Philippe NIEUWBOURG Jeudi 1 Septembre 2011

Que vous ayez usé quelques pantalons sur les bancs de l'école ou que vous l'ayez utilisée dans votre activité professionnelle, la HP-12c a certainement marqué votre mémoire.


Calculatrice en "notation polonaise inversée", la HP-12c fête ses 30 ans, et HP en profite pour fabriquer une édition spéciale, numérotée, de cet outil qui fait partie des classiques. Trente ans après HP commercialise toujours cette calculatrice, ainsi que sa grande soeur la HP-15c.
Scientifiques, ingénieurs, financiers, banquiers, nous avons été nombreux à utiliser cette machine, "conçue pour trouver sa place sur le bureau de tous les managers", explique Dennis Harms, chef de projet R&D chez HP en charge de la conception de la HP-12c.

Pour l'occasion HP a ouvert un mini-site dédié à l'événement, sur lequel vous pouvez commander les deux machines "collector".

En 1994, HP imagine iPhone et iPad dans un film à gros budget.
Années magiques que ces années 90 où l'informatique personnelle prenait son envol. Tout était permis, y compris réaliser un film d'anticipation pour démontrer sa vision technologique. Hewlett-Packard (HP) l'a fait; et l'on y découvre ce qui ressemble fort à des iPhones et iPad qui apparaitront vingt ans plus tard dans la vraie vie.


Nous sommes en 1994. HP réalise un film d'anticipation à gros budget, qui reconstitue un tremblement de terre censé se produire le 14 avril 2001 à Los Angeles.
Le film détaille les procédures et surtout les outils technologiques au service des équipes de secours à travers la ville.
Les écrans sont plats; les ordinateurs fonctionnent à reconnaissance vocale; les cartes géorgraphiques sont omniprésentes.
Et l'on découvre quelques objets "du futur" qui prennent aujourd'hui une signification particulière.
A 2'23", une jeune femme prend des photos des dégats au moyen d'un assistant personnel communicant, dicte l'adresse (pas de GPS quand même) et détaille vocalement les dégats. La reconnaissance vocale transforme ses paroles en textes. Une personne lui tend un morceau de papier sur laquelle est notée l'adresse du propriétaire de l'immeuble; et hop une photo et l'écriture manuscrite est reconnue !
A 3'47", c'est un iPad, ou presque, qui apparait entre les mains d'une pompier. Un iPa d avec Facetime car la secouriste échange en vidéo en direct avec son centre de commandes. Pas de commande au doigt en revanche, le stylet reste le symbole des années 80/90 en la matière.
Un peu plus tard, un traducteur automatique règle définitivement tous les problèmes de communication. Posez une question en espagnol, et le policier peut instantanément l'écouter en anglais. Et inversement.

Il nous a semblé opportun de ressortir ce film qui a rejoint, grâce à Michel Chevalet, les archives du musée de l'informatique. Opportun car Leo Apotheker, PDG de HP, a annoncé la semaine dernière que l'entreprise abandonnait sa gamme de tablettes TouchPad (dérivées directement de l'anticipation de ce film). Dans les années 80 HP avait parfaitement anticipé les outils communicants qui sont devenus trente ans après des marchés de plusieurs dizaines de millions d'unités. Mais comme souvent en informatique, avoir raison trop tôt ne sert à rien. Il faut à la fois anticiper la technologie, mais surtout le moment opportun pour la lancer et les bonnes conditions de marché. Ce film d'anticipation n'est pas signé Apple, mais HP. Peut-être Steve Jobs l'avait-il vu cependant en 1994…

PS : Merci à "nicky66" qui nous a permis de dater précisément ce document et nous a envoyé le lien vers le HP Museum.
Philippe NIEUWBOURG Jeudi 11 Août 2011

Alors que l'entreprise était le principal fournisseur de systèmes informatiques d'entreprises, d'autres constructeurs commençaient à faire parler d'eux en proposant des micro-ordinateurs. Le 12 août 1981, IBM franchit le pas et annonce l'IBM PC.


Don ESTRIDGE
Nous sommes le 12 août 1981. Au siège de IBM à Armonk dans l'état de New-York, ou à Boca Raton en Floride, Don Estridge se prépare sans doute à l'une des journées les plus importantes de sa vie professionnelle. Il dirige une équipe d'une douzaine de personnes qui prépare depuis un an l'arrivée de IBM sur le marché des ordinateurs personnels. Le "Project Chess", lancé en 1980, court-circuite l'ensemble des processus industriels habituels du géant de l'informatique. Car c'est bien chez IBM en 1943 que le PDG de l'époque, Thomas Watson, pensait "qu'il existe un marché mondial pour environ cinq ordinateurs"...
Pour contrer l'insolent succès de sociétés émergentes depuis le milieu des années 70 comme Apple, Commodore, Atari, Radio-Shack... IBM décide de lancer, pour les entreprises, un ordinateur "personnel".
Mais IBM n'est pas l'inventeur de l'ordinateur personnel ! Bien au contraire. C'est en 1973, en France, que R2E met sur le marché le Micral N, premier micro-ordinateur au monde. Il sera suivi des solutions américaines proposées par Altaïr, Commodore, Apple, Tandy... jusqu'à la fin des années 70. C'est alors qu'IBM prend conscience du risque que représentent ces micro-ordinateurs ou de leur potentiel supplémentaire de ventes.
Don Estridge se voit donc confié la mission de développer ce qui deviendra l'IBM PC.
Philippe NIEUWBOURG Lundi 1 Août 2011

Téléphone sans fil, transmission de données, langage SMS… tout ou presque avait déjà été imaginé en 1900 !


Comment vivrons-nous dans 100 ans ? Retour en 1900
Retrouvé grâce à un de mes sites favoris : How To Be A Retronaut, voici quelques prédictions réalisées en décembre 1900 sur la manière dont nous allions vivre cent ans après, c’est à dire à peu près aujourd’hui !

Publié dans The Ladies’ Home Journal cet article daterait du début du XXe siècle. Une époque où l’électricité commençait à peine à se déployer, où voitures, photographies, téléphone… étaient considérés comme des « nouvelles technologies ». Mais Les prédictions proposées par John Elfreth Watkins, Jr, journaliste auteur de l’article sont parfois criantes de vérité anticipative. Toutes ne se sont pas réalisées, mais quand on met en perspective ces idées et les conditions de vie de l’époque, certaines sont tout simplement bluffantes.
Voici le texte intégral proposé en anglais : http://www.yorktownhistory.org/homepages/1900_predictions.htm

Elles se sont réalisées… ou presque :
- Les lettres « inutiles » de l’alphabet ne seront plus utilisées, et l’écriture deviendra phonétique… Repensez au « langage SMS » utilisé aujourd’hui.
- Les photographies seront transmises par télégraphe sur n’importe quelle distance… Réellement étonnant alors que le télégraphe et la photographie venaient de naître.
- Les hommes verront autour du monde… au travers de caméras connectées à des écrans et au réseau électrique… Il ne manque que le terme de « webcam ».
- Les téléphones sans fil couvriront le monde… qu’oser ajouter face à une telle capacité d’anticipation.
- Les achats à distance circuleront dans des tubes… Et oui, le commerce à distance était déjà imaginé, et la livraison des objets était prévue à travers un réseau de tubes pneumatiques. C’était le t-Commerce avant l’heure !

D’autres, heureusement, ne se sont pas réalisées… ou pas encore :
- Il n’y aura plus de voiture dans les rues de nos grandes villes, et la circulation se fera au-dessus ou en-dessous des villes.
- Il n’y aura plus d’animaux sauvages.
- Les automobiles couteront moins cher que les chevaux.
- Des fraises aussi grosses que des pommes.
- Des plats tout préparés vous seront livrés par tubes pneumatiques et vous renverrez la vaisselle sale par le même canal.

Bonne lecture. Et si vous le souhaitez, partagez dans les commentaires vos prévisions pour 2100.
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Kris de Decker sur la scène de Lift, photographié par Swannyyy
Excellent article publié par InternetActu.net qui nous raconte une conférence donnée par Kris de Decker lors de la conférence Lift.

"La haute technologie est-elle une voie sans issue pour résoudre les problèmes auxquels notre société est confrontée ? Comment peut-on utiliser les technologies du passé pour résoudre les problèmes de demain ? C’est la question qu’a relevé Kris de Decker de Low Tech Magazine et No Tech Magazine.

Le plus souvent, pour concevoir une société durable, on ignore les technologies anciennes. On s’en moque. On regarde de haut les technologies de nos ancêtres. Mais ce dédain n’est pas toujours justifié, car la haute technologie n’a pas le monopole des technologies innovantes, rappelle Kris de Decker. Le télégraphe optique permettait d’envoyer des messages textuels à travers toute l’Europe à une vitesse de 1200 km/h, sans électricité. “Je ne viens pas vous dire qu’il faut remplacer l’internet par le télégraphe optique, mais pour vous montrer que les anciennes technologies recèlent peut-être des solutions pour l’avenir
"...

Lire l'article complet sur http://www.internetactu.net/2011/07/25/comment-les-technologies-du-passe-peuvent-elles-eclairer-notre-avenir/

A lire également le magazine Low Tech Magazine pour s'ouvrir à un nouveau point de vue, en rupture par rapport à la course à la consommation et aux technologies.
Philippe NIEUWBOURG Jeudi 28 Juillet 2011

Avec 5896 brevets déposés en 2010, IBM reste 100 ans après son premier dépôt le principal « inventeur » de l’économie américaine, devant Samsung, Microsoft, puis Canon. Mais c’est le 25 juillet 1911, il y a tout juste 100 ans, que IBM enregistre sa première invention.


Couverture du premier dépôt de brevet de IBM en 1911
Couverture du premier dépôt de brevet de IBM en 1911
Ce brevet porte le numéro 998 631. Il s’agit d’une machine à perforer les cartes, inventée par John Royden PIERCE. Le document original que nous vous proposons en pièce jointe, reprend l’ensemble de la description de l’invention et de son fonctionnement. La demande de brevet a été déposée le 11 octobre 1907, et c’est presque quatre ans plus tard qu’elle est validée et enregistrée au registre américain qui conserve l’ensemble de ces dépôts. Vous pouvez d’ailleurs consulter le registre par vous-même et visualiser la copie de ce brevet sur http://patimg1.uspto.gov/.piw?Docid=0998631&idkey=NONE.

Le brevet est composé de six pages de schémas, suivies de cinq pages descriptives des différentes techniques brevetées.
Le document est signé de l’inventeur et contresigné par deux témoins : Domingo Anthony USINA, et Fred WHITE.
Pierre MOUNIER-KUHN Mercredi 27 Juillet 2011
Jean CARTERON, fondateur de Steria
Jean CARTERON, fondateur de Steria
Nous avons appris le décès ce 22 juillet, au terme d'un longue maladie, de Jean CARTERON, le fondateur de Steria.

Jean Carteron (X 1945, ENSTélécom) dirigea en 1950 le bureau de calcul des filtres téléphoniques des PTT, puis entra chez EDF en 1953 avec mission de développer le calcul électronique, ce qui le conduisit à effectuer en 1954 un stage chez Maurice Wilkes à Cambridge. En quelques années, il constitua l'un des plus grands centres de calcul scientifique d'Europe, tout en enseignant à Supélec et à l'Université.
Il participa en 1957 à la création de la société savante des informaticiens français (AFCAL, devenue plus tard l'AFCET), puis de l'IFIP, la fédération internationale des associations de ce secteur, où il exerça longtemps des responsabilités.
Il quitta le secteur public en 1963 pour prendre la direction d'une filiale du groupe SEMA. Simultanément il contribuait à définir une politique de modernisation de l'industrie informatique française, dans les commissions de la DGRST et du Commissariat au Plan.
Sa vie professionnelle prit un tournant décisif en 1969 lorsque Jean Carteron fonda la STERIA, dont il allait faire l'une des grandes SSII européennes. Il a raconté cette aventure dans un bon ouvrage, Steria: 30 Ans de Création Continue (Le Cherche-Midi, 1999), un témoignage de grande valeur sur l'histoire de l'informatique en France.
Jean Carteron a fondé en 2000 et présidé l'Association pour l'Histoire de l'Informatique et des Télécommunications jusqu'en 2004. Il a largement contribué au rapprochement des cultures informatiques et télécommunications.
Philippe NIEUWBOURG Mercredi 27 Juillet 2011

L'iPad, malgré son succès commercial évident, n'est pas une révolution technologie. Si Apple a incontestablement su choisir le bon moment et le bon marketing pour lancer sa tablette, l'usage en est dans l'air du temps et dans les laboratoires depuis plusieurs décennies.


Principale difficulté à laquelle est confrontée le musée de l'informatique, la place à accorder à une nouvelle technologie alors que le recul manque pour déterminer si elle prendra durablement une place dans l'histoire ou rejoindra la multitude des technologies oubliées.
La sortie de l'iPad de Apple nous a logiquement conduit à nous poser cette question. L'iPad, parce qu'il est un succès commercial, doit-il prendre place au musée de l'informatique ?
Pour son succès commercial, c'est indéniable.
Mais pour la "vision" de l'informatique du futur qu'il apporterait, c'est clairement non ! Les tablettes, et les usages qui vont avec, sont depuis des décennies dans les cartons des laboratoires de recherche.
Et si l'iPad est un succès, il n'a pas été inventé par Apple, mais par d'autres dès les années 80.

Quand aux usages, Apple n'a fait que populariser des usages déjà décrits et anticipés par ces mêmes chercheurs. Excellent exemple, cette vidéo de 1994, dans laquelle Knight-Ridder présente la vision de son laboratoire de recherche, installé à Boulder (Colorado). Y sont décrits les usages et l'impact sur la presse que l'on met en place aujourd'hui, 17 ans plus tard, avec l'iPad : "Nous continuerons à utiliser des ordinateurs pour créer de l'information, mais nous utiliserons des tablettes pour interagir avec elle"

Gobelins, l'école de l'image ouvre ses portes au public ce samedi 18 juin de 14h à 19h pour une exposition fête de la création numérique.


Gobelins : Exposition « 20 ans de Multimédia et d'interactivité » dans le cadre de Futur en Seine 2011
Dans le cadre de Futur en seine, le festival de la vie et de la création numérique, GOBELINS, l'école de l'image organise une journée portes ouvertes labellisée par CAP Digital et dédiée au numérique, le 18 juin 2011, de 14 heures à 19 heures.

Renseignements sur http://www.futur-en-seine.fr/fiche/fete-de-la-creation-numerique/

A l'occasion de cette journée, GOBELINS propose, en partenariat avec le musée de l'informatique, une exposition "20 ans de multimédia et d'interactivité" ainsi que des expériences digitales originales au travers d'une sélection de projets d'élèves, d'anciens élèves et d'enseignants-formateurs de l'école.

L'exposition "20 ans de multimédia" se découpera en cinq tableaux qui illustreront l'évolution du Multimédia au travers notamment du matériel informatique, des téléphones, des consoles de jeu et des bornes interactives.

Le fil rouge est l'interactivité à travers la découverte de matériels et de logiciels des années 90 à nos jours. Présentation de l'exposition sous la forme de tableaux, de vitrines et de panneaux, reprenant un objet marquant des étapes de l'histoire du multimédia et des réalisations d'élèves sur les thèmes choisis.

- Premier tableau une station de travail Macintosch typique des années 90
- Deuxième tableau les loisirs interactifs des années 90
- Troisième tableau la communication des années 90
- Quatrième tableau l'ère de bornes interactives
- Cinquième tableau l'intéractivité devient un jeu
Philippe NIEUWBOURG Mercredi 1 Juin 2011
Le musée de l’informatique fait partie du Réseau des musées et des collections techniques (RéMut) du Cnam (conservatoire national des arts et métiers), coordonné par Anne Chanteux. Dans le cadre de ce partage d’expériences et de savoir-faire, les réserves du musée des arts et métiers, situées à Saint-Denis en banlieue parisienne nous ont ouvert leurs portes, pour une visite passionnante, commentée par le maitre des lieux, Tony Basset, responsable des réserves et passionné tout autant que nous par les problématiques concrètes de conservation, de gestion et de restauration des objets techniques parfois volumineux.

Une visite qui nous a permis de comprendre les problématiques rencontrées par le musée de référence en France en ce qui concerne le patrimoine technique. Le musée, installé au cœur de Paris, expose 4 000 objets, mais dispose de 80 000 objets dans ses réserves. Des réserves, au pluriel, car la réorganisation est permanente. Le bâtiment actuel a été construit à la fin des années 90. Mais il est déjà trop petit. Les principales collections informatiques sont conservées dans un autre lieu, non ouvert au public.
Les réserves de Saint-Denis sont, elles, visitables par des groupes de professionnels ou de scolaires.

L’ensemble des participants à cette visite privée, tous issus de collections techniques, a découvert que les problématiques étaient communes. Trouver des fournisseurs pour les systèmes de stockage, comprendre les méthodes de référencement et de gestion des objets patrimoniaux, résoudre les problèmes de taille et de poids des objets, etc.

Pour l’anecdote, un seul objet est surdimensionné pour les réserves de Saint-Denis, il s’agit d’une borne d’appel d’urgence autoroutière, surmontée de son antenne émettrice et de panneaux solaires… elle ne franchit pas la porte intérieure des réserves.

A l’intérieur, tout est parfaitement identifié, localisé, stocké, protégé… mais pas du tout rangé ! Un calculateur informatique côtoiera un instrument de musique. Un poste de radio sera installé à côté de faïences… peu importe, les réserves n’ont pas vocation à présenter les collections, mais à optimiser la conservation du patrimoine. En revanche, chaque objet est en permanence localisé.
Outre son numéro d’inventaire, inscrit directement sur l’objet, il est accompagné d’une « étiquette de gestion », mobile, sur laquelle figure un code-barres, qui permet de suivre l’objet dans tous ses déplacements. Normalement, il est ainsi possible de savoir instantanément à quel endroit chaque objet se trouve… normalement. C’est pour cela que l’inventaire, le recollement, est obligatoire chaque décennie.

Présentation des réserves : http://www.arts-et-metiers.net/musee.php?P=147
La visite des réserves : http://www.tourisme93.com/visites/357-reserves-du-musee-des-arts-et-metiers.html

Ces nouveaux transistors pour puces 22 nanomètres affichent une combinaison inédite d’économies d’énergie et de gains de performances.


Intel annonce une percée majeure et une innovation historique pour les microprocesseurs : les premiers transistors 3D au monde, les Tri-Gate, prêts pour la mise en production.
Le passage aux transistors 3D Tri-Gate assure la cadence du progrès technologique et assure la continuité de la loi de Moore pour plusieurs années.
Une combinaison sans précédent de gains de performances et de réduction de la consommation électrique se matérialise par des innovations sur toute une palette de terminaux basés sur des processeurs 22nm, des plus petits terminaux à de puissants serveurs pour le cloud computing.
Intel fait la démonstration d’un microprocesseur 22 nm (nom de code Ivy Bridge), qui sera le premier à être fabriqué en grande série sur la base de transistors 3D Tri-Gate.


Intel a annoncé aujourd’hui une importante percée dans l’évolution du transistor, le composant microscopique qui est à la base de l’électronique moderne. Pour la première fois depuis l’invention des transistors en silicium voici plus de cinquante ans, des transistors dotés d’une structure tridimensionnelle seront ainsi mis en production de grande série. Intel va lancer un design de transistors en 3D révolutionnaire, baptisé Tri-Gate et présenté pour la première fois en 2002, dans un microprocesseur (nom de code Ivy Bridge) en production de grande série et gravé en 22 nanomètres. Rappelons qu’un nanomètre correspond à un milliardième d’un mètre.
Ces transistors tridimensionnels Tri-Gate représentent l’abandon de la structure planaire bidimensionnelle qui est à la base de non seulement tous les ordinateurs, les téléphones mobiles et l’électronique grand public à de jour, mais aussi les commandes embarquées à bord des véhicules, de l’avionique, des appareils ménagers, des appareils médicaux et virtuellement des milliers d’autres appareils depuis des décennies.

Paul Otellini, Président et Chief Executive Officer (CEO) d’Intel : « Les scientifiques et les ingénieurs d’Intel ont une fois de plus réinventé le transistor, en utilisant cette fois la troisième dimension. Des appareils novateurs et étonnants seront crées à partir de cette capacité qui nous permet de faire progresser la loi de Moore dans de nouveaux domaines »
Les scientifiques reconnaissent depuis longtemps les avantages d’une structure 3D pour soutenir le rythme de la loi de Moore, à une étape où les appareils et les composants deviennent si petits que les lois de la physique font obstacles aux progrès. La clé de l’avancée annoncée aujourd’hui est la capacité d’Intel à mettre son nouveau transistor 3D Tri-Gate en production de grande série, ce qui marque une nouvelle ère pour la loi de Moore et ouvre la porte à une nouvelle génération d’innovations pour toute une gamme d’appareils.

La loi de Moore est une prévision pour le rythme de développement de la technologie de silicium qui indique qu’environ tous les deux la densité de transistor ans doublera, tout en augmentant la fonctionnalité et la performance et en abaissant les coûts. Il est devenu le modèle d'affaires pour l'industrie des semi-conducteurs depuis plus de 40 ans.
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Economies d’énergie et gains de performances sans précédent

Les transistors 3D Tri-Gate d’Intel permettent aux puces de fonctionner à plus faible tension et avec moins de fuite de courant, ce qui débouche sur une combinaison inédite de gains de performances et de rendement électrique par rapport aux précédents transistors les plus modernes. Ces capacités offrent aux concepteurs de puces la souplesse de choisir des transistors en fonction de leur faible consommation ou de leurs fortes performances, selon l’application.
Les transistors 3D Tri-Gate 22 nm affichent ainsi des gains de performances allant jusqu’à 37 % en basse tension par rapport aux transistors planaires 32 nm d’Intel. Ce gain considérable les rend idéaux pour une utilisation dans de petits terminaux de poche, dont le fonctionnement consomme moins d’énergie. Alternativement, les nouveaux transistors consomment plus de moitié moins pour des performances identiques à celles de leurs prédécesseurs 2D planaires sur puces 32 nm.
Mark Bohr, Intel Senior Fellow : « Les gains de performances et les économies d’énergie qu’affichent les transistors 3D Tri-Gate d’Intel, uniques en leur genre, ne ressemblent à rien de ce qui a déjà été fait. Cette étape va également plus loin qu’une simple validation continue de la loi de Moore. Les avantages en tension et en consommation électrique dépassent de loin ceux que l’on peut en général obtenir d’une génération de techniques de gravure à une autre. Ils donneront aux concepteurs de produits la flexibilité de rendre les appareils existants plus intelligents et en rendront possible de tout nouveaux. Nous estimons que cette percée viendra encore conforter le leadership d’Intel sur le reste du secteur des semi-conducteurs. »

Poursuite de la cadence de l’innovation : la loi de Moore

Les transistors deviennent toujours plus petits, moins chers et plus économes en énergie. C’est ce que prédit la loi de Moore, baptisée du nom d’un des cofondateurs d’Intel, Gordon Moore. En raison de cela, Intel a pu innover et intégrer, ajoutant à chaque fois des fonctions et des cœurs de traitement aux puces, d’où des gains de performances et un coût de fabrication en baisse par transistor.
Or la validation de cette loi atteint un nouveau seuil de complexité avec la gravure en 22 nm. Anticipant cet obstacle, les chercheurs d’Intel on inventé dès 2002 ce qu’ils ont baptisé un transistor Tri-Gate, ainsi nommé en raison des trois côtés de leur porte. L’annonce d’aujourd’hui intervient après plusieurs années de développement dans le pipeline de recherche-développement-production hautement coordonné d’Intel et marque l’arrivée de ce travail en fabrication de grande série.
Les transistors 3D Tri-Gate marquent une réinvention du transistor. La porte planaire (« plate ») en deux dimensions est en effet remplacée par une ailette tridimensionnelle incroyablement fine, en position verticale par rapport au substrat de silicium. Le contrôle du courant intervient en plaçant une porte sur chacun des trois côtés de l’aileron (une sur chaque côté et une troisième au-dessus) et non plus seulement une au-dessus, comme c’est le cas pour un transistor planaire en 2D. Ce contrôle supplémentaire permet la transmission d’autant de courant que possible lorsque le transistor est en mode actif (dans un souci de performances) et aussi proche de zéro que possible quand il est en mode éteint (pour limiter la consommation électrique). Il lui permet ainsi de passer très rapidement d’un état à l’autre, là encore, dans un souci de performances.
De même que les gratte-ciel permettent aux urbanistes d’optimiser l’espace disponible en construisant en hauteur, la structure du transistor 3D Tri-Gate constitue un moyen de gérer la densité. Comme ces ailerons sont verticaux, les transistors peuvent être rangés de manière plus dense les uns à côté des autres, ce qui est essentiel aux avantages technologiques et économiques de la loi de Moore. Pour les futures générations de transistors, les concepteurs auront aussi la capacité d’allonger les ailerons pour en tirer encore plus de performances et de rendement électrique.
Moore : « Depuis des années, nous avons constaté les limites à la miniaturisation des transistors. Ce changement dans leur structure de base représente une approche réellement révolutionnaire, qui devrait permettre à la loi de Moore et au rythme de l’innovation de perdurer. »


Première démonstration mondiale de transistors 3D Tri-Gate 22 nm
Le transistor 3D Tri-Gate sera implémenté à l’occasion du passage au prochain procédé de fabrication, la gravure en 22 nm, qui fait référence à la taille de gravure d’un transistor. A titre de comparaison, plus de six millions d’entre deux pourraient loger sur le point qui achève cette phrase.
Intel a fait aujourd’hui la démonstration du premier microprocesseur 22 nm au monde, nom de code Ivy Bridge, sur PC portable, serveur et PC de bureau. Les processeurs Intel® Core™ à base de puces Ivy Bridge seront les premiers à être fabriqués en grande série et à bénéficier de transistors 3D Tri-Gate. Les puces Ivy Bridge sont prévues pour une production de grande série d’ici à la fin de l’année.
Cette percée technologique contribuera aussi à la naissance de processeurs Intel® Atom™ plus fortement intégrés, qui feront évoluer les performances, les fonctions et la compatibilité logicielle de l’architecture Intel tout en répondant aux impératifs globaux de puissance, de coûts et de taille pour toute une série de créneaux.
Philippe NIEUWBOURG Lundi 2 Mai 2011

Pour compléter une des vitrines de sa galerie des grands inventeurs, le cité des télécoms de Pleumeur-Bodou a choisi d'exposer une perforatrice Hollerith prêtée par le musée de l'informatique.


Une perforatrice Hollerith à la Cité des Télécoms
La cité des télécoms c'est bien entendu le radôme, cette immense antenne qui a permis le 11 juillet 1962 la retransmission d'images télévisées entre la France et les Etats-Unis, par satellite. Mais c'est aussi un ensemble d'expositions permanentes et temporaires sur les télécommunications, sous toutes leurs formes.
Si vous passez en vacances à la pointe de la Bretagne, pensez à réserver une journée pour visiter la Cité des Télécoms de Pleumeur-Bodou, à côté de Lannion.
Et pour commencer votre visite, vous passerez par la galerie des Pères Fondateurs. Ils sont tous là, Chappe, Morse, Marconi, Bell, les Frères Lumières... et Herman Hollerith, qui popularisa l'usage de la carte perforée en remportant en 1890 le marché du recensement américain.
Le musée de l'informatique est heureux et fier d'avoir pu contribuer à cette vitrine, en mettant à disposition de la Cité des Télécoms deux pièces de sa collection : une machine à perforer les cartes de marque Hollerith, sans doute fabriquée en Angleterre vers 1950; ainsi qu'un jauge de la même marque, permettant chaque jour de perforer une carte à vide et de vérifier que les perforations étaient toujours bien alignées.
Et merci à la Cité des Télécoms d'avoir mis ainsi à l'honneur de grand homme de l'histoire de l'informatique.

Pour découvrir la cité des télécoms : http://www.cite-telecoms.com/
Philippe NIEUWBOURG Dimanche 1 Mai 2011

Lancé en 1979, le réseau Transpac, basé sur le protocole X.25, fermera normalement ses portes le 30 septembre 2011. A cette occasion, le musée de l’informatique lance une grande opération de collecte et de transmission de la mémoire des créateurs et usagers du réseau Transpac et de ses applications.


Transpac, plus de 30 ans de transmission de paquets !
Ce que vous ne savez peut-être pas :
- Transpac aura servi pendant près de 32 ans
- Transpac était le support du réseau Télétel utilisé par le Minitel
- Le réseau monétique Etebac qui permet les transactions par cartes bancaires et les échanges d’informations entre les entreprises et leurs banques s’appuie sur Transpac

Mais vous en savez aussi beaucoup plus si vous avez participé à cette aventure, de près ou de loin. Nous allons parler d’histoire, de votre histoire. Pour alimenter ce projet de recherche consacré à Transpac, nous avons besoin de vous et de vos souvenirs.
Si vous avez croisé, même brièvement, le réseau Transpac ou l’une de ses applications ; si cette rencontre a changé votre vie, confiez nous vos témoignages !
Écrivez-nous, envoyez nous vos photos, vos vidéos, demandez à vos enfants de vous filmer avec une caméra ou un téléphone portable et racontez nous votre histoire.
Documents, lettres, objets, films, enregistrements, tout nous intéresse. C’est de notre histoire moderne qu’il s’agit et nous comptons sur vous pour la partager avec les jeunes générations.

Contactez-nous :

Musée de l’Informatique / Philippe Nieuwbourg
4 place de la Défense
La Défense 4
92974 PARIS LA DEFENSE Cedex

Email : philippe.nieuwbourg@museeinformatique.fr
Téléphone : 01 80 87 62 51

Confronté depuis plusieurs années à des débats sans fin sur l’utilité et la temporalité d’un musée consacré à une technique moderne comme l’informatique, je ne peux que monter sur mes grands chevaux quand je lis dans la presse que l’ouverture d’un musée est synonyme de la mort de son contenu !


Photo Raul654 - Un exemplaire de la Bible de Gutenberg conservé à la Bibliothèque du Congrès des États-Unis
Photo Raul654 - Un exemplaire de la Bible de Gutenberg conservé à la Bibliothèque du Congrès des États-Unis
L’excellente exposition MuseoGames qui permet aux petits comme aux grands de découvrir en jouant les jeux vidéos qui ont fait l’histoire de cette discipline est installée depuis quelques jours au musée EDF Electropolis de Mulhouse. La presse locale en parle, en particulier L’Alsace qui y consacre un article le 29 avril dernier. A la fin de l’article, citation de Pierre Giner, qui répond à la question « à quand un véritable musée du jeu vidéo ? ». Sa réponse telle que retranscrite dans l’Alsace heurtera tous les passionnés de l’histoire moderne et du patrimoine industriel et technique : « Décider que le jeu vidéo doit rentrer au musée, cela voudrait dire qu’il est mort »…
Pour Pierre Giner, comme pour d’autres malheureusement, mettre le jeu vidéo au musée serait son arrêt de mort. Sans doute pensent-il la même chose de l’informatique, comme ce directeur de la cité des sciences et de l’industrie, rencontré il y a quelques mois et qui me disait très exactement « l’histoire de l’informatique c’est chiant ! ».
Désolé de vous contredire Monsieur Giner, mais je pense vraiment que vous avez tort. Pourquoi faudrait-il attendre la mort d’une discipline pour se souvenir de ses débuts et transmettre son histoire ? Aurait-il fallu attendre la mort de l’imprimerie (certains la prédisent ou l’espèrent depuis des années) pour sauver les bibles de Gutenberg ?

Et que penser alors de tous ces musées qui font un travail incroyable de conservation et de transmission d’un patrimoine moderne. Je pense au musée des arts et métiers, au musée de l’air et de l’espace, au musée de l’armée, aux musées de l’automobile, etc. N’ont-ils tous aucune raison d’être aux yeux de nos jeunes adorateurs de jeux vidéos ? Je note d’ailleurs que MuseoGames après plusieurs mois au musée des arts et métiers est hébergé au musée EDF de Mulhouse… le musée EDF Electropolis est-il le signe de la mort de l’électricité ?

Soyons donc un peu sérieux et respectons la définition de l’OCIM : « Un musée est une institution permanente sans but lucratif au service de la société et de son développement ouverte au public, qui acquiert, conserve, étudie, expose et transmet le patrimoine matériel et immatériel de l’humanité et de son environnement à des fins d'études, d'éducation et de délectation ». Il n’y est nullement question de « mort ».

Je suis donc persuadé qu’un musée du jeu vidéo a d’ors et déjà sa pleine raison d’être. Le succès de MuseoGames en est la preuve bien vivante, tout comme pourra l’être un musée du jeu vidéo. Peut-être faudra-t-il en revanche attendre que ses initiateurs grandissent un petit peu, mais c’est une autre histoire !

A l'occasion de la fête de l'Internet, le centre Atlas de Saint-Ouen présente un ensemble d'animations et de conférences autour des technologies de l'information et de la communication.


Ouverture de l'exposition sur la naissance d'Internet à Saint-Ouen
Pour en savoir plus sur le centre Atlas et ses animations, consultez le site : http://atlas.ville-saintouen.fr/

L'ensemble des manifestations proposées est en accès libre et permet à chacun de découvrir des technologies d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

Le programme détaillé des animations de ce festival "On - Off" est en pièce jointe.

Partenaire de cette manifestation, le musée de l'informatique vous propose à cette occasion :

- la visite de l'exposition sur la naissance d'Internet : "Internet de la guerre froide à nos jours, histoire d'un réseau qui a changé le monde" du 26 mars au 10 avril 2011

- une conférence exceptionnelle, animée par le musée de l'informatique, le jeudi 7 avril à 20h : Internet, du virtuel au réel. Nous recréons ensemble dans la salle de conférence, une maquette du réseau Internet mondial afin de bien comprendre et de démysthifier l'organisation du réseau. Où sont les cables, les ordinateurs, qui en a les clefs ? Nous découvrirons ensemble la face cachée d'Internet ! Une conférence gratuite, ouverte à tous, au Centre Atlas à Saint-Ouen.

Dès l’été 2011, Sophia-Antipolis accueillera dans les locaux de IEID-CampusID, avec le soutien de Telecom Valley, un espace muséographique dédié au patrimoine de l’histoire de l’informatique et du jeu vidéo.


IEID-CampusID à Sophia-Antipolis où s'installera en 2011 la première Cité Numérique
IEID-CampusID à Sophia-Antipolis où s'installera en 2011 la première Cité Numérique
Il y a bientôt un an, le musée de l’informatique et le musée du jeu vidéo, installés au sommet de la Grande Arche à Paris, étaient contraints à la fermeture par une décision absurde et abrupte du ministère du développement durable.
L’ensemble des bénévoles, des donateurs et des équipes des musées ont consacré ces derniers mois à la recherche de solutions afin qu’une décision technocratique ne remette pas durablement en question la transmission du patrimoine de l’histoire de l’informatique auprès des plus jeunes générations.

Nous sommes aujourd’hui heureux d’annoncer les prochaines étapes qui, dès 2011, verront rouvrir des espaces muséographiques consacrés à l’histoire de l’informatique et du jeu vidéo.

La première cité numérique est à Sophia-Antipolis en 2011

Pourquoi en effet se contenter d’un seul musée ? La culture scientifique et la transmission de ce patrimoine doivent-ils être réservés aux parisiens ? Certainement pas ! Nous avons donc choisi de ne pas ouvrir dans une, mais dans plusieurs cités numériques des espaces dédiés à la transmission du patrimoine informatique et vidéoludique.

Le premier de ces espaces ouvrira dès l’été 2011 à Sophia-Antipolis au sein de IEID-CampusID. Soutenu par Telecom Valley (Association à but non lucratif des principaux acteurs IT de Sophia Antipolis et ses environs) mais également par le monde universitaire, scientifique et politique local, ce projet se développe en deux étapes.

En 2011, dans les locaux de IEID-CampusID, ouverture d’un premier espace muséographique de 300 m2 environ, comprenant :
- Une exposition permanente fil du temps permettant au travers d’une centaine de pièces, de découvrir l’histoire des technologies de l’information de 1890 à nos jours, mise en perspective par leur usage. Une exposition multimédia et pédagogique ou chaque objet est replacé dans son contexte par des images, des sons, des vidéos. Un corner dédié au jeu vidéo dont la sélection du contenu est confiée au musée du jeu vidéo de Paris.
- Une exposition temporaire permettra de découvrir l’histoire de la naissance du réseau Internet où comment de 1957 à nos jours, ce réseau est devenu la clef de voute de la communication des entreprises et des citoyens
- Une exposition consacrée au film 2001 : l’odyssée de l’espace de Stanley Kubrick et aux technologies visionnaires qui y sont mises en scène, sera présentée en avant-première

Les pièces présentées seront extraites des collections du musée de l’informatique et comprendront des machines à calculer mécaniques, des machines mécanographiques à cartes perforées, la reconstitution d’une salle informatique des années 70 autour d’un ordinateur de plusieurs tonnes, le premier micro-processeur, le premier micro-ordinateur portable, le premier téléphone mobile, les premiers outils de communication (modems)…

Ce musée de l'informatique sera ouvert à tous, mais ciblera en priorité les publics scolaires. Une vaste opération de sensibilisation sera mise en place auprès des enseignants de la région pour leur permettre de faire découvrir à leurs classes cette histoire.
Toutefois l’histoire ne représente qu’un volet de l’exposition. Passerelle entre le passé, le présent et le futur, la cité numérique servira également de guide vers le futur proche et présentera les prototypes et les orientations technologiques, par exemple dans le domaine de l’internet des objets, de l’évolution des interfaces homme-machine ou de la mobilité.

Dans un second temps, cet espace numérique pourrait rejoindre les locaux en cours de construction du CampusTIC de Sophia-Antipolis qui permettront d’agrandir et de pérenniser ce musée de l’informatique et du jeu vidéo de la région PACA.

Dans plusieurs cités numériques, l’histoire de l’informatique se mettra à portée de tous

Pour le musée de l’informatique, la cité numérique qu'est Sophia-Antipolis est un premier projet concret qui initie ce maillage de la France autour de cinq à sept cités numériques qui couvriront les principaux espaces de vie et de tourisme.
Un autre projet est en cours de discussion sur l’axe Seine, au cœur du Grand Paris. Situé sur le plateau de l’espace à Vernon, le départ du LRBA (site du ministère de la défense) fait éclore des projets de rédynamisation. Le musée de l’informatique est partie prenante d’un projet lié au monde spatial qui pourrait donner naissance à un musée de la fusée, un musée de l’informatique et un musée du jeu vidéo, à 45’ de Paris.
D’autres lieux sont en cours d’évaluation et le musée de l’informatique reste ouvert aux propositions des collectivités qui souhaiteraient implanter une cité numérique.

Cette organisation décentralisée permettra de gagner en efficacité et de rapprocher les contenus des publics.
Le musée de l’informatique s’appuie sur une gestion centralisée des collections, qui collecte les objets, les inventorie et les met à disposition dans le cadre d’expositions permanentes ou temporaires. Les expositions temporaires sont conçues pour être mobiles et tourneront entre les différentes cités numériques, permettant à chaque région de découvrir deux fois par an de nouveaux contenus.

Le financement de ces projets s’appuie sur plusieurs structures :
- le fonds de dotation FonDoTIC créé pour soutenir les projets de musée de l’informatique
- le fonds de dotation Fond’ID qui soutiendra la première cité numérique de Sophia-Antipolis
- des subventions publiques locales et nationales
- l’association AntéMémoire des amis du musée de l’informatique, qui met à disposition ses bénévoles pour la conception des expositions, l’animation, les visites

Contact Musée de l’Informatique :
Philippe Nieuwbourg, directeur du musée
Email : philippe.nieuwbourg@museeinformatique.fr
Téléphone : 01 80 87 62 51
Communiqué de IBM Mardi 8 Mars 2011

Arrive un moment où chaque entreprise doit se demander : en quoi nous sommes nous différenciés ? Quel impact avons-nous eu sur le monde ? Qu'avons-nous changé ? En 2011, IBM se penche sur 100 ans d'innovation, de prises de risques audacieuses et de transformation et se tourne vers le prochain centenaire de progrès.


Sam PALMISANO, CEO de IBM
Sam PALMISANO, CEO de IBM
Découvrez dans ce premier communiqué de presse digital sur le centenaire d'IBM le discours tenu par Sam J. Palmisano, PDG d'IBM, à HEC Paris mercredi dernier ainsi que le contenu audiovisuel et l'iconographie qui retracent cette épopée.

Sam Palmisano, PDG d'IBM, inaugure le centenaire par un discours prononcé à HEC Paris

HEC Paris a accueilli, le 2 mars dernier, Sam J. Palmisano, CEO et Chairman of the board d’IBM, qui a inauguré le centenaire de la société en France en donnant une conférence sur le thème : « A business and its ideas : Shaping a company and a century. » Le discours, qui a été prononcé devant les élèves du groupe HEC, fait partie d’un ensemble d’initiatives mises en place par IBM tout au long de l’année pour célébrer les 100 ans de la société qui a été fondée le 16 juin 1911.
Au cours de celui-ci, Sam J. Palmisano a partagé une des leçons apprises au cours de ces 100 dernières années. Pour connaître une croissance et un succès durables, sur des décennies et même sur un siècle, les entreprises ne doivent jamais perdre de vue dans leur gestion quotidienne une vision à long terme. Le verbatim du discours en anglais est téléchargeable ci-dessous.

Vidéo

Découvrez l'histoire d'IBM et son impact sur le business et la société ces 100 dernières années au travers du témoignage de ses employés et de ses clients d'hier et d'aujourd'hui.

http://www.youtube.com/watch?v=WEYE_Ihfob8

Icônes du progrès

IBM a sélectionné 100 moments forts qui ont marqué son histoire et constitué une étape en termes d'avancée technologique ou de progrès social. Des vignettes ont été créées pour représenter ces "Icônes du Progrès". Chacune d'elle met en scène le chiffre 100 avec une illustration spécifique qui symbolise l'étape à laquelle elle fait référence. Découvrez ces "Icônes du Progrès" sur le site dédié au centenaire d'IBM.
http://www.ibm.com/ibm100/us/en/icons/

Ressources disponibles
A propos du centenaire d’IBM :
http://www.ibm.com/ibm100/us/en/

Sélection d’images du centenaire d’IBM :
http://www.flickr.com/photos/57855394@N07/sets/72157625622239993/with/5323988485

Retrouvez des vidéos HD sur le centenaire d'IBM :
http://www.thenewsmarket.com/CustomLink/CustomLinks.aspx?GUID=d9c2b52b-3d16-482e-87a4-0d299406e176&bhcp=1

Retrouvez l'actualité du centenaire :
http://www-03.ibm.com/press/fr/fr/presskit/33870.wss

L’Association Pascaline lance à partir du 7 mars 2011 sur les réseaux sociaux une campagne Internet, ludique et participative " Good Geek/Bad Geek" pour sensibiliser les lycéens et étudiants de 1er cycle aux métiers du numérique.


L'Association Pascaline lance sur FaceBook une campagne et un concours pour sensibiliser les Lycéens et les Etudiants de 1er cycle aux métiers du numérique
L’Association Pasc@line s’est fixé comme objectif de promouvoir les métiers du numérique et souhaite élargir son action auprès des lycéens, afin de les informer sur les formations et les carrières liées aux Technologies de l’Information et de la Communication. L’Association Pasc@line a pris le parti, pour communiquer auprès des 15-18 ans, de lancer une campagne d’information et de promotion ludique et participative et un jeu-concours sur les dispositifs media fréquentés par les jeunes : réseaux sociaux, FaceBook, YouTube, Twitter, les blogs et sites préférés des ados, les sites vidéo…

Annoncée par des bannières sur Internet, la campagne " Good Geek/Bad Geek" démarre le 7 mars 2011 et va durer deux mois. La campagne présente deux scénarios de vidéos pour donner le cadre du jeu-concours : Bad Geek, il est accro à Internet et s’isole avec son ordinateur et Good Geek, il maîtrise les nouvelles technologies et en fait son métier. Ces scénarios sont à compléter par les participants (exemple : Pour toi un ingénieur c’est quoi ? filme-toi et imagine la suite...). Les lycéens sont invités à participer et à réaliser leur propre vidéo à poster sur Youtube afin de présenter leur vision des métiers du numérique. En fin de concours, une vidéo témoin sera largement diffusée sur Internet pour présenter une sélection de métiers du numérique.

La meilleure vidéo dans chaque catégorie sera mise en avant dans ce dispositif et les deux gagnants remporteront un portable MacBook Air. La campagne orientera également les jeunes Internautes vers les sites web où ils pourront trouver de l’information sur les formations et les métiers du numérique.

Consulter l’opération à partir du 7 mars 2011 : http://www.facebook.com/filmeungeek

La Campagne " Good Geek/Bad Geek" et le jeu concours vont ainsi permettre aux lycéens Internautes de se projeter dans une expérience professionnelle et de développer la vision d’un futur métier dans le domaine du numérique.

M. Dominique Van Deth de l’Association Pasc@line commente : «Cette campagne "Good Geek /Bad Geek" sur Internet montre notre volonté de nous adresser en amont auprès des futures générations de jeunes diplômés afin qu’ils prennent conscience de la diversité des métiers du numérique et puissent se projeter dans ce domaine quand ils pensent à leur avenir professionnel. »

À Propos de l’Association Pasc@line

Créée en 2006, l’association Pasc@line s’est fixée comme objectifs de promouvoir les métiers d’ingénieurs et cadres dans le domaine des TIC (Technologies de l’Information de la Communication) et d’aider à la meilleure adéquation des formations avec les besoins des entreprises, par une étroite collaboration entre les mondes de l’éducation et de l'entreprise, et par l’entremise de 2 collèges :
- Un collège "Formations" qui regroupe 69 établissements d’enseignement supérieur formant aux métiers des TIC, écoles d’ingénieurs, formations universitaires, écoles de management,
- Un collège "Entreprises" auquel sont appelés à adhérer les syndicats professionnels concernés et représentés par Syntec informatique, chambre professionnelle des Sociétés de Services Informatiques et des Éditeurs de Logiciels, ainsi que par la CICF (Chambre de l’Ingénierie et du Conseil de France).
L’Association Pasc@line constitue un lieu unique d’échanges, de rencontres, d’anticipation et d’action entre le monde de l’éducation et les entreprises autour des technologies numériques. Son action s’inscrit dans le développement des trois dimensions indispensables à la formation des ingénieurs et des futurs cadres : connaissances, aptitudes, compétences. Consulter le site : www.assopascaline.fr
par Philippe NIEUWBOURG Samedi 19 Février 2011
Quelques livres sur IBM à l'occasion du centenaire
Vous connaissez IBM ? Oui, bien sur, International Business Machine. Mais connaissez-vous l'histoire de cette entreprise ?
2011 est l'année idéale pour parcourir cette histoire et revenir sur un siècle d'inventions au service des entreprises. Car en 2011, IBM est la première société d'informatique à fêter son centenaire. Alors que des sociétés comme Microsoft et Apple ont tout juste dépassé la trentaine et que Google vient de rentrer à la "grande école", IBM est depuis maintenant cent ans sur ce marché des technologies de l'information puis de la communication.
Créée en 1911 aux Etats-Unis, IBM a bien évidemment été l'objet de nombreux ouvrages détaillant l'histoire de l'entreprise, ses méthodes, ses succès, ses difficultés.
Une incontestable et très belle réussite, même si certaines zones d'ombre subsistent en particulier sur le rôle de l'entreprise pendant la seconde guerre mondiale. Mais il s'agit d'histoire et à ce titre, toutes les vérités doivent être transmises de génération en génération, sans que cela n'impacte en rien notre opinion sur celle qui reste aujourd'hui la plus ancienne et la plus grande société d'informatique au monde.

Durant toute cette année, le musée de l'informatique participera, souvent, et organisera, parfois, des événements liés à cet anniversaire. Nous craignons qu'il ne soit que peu célébré par IBM en France, l'entreprise essentiellement composée de jeunes recrues, a perdu au cours de multiples déménagements son patrimoine et son histoire. Plus décevant, la direction générale de IBM France ne semble pas aujourd'hui fière de ce centenaire, préférant le service minimum du souvenir. Mais c'est une autre histoire... sur laquelle nous reviendrons forcément.

D'ici là, nous vous proposons de relire quelques ouvrages, accessibles dans les bibliothèques, sur les sites de vente d'ouvrages d'occasion et chez les bouquinistes. Pour les chercheurs, ils sont également disponibles au travers de Bookeo, le centre de documentation Robert Ligonnière consacré à l'histoire de l'informatique.

Pour visualiser les références des principaux ouvrages consacrés à l'histoire de IBM, suivez ce lien : http://www.bookeo.fr/tags/IBM/ ou de manière plus large via le moteur de recherche : http://www.bookeo.fr/search/ibm/
par Philippe NIEUWBOURG Jeudi 13 Janvier 2011

La construction de l'EDSAC date de 1947. Il s’agirait du premier ordinateur à conserver en mémoire ses programmes de travail. Imaginé et développé à Cambridge, il va renaitre prochainement pour le plus grand plaisir des scientifiques et des curieux. La CCS (Computer Conservation Society) a en effet dégagé un financement qui va lui permettre de construire une réplique de l’EDSAC.


Copyright Computer Laboratory, University of Cambridge. Reproduced by permission.
Copyright Computer Laboratory, University of Cambridge. Reproduced by permission.
EDSAC signifie Electronic Delay Storage Automatic Calculator. Il a été imaginé par John von Neumann et ses collègues qui à la fin de la seconde guerre mondiale, ont pressenti que l’avenir de l’informatique passerait par des ordinateurs qui conserveraient en mémoire à la fois les données mais surtout les instructions des programmes à exécuter.
Plusieurs armoires d’une surface totale de 20 m2 sur 2 mètres de haut composaient la machine. Plus de 3000 tubes à vide pour exécuter les instructions, des tubes à mercure pour conserver la mémoire des données… l’EDSAC a exécuté son premier programme le 6 mai 1949. Il a été utilisé pendant neuf ans, jusqu’en juillet 1958. Remplacé par l’EDSAC 2, il a été démantelé pour récupérer la place qu’il occupait.
Sir Maurice Wilkes, considéré comme le créateur de l’EDSAC, est décédé il y a quelques semaines, en novembre 2010 à l’âge de 97 ans.

Créée en 1989, la CCS est spécialisée dans la fabrication de copies fonctionnelles de machines historiques comme la machine de Turing, le Colossus Mark II, etc. L’EDSAC reconstruit pourrait ensuite être exposé au National Museum of Computing, récemment rouvert à Bletchley Park, berceau de l’informatique militaire pendant la seconde guerre mondiale.
Pour plus d’informations ou pour organiser une visite à nos amis du TNMOC, visitez leur site : http://www.tnmoc.org
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