groupes et de la location des espaces. Le musée de l’informatique est hébergé par la société du Toit de la Grande Arche. Nous ne sommes donc ni décisionnaires, ni même consultés dans les négociations en cours. Ce qui me permet une certaine liberté de parole, mais sous-entend également que je ne dispose pas forcément de l’ensemble des éléments.

La question est donc : pourquoi ne pas utiliser les ascenseurs des parois intérieures ?
Voici ce qui m’a été rapporté par les uns et les autres.

En ce qui concerne la paroi Sud, celle occupée en totalité par des services du ministère, la réponse est imparable : Vigipirate. En effet, même si je n’en suis pas certain et que la communication officielle est discrète sur le sujet, nous serions actuellement en état d’alerte Vigipirate Rouge (le niveau juste avant le niveau Ecarlate signe de danger immédiat). Nous serions donc en Vigipirate Rouge… depuis juillet 2005 et les attentats de Londres. La tentative d’attentat déjouée ce week-end à New-York montre que la menace terroriste est loin d’être écartée. Ce niveau rouge sous-entend : « le risque d'une action terroriste est avérée. On prend les mesures nécessaires pour se protéger et riposter. Il faut accepter l'impact de ces mesures sur l'activité économique et sociale normale ». Loin de moi l’idée de critiquer ces mesures, j’y adhère totalement et respecte ceux qui les mettent en place et les appliquent… quand ils les appliquent. En effet, il suffit de regarder avec quelle désinvolture liée à l’habitude, le vigile de service jette un œil dans votre sac sans même soulever le moindre objet pour ne pas être véritablement rassuré par ce niveau d’alerte. Mais que voulez-vous, qui prendrait le risque de laisser des touristes ou des professionnels utiliser l’ascenseur d’un ministère ? Imaginez que Monsieur le Ministre en visite en l’annexe de son ministère, ne croise un touriste japonais !

En ce qui concerne la paroi Nord, la situation est ubuesque. Elle serait drôle si elle n’avait pas des conséquences dramatiques pour les salariés du Toit de la Grande Arche, mais j’y reviendrai plus bas. La paroi Nord est gérée par une co-propriété, dans laquelle le ministère susnommé joue un rôle important. Les deux ascenseurs qui desservent le Toit sont ceux qui desservent également quelques étages, du 25e au 35e si ma mémoire est bonne. Les occupants de ces étages ont accès à quatre ascenseurs, dont deux peuvent également être utilisés pour monter sur le Toit, au 35e étage.

Plusieurs solutions techniques existent :
- Partager les deux ascenseurs entre les occupants des niveaux 25 à 34 et les visiteurs du Toit de la Grande Arche. Cela créé bien sur un temps d’attente un peu plus important pour les occupants des étages qui veulent monter ou descendre.
- Réserver (au moyen d’une clef ad-hoc) l’usage des deux ascenseurs qui desservent le Toit pour les visiteurs. Et les deux autres ascenseurs aux occupants des étages.
Dans les deux cas, ces messieurs et dames risquent de devoir patienter quelques secondes supplémentaires avant d’avoir leur ascenseur pour quitter leurs bureaux à 16h49, aller déjeuner à 11h59 ou fumer leurs cigarettes à 9h59, 10h59, 13h59, 14h59, 15h59… Et c’est ce qui conduit les occupants de la paroi Nord, par la voix de sa copropriété à ne pas nous permettre cet usage. De manière temporaire et avec le soutien du responsable de la sécurité de la paroi Nord, que je remercie pour son action, et qui a parfaitement compris l’impact de la fermeture sur notre activité, nous avions pu les utiliser pendant deux semaines. Cette autorisation a été retirée vendredi 24 avril au soir, entrainant la fermeture totale au public.

Qu’il s’agisse de la paroi Nord ou de la paroi Sud, nous assistons ici à un cas d’école du phénomène du parapluie. Bien connu dans de nombreux métiers, il consiste à ne pas prendre le moindre risque par rapport à son emploi, sa réputation, etc. Qui reprochera à un fonctionnaire quelconque d’avoir empêché des milliers de touristes de visiter le musée de l’informatique ? Personne bien sur ! En revanche, si le moindre incident survenait (chewing-gum collé dans l’ascenseur, cris de joie poussés par un touriste…) les sous-sous-chefs, sous-chefs, chefs, et sur-chefs dudit intéressé s’empresseraient de bloquer son ascenseur social, bien plus important aux yeux de l’intéressé que les emplois des 50 personnes concernées par le chômage technique.

Ce qui me désespère en fin de compte dans cette histoire, c’est le manque de solidarité total entre les occupants d’un même immeuble. Imaginez un instant que votre voisin tape à votre porte en vous demandant de bien vouloir le laisser passer par votre balcon pour éteindre le feu dans son appartement… et que vous lui répondiez par la négative. C’est ce qui se passe actuellement à la Grande Arche.

Quand on parle de 50 personnes en chômage technique, de qui s’agit-il ?
Comme je l’indiquais plus haut, le Toit de la Grande Arche regroupe plusieurs métiers, ceux liés à l’accueil des touristes, leur sécurité, leur restauration, à l’accueil des groupes… et ceux liés à l’événementiel, location de salles, soirées, etc.
Des commerciaux qui louent les espaces, des régisseurs qui s’occupent de la technique de l’ensemble du site, de la boutique, un tout petit peu d’administratif, et des sous-traitants : les gardiens qui se relaient 7j/7 pendant 10 heures par jour, des liftiers, une société de maintenance technique, le personnel du restaurant… tous ces personnels sont maintenant en chômage technique. Et je peux vous assurer qu’étant donné leurs salaires de base, les prochaines fins de mois ne seront pas roses pour tout le monde.

Le musée de l’informatique en lui-même n’est pas concerné sur ce point, car nous n’avons aucun salarié permanent. L’ensemble du travail est réalisé par des bénévoles, et nous nous appuyions sur les ressources de la Grande Arche pour le quotidien.

Quel délai est nécessaire pour la réparation des ascenseurs ?
Il faut tout d’abord savoir que les ascenseurs panoramiques de la Grande Arche sont un exemplaire unique, un prototype jamais réalisé à un autre endroit. Leur maintenance est donc couteuse et complexe. Je vous donne deux exemples. Les câbles tout d’abord, doivent être fabriqués sur mesure, et le seul autre ascenseur à utiliser les mêmes câbles est celui… de la Tour Eiffel. Autre exemple, une porte vitrée d’un des ascenseurs a été brisée il y a plusieurs années. Le coût de son remplacement est faramineux, tout simplement parce que Saint-Gobain a détruit ou perdu les moules et qu’il faut refabriquer un moule juste pour une vitre. N’oubliez pas que nous sommes dans un monument voulu par le Président François Mitterand pour marquer son septennat. Et que de l’Opéra Bastille à la Grande Arche, une petite recherche Google sur les problèmes de construction de ces monuments vous montrera que l’héritage est pour le moins lourd à porter. Pour ceux qui veulent en savoir plus sur les ascenseurs de la Grande Arche, je vous conseille ce document : http://www.euro-inox.org/pdf/case/paris/GrArche_FR.pdf

Mais pour en revenir à nos ascenseurs, le Ministère a demandé un audit. Fort justifié car il a déjà dépensé plusieurs centaines de milliers d’euros ces dernières années, et qu’il souhaite savoir où il va avant d’engager de nouvelles dépenses. Mais un audit, plus les pièces à fabriquer, plus la réparation… cela nous donne quatre mois d’arrêt, à partir du moment où le ministère a signé le devis… autant dire que l’on peut ajouter quelques mois à la note globale, personne n’étant vraiment pressé dans l’histoire.

Voici donc les raisons pour lesquelles une fermeture de quatre mois est annoncée. Mais elle pourrait être plus importante encore, à moins qu’une intervention politique (je ne peux pas vous en dire plus à l’heure où j’écris ce billet) ne vienne apporter le soupçon de prise de décision qui nous manque.

Quels sont les impacts économiques ?
Sur le musée de l’informatique, ils sont très faibles. Nous sommes ouverts depuis deux ans, nous avons beaucoup communiqué, nous avons des opérations extérieures déjà prévues… nous perdons notre vitrine, mais les fondations sont solides (celles de notre action en tous cas). Je suis plus inquiet pour notre cousin le musée du jeu vidéo, qui s’est retrouvé contraint à la fermeture douze jours après une soirée d’inauguration mémorable et une campagne de communication qui aurait fait venir des milliers de personnes pendant l’été.
En ce qui concerne le Toit de la Grande Arche, une fermeture estivale pourrait être catastrophique. En effet, ce sont pendant les mois de mai à septembre que se réalisent les plus gros chiffres de visite. Des chiffres importants qui permettent de passer l’hiver, lorsque les charges sont identiques, mais les visiteurs plus espacés.
Alors oui, il faut oser le dire, cette histoire peut amener à la perte définitive de leur emploi pour une cinquantaine de salariés.
Et je ne parle pas des impacts en terme d’image. En effet, des milliers de personnes vont pendant les prochains mois, venir à la Grande Arche en espérant la visiter, parfois de pays très lointains. Arrivés au pied, ils devront se contenter d’une affichette leur annonçant la fermeture du monument. Ils ne manqueront pas de le signaler dans leur pays à leur retour.

Que va devenir le musée de l’informatique ?
C’est finalement la vraie question importante, celle qui motive votre lecture depuis le début de ce billet. Et c’est sans doute celle qui me donnera l’occasion de redevenir positif après 2250 mots teintés de regrets, de colère et de sentiment de gâchis.

Car en effet, le musée de l’informatique se relèvera, et je devrais même dire, a déjà entamé sa transformation. Ouvert depuis deux ans, le musée de l’informatique est devenu la référence. Aucun autre lieu en France ne propose une aussi importante collection, ouverte au public, et présentée de manière didactique. Nous l’avons toujours expliqué, le musée de l’informatique tel que nous l’avons conçu n’est pas un repère de spécialistes, de chercheurs ou de geeks qui retournent chaque machine pour voir si son numéro de série est parmi les premiers d’un cycle de production. Non ! Le musée de l’informatique a été conçu pour le grand public. Notre objectif est d’informer les millions de francophones qui utilisent aujourd’hui un ordinateur, sans avoir vraiment idée de la genèse de cette machine. Par ce positionnement, le musée de l’informatique est unique en France.

Il est composé de :
- la vitrine de ses expositions, la collection permanente, présentée au Toit de la Grande Arche,
- la collection non exposée, composée de plusieurs milliers de machines, conservées et stockées, mais non visitable actuellement,
- les expositions temporaires, deux à ce jour : « les 25 ans du Mac », « Internet de la guerre froide à nos jours », qui sont déjà présentées et programmées dans plusieurs lieux en France,
- le centre de documentation Robert Ligonnière, accessible au travers du site web www.bookeo.fr qui présente une collection de plusieurs milliers d’ouvrages et documents pour permettre aux chercheurs de se plonger dans l’histoire de l’informatique

En ce qui concerne la « vitrine » de la Grande Arche, nous espérons bien sur que la période de fermeture ne sera que temporaire. Quatre mois c’est long bien entendu, mais à l’échelle d’un musée ce n’est finalement pas énorme. Nous avions déjà dans notre planning dépassé ce délai et étions en train de préparer les expositions suivantes.

Nous lançons en revanche un appel au respect des délais. Plus qu’une période de fermeture, c’est l’incertitude d’une date de réouverture qui se révèle le principal préjudice. Comment communiquer, organiser la réouverture, rester positif, quand le délai de réparation ne fait l’objet d’aucune certitude. Les services publics ne sont pas en France reconnus pour la qualité de leur information, ni pour le respect des délais. Nous appelons donc de nos vœux une gestion professionnelle de ce dossier, avec délais, suivi de projet, informations régulières et garanties.

En ce qui concerne les expositions temporaires du musée de l’informatique, nous vous proposons dès à présent plusieurs dates :
- du lundi 3 au 21 mai, la mairie de Deuil-la-barre présente l’exposition « Internet de la guerre froide à nos jours », à l’occasion des dix ans du C2I, centre d’information et d’initiatives. Plus d’informations sur http://www.mairie-deuillabarre.fr/content/heading376/content90524.html
- du 21 mai au 9 juin dans le cadre des expositions du WIF, sera présentée à Limoges Uzurat l’exposition rétrospective sur les 25 ans du Mac. Cette même exposition sera ensuite présentée du 1er au 27 juillet à Tulles. Plus d’informations sur ces deux expositions sur : http://www.limousin-expansion.fr/index.php/actualites-de-l-agence/les-rendez-vous-culturels-du-wif-2010.html
- A l’USI 2010, l’Université du Systèmes d’Information, organisée les 1er et 2 juillet par Octo, le rendez-vous annuel des « geeks » et des « boss », le musée de l’informatique présentera l’exposition « Internet de la guerre froide à nos jours », ainsi que plusieurs machines inédites qui seront spécialement extraites des réserves du musée pour cette occasion. Plus d’informations sur cet événement sur http://www.universite-du-si.com/
- Le 10 septembre, nous re-traversons l’Atlantique, pour inaugurer la deuxième étape du iMusée de l’informatique, à Montréal, dont le musée de l’informatique est un partenaire important. Plus d’informations sur http://www.imusee.org
- A l’occasion des journées du patrimoine 2010 les 18 et 19 septembre 2010, la Mairie de Courbevoie présentera une exposition conçue par Pierre Mounier-Kuhn et le musée de l’informatique à l’occasion des soixante ans de la SEA. La SEA, premier constructeur d’ordinateurs français s’était en effet implanté à Courbevoie en 1950. Une exposition qui présentera les premières machines de ce constructeur, des documents exceptionnels liés à sa programmation et à sa commercialisation ainsi que plusieurs animations vidéo retraçant cette épopée.
- A partir de fin octobre / début novembre (date à préciser), nous aurons le plaisir de présenter à La Défense, notre prochaine exposition intitulée « Cols blancs et temps modernes », retraçant l’épopée du SICOB et de 40 ans d’équipement des bureaux modernes. Une exposition, mais aussi un livre et un documentaire dont vous pouvez suivre la conception au travers du site www.SICOB.tv
- A l’automne 2010 ouvrira également notre nouvelle exposition « Dans les coulisses du musée de l’informatique », nous aurons alors aménagé notre entrepôt de stockage afin qu’il devienne le « stock visitable » sur musée de l’informatique. Implanté à 2 heures de Paris, cette visite sera proposée sur rendez-vous, essentiellement aux groupes scolaires, mais permettra de découvrir ce qu’un musée laisse rarement entrevoir, ses réserves. Sur 150 m2, vous pourrez découvrir les machines non encore exposées, en cours de restauration.

Et entre temps nous espérons bien entendu que le Toit de la Grande Arche aura retrouvé ses ascenseurs et que nous pourrons de nouveau accueillir les milliers de visiteurs mensuels attirés par le monument, le musée du jeu vidéo et le musée de l’informatique.

Mais sachez que quelques soient les aléas de la conjoncture, le musée de l’informatique ne sera que freiné par ces embuches qui se dressent sur son chemin. En parallèle, nous avons activé de nombreuses autres pistes, trop incertaines encore pour que je puisse ici les mentionner, mais le blog du musée de l’informatique sera certainement dans les semaines qui viennent l’occasion pour moi de vous tenir informé.

Merci encore de votre soutien et à très bientôt pour un musée de l’informatique 2.0 !
par Philippe NIEUWBOURG Jeudi 15 Avril 2010
Réalité augmentée au sommet de la Grande Arche
Comme vous le savez, le musée de l'informatique a pris ses quartiers au sommet de la Grande Arche, et bénéficie à ce titre d'une exceptionnelle vue sur Paris et son axe historique. Le belvédère domine également le quartier d'affaires de la Défense, ses tours, ses oeuvres d'art, ses monuments.

La Grande Arche est le principal contenu mis en avant par ZeVisit, une application de réalité augmentée et de visite audio disponible sur iPhone.

Voici un extrait du communiqué d'annonce de cette solution :

"Table d'Orientation à Réalité Augmentée (TORA) par ZEVISIT (sur iPhone)

ZEVISIT annonce aujourd’hui la mise à disposition de son application e-tourisme de réalité augmentée. Ce service, gratuit, est intégré dans l'application ZEVISIT pour iPhone qui comprend les visites de plus de 2 000 lieux en France et dans le monde.

3 lieux panoramiques disponibles dès à présent, en mode TORA :

- La Grande Arche de la Défense à Paris
- La Colline de Fourvière devant Notre Dame à Lyon
- Le Parvis de la Cathédrale de Reims

A partir de septembre, 20 nouvelles destinations touristiques seront traitées en réalité augmentée. Les versions pour mobiles Androïd et Windows Phone sont également en cours de développement.

Depuis 2000, ZEVISIT assure la promotion de sites touristiques en proposant des guides de découverte audio et vidéo via la diffusion mobile (serveur vocal interactif) et sa plate-forme de téléchargement internet (5 millions de téléchargements en 2009).

Avec l'arrivée des nouveaux smartphones (Iphone, Androïd, Windows Phone), de nouveaux modes de consommation s'imposent sur l'internet mobile. Cette nouvelle application ZEVISIT(sur Iphone) va permettre aux visiteurs de profiter des guides touristiques en s'appuyant sur une interface intuitive en situation de mobilité.

TORA, au coeur des préoccupations touristiques

Le principe de fonctionnement est simple : pour chaque lieu couvert en réalité augmentée, un premier écran guide le visiteur jusqu'à la Table d'Orientation à Réalité Augmentée (TORA) la plus proche de sa position. Le capteur video du mobile est alors activé. Le visiteur filme le paysage. Des pastilles cliquables apparaissent en surimpression, comme par magie. Chaque pastille déclenche une séquence audio et/ou vidéo, permettant d'en savoir plus sur le point d'intérêt.

Il s'agit d'ambiances sonores (ici Guignol nous accueille à Lyon, là le quartier de la Croix Rousse avec son crieur du dimanche), de mises en perspectives avec l'Histoire (De Gaulle et Adenauer proclament la réconciliation franco-allemande dans la cathédrale de Reims), de rencontres inédites (les habitants du quartier de la Défense ou encore les oeuvres de Miro et Calder révélées).

Les contenus de grande qualité permettent aux visiteurs de découvrir des lieux insolites. La réalité augmentée proposée par Zevisit offre une expérience ludique, interactive où le patrimoine devient vivant.

Les fonctionnalités associés

- Le visiteur dispose de guides numériques (audio, video) ludiques et vivants, profitant d'ambiances sonores et musicales riches.

- La géolocalisation permet d'afficher les circuits disponibles à proximité

- Le visiteur passe du mode liste des points d'intérêts à une représentation cartographique

- L'outil de recherche permet de profiter de tous les circuits disponibles

- Les contenus (audio ou video) peuvent être écoutés en mode connecté (streaming) ou en mode non connecté (téléchargés au préalable)."


par Philippe NIEUWBOURG Mercredi 14 Avril 2010

Le mercredi 14 Avril 2010 à 10h, le premier Musée du Jeu Vidéo va ouvrir ses portes au sommet de la Grande Arche.


Le Toit de la Grande Arche de la Défense en collaboration avec l’agence de communication Alerte Orange accueille le Premier Musée du Jeu Vidéo en France.
Soutenu par de nombres partenaires comme NRJ, Jeux Actu, Game One, Nickelodeon, Cap Digital, le Ministère de la Culture dans le cadre de l’appel à projet 2010 Services culturels numériques innovants , Capital Games, la RATP, et bien d’autres, le Musée espère ravir le grand public avec ses différents espaces: 40 ans de jeux vidéo à travers les consoles de jeu, les créateurs de jeu vidéo, les personnages de légendes et la game culture.

Des bornes jouables seront installées pour le bonheur de tous.
Conçu pour les nostalgiques mais aussi pour les curieux de cet art numérique en pleine croissance, ce lieu aura comme objectif de démocratiser et promouvoir la culture vidéoludique auprès du grand public.
Pour que votre loisir préféré soit reconnu comme une culture à part entière, soutenez le Musée du Jeu vidéo !

Résumé
Où : au sommet de la Grande Arche de la Défense Quand : ouvert 7 jours sur 7 de 10h à 19h ou de 10h à 20h (selon la saison) à partir du 14 avril 2010. Comment s’y rendre : station Grande arche La Défense, Ligne 1 ou RER A Tickets : Un billet donne accès à l’ensemble des expositions présentes sur le toit ainsi qu’au Musée de l’Informatique/ Tarifs : adultes - 10€ - enfants et étudiants - 8€50 / gratuit pour les enfants de moins de 6 ans & personnes handicapées. Pass Famille et Tarifs Groupe au 01 49 07 27 27 ou sur le site www.grandearche.com

Pour en savoir plus : http://www.museedujeuvideo.com/
Le W3C choisit le musée de l'informatique pour sa première conférence de presse
C'est au musée de l'informatique que se tiendra mercredi 7 avril la première conférence de presse française du W3C.
Deux sujets seront à l'honneur pour cette conférence de presse, HTML5 et les widgets mobiles.

Les orateurs W3C suivants auront le plaisir de répondre à vos questions :

* Philippe Le Hégaret sur "HTML5 et la prochaine plateforme Web"
* Dominique Hazaël-Massieux sur les "widgets mobiles"

Le W3C est en train de développer une nouvelle version du langage HTML. Le stockage hors connexion, le support de la vidéo, des graphiques SVG et des APIs média sont parmi les nouvelles fonctionnalités de la spécification HTML5. Philippe et Dominique présenteront quelques-unes des nouvelles fonctionnalités de HTML5 et ce à quoi il faut s'attendre pour les futures applications Web.


Si vous êtes journaliste et intéressé par le sujet, retrouvez l'invitation et les contacts presse sur : http://www.w3.org/2010/04/pressbriefing-Paris.html
Philippe NIEUWBOURG Vendredi 2 Avril 2010

Il semble, malheureusement, que ce ne soit pas un poisson d’avril décalé, mais bien un pied de nez que Ed Roberts nous a fait hier en quittant cette terre. A l’âge de 68 ans, il est décédé hier, 1er avril 2010 aux Etats-Unis.


Ed Roberts, créateur de l'Altaïr est décédé hier
Ed Roberts est connu pour avoir imaginé et conçu le premier micro-ordinateur diffusé aux Etats-Unis. Il a par cette invention, inspiré Bill Gates et Paul Allen, les co-fondateurs de Microsoft.
L’Altaïr 8800 n’est pas le premier micro-ordinateur au monde, mais c’est certainement le premier largement diffusé aux Etats-Unis. Un mot pour rappeler que le micro-ordinateur est une invention française, celle de André Truong et François Gernelle, qui ont créé le Micral N au travers de leur société R2E en 1973.
Mais l’Altaïr a connu une popularité impressionnante aux Etats-Unis. Peut-être vous souvenez vous de Wargames, ce film de 1983 dans lequel un jeune adolescent américain prenait le contrôle des ordinateurs de la défense américaine et manquait de déclencher la troisième guerre mondiale... il utilisait un IMSAI très proche des premiers modèles d’Altaïr.
La société MITS dirigée par Ed Roberts, a commencé par produire des machines à calculer, on parlait alors de calculateurs. Puis en 1974, avec la sortie du microprocesseur Intel 8080, MITS se lance dans un ordinateur d’entrée de gamme.
Fin 1974, à la sortie de l’Altaïr 8800, MITS est « inondé » de commandes, 1000 en quelques semaines et 5000 ordinateurs livrés en quelques mois.
C’est la première machine populaire à connaître un réel succès commercial.

Retrouvez l'histoire de Ed Roberts et de MITS sur : http://en.wikipedia.org/wiki/Ed_Roberts_%28computers%29

Le musée de l’informatique est heureux de vous annoncer aujourd’hui l’ouverture officielle de son centre de documentation en ligne.


Ouverture du centre de documentation Robert Ligonnière consacré à l'histoire de l'informatique
Il prend le nom de Centre de Documentation Robert Ligonnière en hommage à cet homme, disparu en 2003, qui était un des premiers en France à avoir consacré un partie importante de son temps à la collecte et à la transmission du savoir dans de nombreux domaines fort éclectiques, dont celui de l’histoire de l’informatique.
Sa famille a souhaité perpétuer ce travail et a fait don au musée de l’informatique d’une collection complète d’ouvrages, essentiellement en langue anglaise, traitant de l’histoire des différentes techniques électroniques. Une collection documentaire qui a permis à Robert Ligonnière de publier en 1987 un des premiers ouvrages en français consacré à l’histoire de l’informatique : Préhistoire et histoire des ordinateurs.
Pour en savoir plus sur l’histoire et la personnalité de Robert Ligonnière consultez sa monographie.

Ce fonds documentaire a été largement complété par d’autres donations. Il serait ici trop long de citer tous ceux qui ont généreusement participé à cette création, mais je souhaite néanmoins mentionner l’apport considérable de la « Collection Midhat J. Gazalé », elle aussi composée de nombreux ouvrages techniques sur les débuts de l’électronique dont certains datent du début du XXe siècle. Midhat Gazalé a lui aussi marqué ces dernières décennies, travaillant pour de nombreuses sociétés dont AT&T France dont il a été le Président pendant six ans.
On retrouvera quelques éléments synthétiques de sa biographie sur Wikipédia. Il sera lui aussi honoré prochainement au coeur du musée de l’informatique et rejoindra notre Galerie des Grands Hommes.

Le Centre de Documentation Robert Ligonnière fonctionnera dans un premier temps à distance, à partir du site www.bookeo.fr. Nous espérons pouvoir, dans les prochaines années, ouvrir une salle de consultation permanente de ces ouvrages et documents, mais pour des raisons pratiques, nous commençons par fonctionner à distance. La collection compte déjà plusieurs milliers d’ouvrages et de documents, qui sont peu à peu référencés sur le site. Une fiche est créée pour chaque ouvrage ou document, reprenant ses caractéristiques principales ainsi que la numérisation de sa couverture. Quelques lignes sur l’ouvrage et sur l’auteur sont insérés dans la fiche.
Par la suite, et bien entendu dans le respect complet de la législation sur les droits d’auteurs, nous proposerons aux lecteurs une version numérisée de ces ouvrages. L’ensemble des champs de la fiche d’un document est indexé. Des recherches peuvent donc être lancées sur l’année, l’auteur, le titre, le numéro ISBN lorsqu’il existe ou l’ensemble du texte descriptif.
Pour les chercheurs qui souhaitent accéder à un ou plusieurs de ces ouvrages, nous leur demandons dans un premier temps de nous contacter en nous exposant leur projet de recherche et leurs besoins, nous mettrons ensuite en place la procédure qui leur permettra de consulter les ouvrages sélectionnés, directement au musée de l’informatique.

Vous pouvez dès aujourd’hui découvrir plusieurs centaines de documents référencés sur www.bookeo.fr

Conférence gratuite organisée le 30 mars à 18h précises au musée de l'informatique, suivie d'une dernière visite commentée par Guillaume GETE de l'exposition "Le Mac a 25 ans !".


Guillaume GETE, expert reconnu du monde Apple
Guillaume GETE, expert reconnu du monde Apple
Société déjà trentenaire et une des rares survivantes des débuts de l'informatique personnelle, Apple a toujours conservé une image de société avant-gardiste, y compris sur le design souvent radical de ses produits. En réalité, le concept même du design est intégré au cœur de la stratégie de l'entreprise. Durant cette conférence, nous reviendrons sur les origines d'Apple, son logo et sur l'impact de la notion de design dès la création de l'entreprise.

Puis, nous ferons un voyage dans le temps pour découvrir ou redécouvrir en images, en vidéo ou même… en pratique les appareils les plus incroyables et les plus imaginatifs de la firme à la Pomme. De l'Apple II à l'iPhone, vous découvrirez les petites histoires qui ont parfois transformé ces produits en légendes.

Enfin, nous analyserons comment le design s'inscrit dans toute l'expérience du client Apple, de la présentation d'un nouveau produit à son utilisation en passant par son achat ou son déballage… Rien n'est laissé au hasard !

Pour vous inscrire à la conférence, c'est ici : (Complet - Inscriptions closes)

Quelques mots pour présenter Guillaume GETE :
Consultant Macintosh indépendant, formateur Apple, auteur, Guillaume Gete est avant tout un passionné de l'univers Apple. Il anime le web et diffuse cette passion depuis plus de dix ans à travers son site professionnel www.gete.net, mais aussi par son blog (www.gete.net/blog. Il portera durant cette conférence son regard sur l'impact du design au sein d'Apple et de ses produits, mais aussi de l'informatique... voire bien au-delà
par Philippe NIEUWBOURG Mercredi 24 Mars 2010
Claude MASSON, premier ingénieur recruté par la SEA
Claude MASSON, premier ingénieur recruté par la SEA
Nous avons rencontré Claude MASSON et enregistré un long témoignage vidéo de plusieurs heures.
Claude MASSON été ingénieur à la SEA de son origine à sa fin. A ce titre il a participé à la réalisation du Fizeaugraphe comme responsable de la partie compteurs. "Ayant les années précédentes mis au point un compteur décimal rapide qui était commercialisé par la SEA, la réalisation des trois compteurs binaires du Fizeaugraphe ne m'a pas posé de problèmes compliqués. Je conserve des souvenirs précis de la mise au point du dispositif à l'aérodrome de Brétigny avec un petit avion faisant office de fusée et une difficulté certaine à réunir tous les acteurs des manipulations en même temps, et en plein hiver... avec les rats qui la nuit grignotaient les coax porteurs d'information.... Je n'ai naturellement aucune image du Fizeaugraphe... TOP SECRET", explique-t-il.

Après les compteurs du Fizeaugraphe, Claude MASSON a longuement travaillé à la mise au point de ses spécialités : mémoires à tores et tambours magnétiques. Il nous a ainsi longuement décrit la mise au point des machines CAB 500 et CAB 1500.

L'ensemble de l'entretien a été conduit par Pierre-Eric MOUNIER-KUHN, historien de l'informatique. Ce témoignage sera utilisé dans le cadre d'une exposition à laquelle travaille actuellement le musée de l'informatique, en collaboration avec la Mairie de Courbevoie, pour célébrer les 60 ans de construction du Fizeaugraphe, à l'occasion des journées du patrimoine 2010.
Retrouvez toutes les vidéos de l'événement Forum ATENA "Quel futur pour l'Internet ?"
Ils étaient réunis le 21 janvier dernier, dans une dizaine de villes de France, et aux Etats-Unis, Louis POUZIN, Vinton CERF et Robert KAHN, ont échangé sur les perspectives de l'Internet du futur.
L'ensemvble était coordonné par les équipes du Forum Atena depuis le musée de l'informatique, au sommet de la Grande Arche de Paris La Défense.

Retrouvez toutes les vidéos de cet événement majeur sur : http://www.forumatena.org/?q=node/244
par Philippe NIEUWBOURG Dimanche 28 Février 2010

Diffusé le jeudi 25 février 2010 sur Canal +


A l'occasion d'une séquence humoristique sur les effets négatifs du "buzz", l'équipe des Guignols de l'Info a sollicité le Musée de l'Informatique afin d'accessoiriser deux scènes d'un de leurs sketchs.
Dans l'extrait suivant, que nous reproduisons avec l'aimable autorisation de la chaîne, vous pourrez découvrir un "Comptometer" de Felt & Tarrant datant des années 1890, ainsi qu'un Tandy TRS-80 Model III.
Bien sur les machines ne sont pas replacées historiquement dans leur contexte, il s'agit d'une simple illustration humoristique. Que les intégristes se rassurent, nous n'avons jamais tenté de faire passer le Comptometer pour le premier calculateur mécanique, ni le TRS-80 pour le premier portable ! ;-)

A retrouver chaque jour sur votre téléviseur ou sur http://www.canalplus.fr/pid1784.htm

Le Toit de la Grande Arche de la Défense en collaboration avec l’agence de communication Alerte Orange accueille le Premier Musée du Jeu Vidéo en France. Il ouvrira ses portes au sommet de la Grande Arche le mercredi 14 Avril 2010 à 10h.


Ouverture officielle du premier musée du jeu vidéo en France, le mercredi 14 Avril 2010
Le Toit de la Grande Arche, déjà à l’initiative du Premier Musée de l’Informatique initié par Philippe Nieuwbourg a sollicité l’agence Alerte Orange suite à l’exposition « Retrogaming : 30 ans de jeux vidéo » qui a eu lieu l’été dernier à Paris. En effet, cette exposition à l’initiative de l’agence a rencontré son public et a suscité l’intérêt de tous.
Soutenu par le Ministère de la Culture et de la Communication dans le cadre de l’appel à projet 2010 Services culturels numériques innovants, par Cap Digital, NRJ, Game et de nombreux autres partenaires, le Musée du Jeu Vidéo prendra naturellement place aux côtés du Musée de l’Informatique et sera ouvert 7 jours sur 7.
Ce premier espace entièrement consacré aux jeux vidéo se veut accessible à tous et propose de retracer son histoire à travers ses consoles les plus emblématiques mais aussi des machines méconnues. Plus de 200 pièces seront ainsi présentées aux visiteurs. On y trouvera aussi des portraits de créateurs de jeu et d’icônes de la Game Culture pour mieux appréhender ce phénomène culturel.
Conçu pour les nostalgiques mais aussi pour les curieux de cet art numérique en pleine croissance, ce lieu aura comme objectif de démocratiser et promouvoir la culture vidéoludique auprès du grand public.

Pour que votre loisir préféré soit reconnu comme une culture à part entière, soutenez le Musée du Jeu vidéo !

Résumé
Où : au sommet de la Grande Arche de la Défense
Quand : ouvert 7 jours sur 7 de 10h à 19h ou de 10h à 20h (selon la saison) à partir du 14 avril 2010.
Comment s’y rendre : station Grande arche La Défense, Ligne 1 ou RER A
Tickets : Un billet donne accès à l’ensemble des expositions présentes sur le toit ainsi qu’au Musée de l’Informatique/ Tarifs : adultes - 10€ - enfants et étudiants - 8€50 / gratuit pour les enfants de moins de 6 ans & personnes handicapées. Pass Famille et Tarifs Groupe au 01 49 07 27 27 ou sur le site www.grandearche.com

Visuels et éléments graphiques à venir sur ftp à partir du 29/02/2010

Contact :
Relations publiques ALERTE ORANGE
Chloé FRANCAVILLA
01 43 13 14 68
chloe.francavilla@alerteorange.fr
www.museedujeuvideo.com

Toit de la Grande Arche. www.grandearche.com
Inaugurée en 1989 par François Mitterrand, la Grande Arche est le dernier monument contemporain créé sur l’axe historique de Paris, en plein cœur du quartier d’affaires de Paris-La Défense (3200 sociétés internationales, 162 000 salariés et 25 millions de visiteurs par an). Depuis 2008, le premier Musée français de l’informatique y a ouvert ses portes et a déjà accueilli plus de 500 000 visiteurs.

Alerte Orange. www.alerteorange.com
Alerte Orange, c’est une agence de communication de quarante personnes dédiées aux métiers du loisir et du divertissement.
Artisans-créatifs, ces derniers s’engagent depuis près de vingt ans auprès « des fabricants de rêves » dans les univers du cinéma, de la musique et particulièrement des jeux vidéo pour lequel l’agence possède une expertise depuis de nombreuses années.
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