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L'affaire de la Grande Arche

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par Philippe NIEUWBOURG Jeudi 13 Janvier 2011

La construction de l'EDSAC date de 1947. Il s’agirait du premier ordinateur à conserver en mémoire ses programmes de travail. Imaginé et développé à Cambridge, il va renaitre prochainement pour le plus grand plaisir des scientifiques et des curieux. La CCS (Computer Conservation Society) a en effet dégagé un financement qui va lui permettre de construire une réplique de l’EDSAC.


Copyright Computer Laboratory, University of Cambridge. Reproduced by permission.
Copyright Computer Laboratory, University of Cambridge. Reproduced by permission.
EDSAC signifie Electronic Delay Storage Automatic Calculator. Il a été imaginé par John von Neumann et ses collègues qui à la fin de la seconde guerre mondiale, ont pressenti que l’avenir de l’informatique passerait par des ordinateurs qui conserveraient en mémoire à la fois les données mais surtout les instructions des programmes à exécuter.
Plusieurs armoires d’une surface totale de 20 m2 sur 2 mètres de haut composaient la machine. Plus de 3000 tubes à vide pour exécuter les instructions, des tubes à mercure pour conserver la mémoire des données… l’EDSAC a exécuté son premier programme le 6 mai 1949. Il a été utilisé pendant neuf ans, jusqu’en juillet 1958. Remplacé par l’EDSAC 2, il a été démantelé pour récupérer la place qu’il occupait.
Sir Maurice Wilkes, considéré comme le créateur de l’EDSAC, est décédé il y a quelques semaines, en novembre 2010 à l’âge de 97 ans.

Créée en 1989, la CCS est spécialisée dans la fabrication de copies fonctionnelles de machines historiques comme la machine de Turing, le Colossus Mark II, etc. L’EDSAC reconstruit pourrait ensuite être exposé au National Museum of Computing, récemment rouvert à Bletchley Park, berceau de l’informatique militaire pendant la seconde guerre mondiale.
Pour plus d’informations ou pour organiser une visite à nos amis du TNMOC, visitez leur site : http://www.tnmoc.org
par Philippe NIEUWBOURG Jeudi 13 Janvier 2011
Retrouvez le musée du jeu vidéo au Manga Party Festival
Contraint lui aussi à la fermeture suite à la récupération de la Grande Arche par le ministère du développement durable, le musée du jeu vidéo vous propose un ensemble de manifestations "hors les murs" qui vous permettent de retrouver l'ambiance, les machines et l'univers du jeu vidéo et de son histoire.

Ce sera le cas au Manga Party Festival, une ambiance bien différente de celle des ateliers mécanographiques, mais qui fait partie de la culture numérique des plus jeunes générations.

Ouverture de la billetterie du Manga Party Festival

La 2ème édition du Manga Party Festival se tiendra les samedi 9 et dimanche 10 avril 2011 à Paris, Porte de Versailles, Hall 5.
Un événement culturel destiné aux amoureux de la culture japonaise, des jeunes fans de « J-Pop » aux nostalgiques des séries cultes des années 80.
Un festival original pour découvrir la richesse de la pop-culture japonaise à travers l’image animée, le manga, la mode, la musique, ou encore le jeu vidéo.
Un voyage unique à travers la « J-Pop Culture » avec :
Des projections d'animés (séries et films d’animation de style manga), diffusés en partenariat avec les éditeurs français tels que Kaze, Kana, Ankama, ou Dybex
Des concerts de « J-Pop » (musique pop japonaise), spectacles, défilés de cosplay et un karaoké géant sur des génériques d'animés et de séries cultes
Des expositions artistiques et culturelles sur l’univers manga et le Japon, un espace retrogaming présenté par le Musée du Jeu Vidéo, des bornes de jeux vidéo, des séances de dédicaces, des stands de goodies, et bien d'autres surprises !
Sans oublier la cérémonie des Manga Party Awards récompensant le meilleur du manga, de l’animation, de la J-Music, du cosplay et du jeu vidéo.
Sous le patronage de la Japan Foundation et en partenariat avec FNAC, NRJ, MTV, Game One, Nickelodeon, Mangas, Nolife, Gong, Animeland, Rock One et Dailymotion.

Réservations : Fnac, www.fnac.com et points de vente habituels.
Par téléphone : 0 892 68 36 22 (0,34€/min)
Tarifs en prévente : de 11 à 12 euros la journée, de 18 à 20 euros les deux jours.
Tarifs sur place : 14 euros la journée et 24 euros les deux jours.

L'informatique a 100 ans : découvrez ces machines préhistoriques qu'utilisaient nos parents !
Un téléphone mobile de 1944, un PC portable de 12 kg, une disquette de 20 cm, une salle informatique de 5 tonnes, première console de jeux... l'informatique n'a pas toujours été portable et communicante. Née au début du XXe siècle, il lui a fallu franchir des étapes avant de pénétrer les entreprises puis notre vie quotidienne. Venez découvrir au travers de vidéos, d'extraits de films et de vraies machines d'époque de quoi avaient l'air les premiers ordinateurs !

Conférence organisée le mardi 18 janvier de 11h30 à 13h à l'IUT de Villetaneuse - Amphi 6.
Cette conférence est organisée par le département Informatique de l'IUT de Villetaneuse, mais tous les étudiants de l'IUT sont invités à y participer pour découvrir en deux heures d'où vient l'informatique.

Extraits de films d'archives, pièces originales, débats, nous vous parlerons de l'informatique d'hier et de demain. Venez nombreux !
Madame Kosciusko-Morizet
Ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement
Hôtel de Roquelaure
246 Boulevard Saint-Germain
75007 PARIS

Paris, le 31 décembre 2010

Madame la ministre,

Vous connaissez parfaitement le dossier du musée de l’informatique, au titre de l’économie numérique dont vous aviez la charge il y a quelques semaines encore. J’avais eu l’occasion de vous interviewer lorsque vous aviez accordé votre parrainage au congrès mondial sur l’Internet du Futur, organisé au musée de l’informatique avec Vinton Cerf, Louis Pouzin et Robert Kahn.

Depuis son ouverture en 2008, le musée de l’informatique a accueilli environ 750 000 visiteurs et des centaines de visites scolaires. Unique musée de l’informatique en France il est devenu une référence en Europe. Et tout cela sans peser nullement sur les finances publiques puisque auto-financé par la billetterie, l’événementiel et les visites guidées.

Mais au mois d’avril, profitant d’une panne d’ascenseur de la Grande Arche, les services de votre ministère, ont décidé abruptement de fermer la Grande Arche au public, entrainant la fermeture sans préavis du musée de l’informatique.

Conséquences directes dans les prochaines semaines, le licenciement d’une cinquantaine de salariés et le dépôt de bilan probable des deux sociétés sous-traitantes.

Le 5 octobre dernier, interrogée en direct par un auditeur sur RMC, vous avez déclaré que "il y a actuellement des discussions pour savoir où pourrait être transporté le musée de l'informatique". Malheureusement les bonnes informations ne vous avaient pas été transmises à l’époque car aucune discussion n’a jamais été initiée ni pour envisager un partage intelligent des espaces, ni pour le déplacement du musée de l’informatique.

Vous pouvez encore aujourd’hui revenir sur cette décision et ses modalités, et éviter ainsi le licenciement de nombreux salariés et les autres conséquences sociales. Nous sommes bien conscients que le ministère doit trouver des locaux pour organiser ses réunions et ses conférences, mais cela doit-il se faire aux dépends de l’emploi et de la culture scientifique ? La Grande Arche peut certainement accueillir des visiteurs et en parallèle recevoir les réunions du ministère. Nous ne demandons qu’une chose, que la concertation et le travail en commun permette de dégager une solution. Vous avez le pouvoir de sauver de nombreux emplois et le musée de l’informatique.

Nous avons bien compris que les relations « particulières » entretenues par votre ministère avec la société exploitante devaient être remises à plat. Mais nous n’avons aucun lien juridique avec cette société. Le musée de l’informatique est une association sans but lucratif. Des bénévoles travaillent depuis plusieurs années pour conserver et transmettre le patrimoine français de l’économie numérique. Leur travail a été anéanti par cette décision technocratique.

Pour terminer, je me permets de vous joindre copie d’un courrier du Chef de Cabinet de Monsieur le Président de la République. N’obtenant pas de réponse à nos demandes auprès de votre prédécesseur, nous avions pris l’initiative de saisir l’Elysée afin d’informer Monsieur le Président de la République de la situation. Une initiative qui se justifie car Monsieur Nicolas Sarkozy avait apporté son soutien officiel au projet de musée de l’informatique dès 2007.

Je reste à votre entière disposition pour vous apporter les précisions que vous pourriez souhaiter dans la conduite de ce dossier. Les salariés, les bénévoles et l’ensemble des visiteurs du musée de l’informatique comptent sur votre action rapide pour donner un nouvel élan à cet outil de transmission de la culture scientifique.

Je vous prie de recevoir, Madame la ministre, l’expression de mes salutations respectueuses.

Philippe NIEUWBOURG
Directeur du musée de l’informatique
Email : philippe.nieuwbourg@museeinformatique.fr

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur "l'affaire" du musée de l'informatique à la Grande Arche, je vous propose de suivre le blog spécialement ouvert sur le sujet sur http://grandearche.posterous.com
par Philippe NIEUWBOURG Lundi 3 Janvier 2011
Fêtés en 2009, les 40 ans de l'association ADIRA (Association pour le Développement de l'Informatique en région Rhône-Alpes) ont été l'occasion de la publication d'un ouvrage rétrospectif. Quelques images ont attiré notre attention et nous avons souhaité les partager avec nos lecteurs.
Merci à Mary-José Silvain, cheville ouvrière de l'association depuis son développement d'avoir accepté de nous autoriser à publier quelques images dans le petit diaporama ci-dessus.

Pour en savoir plus sur l'ADIRA, visitez leur site sur www.adira.org