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Comme certains de nos fidèles lecteurs le savent, je suis actuellement pour quelques jours à Montréal, afin de finaliser et d’inaugurer la première exposition du futur musée de l’informatique du Québec.
Cette exposition intitulée « L’aventure de la micro-informatique » a été conçue par le Pavillon d’Education Communautaire Hochelaga-Maisonneuve, sous la direction de Louise MONTGRAIN.
Un peu d’histoire tout d’abord pour vous raconter la genèse de ce projet. De passage en octobre 2008 à Montréal pour une conférence sur l’informatique décisionnelle, j’ai profité de mon séjour pour tenter de rencontrer quelques personnes potentiellement intéressées par l’histoire de l’informatique : Le centre des sciences de Montréal, et ce que j’avais identifié comme « le micro-musée ». Ma démarche a quelque peu surpris Louise MONTGRAIN, directrice du Pavillon d’Education Communautaire Hochelaga-Maisonneuve, propriétaire de ce micro-musée. Une collection impressionnante d’artefacts des débuts de la micro-informatique, qui « dormaient » à l’étage dans une pièce fermée à clef. Mon interlocutrice m’avouera plus tard que la pièce en question n’avait sans doute pas été ouverte depuis quelques années...
Mon objectif était simple, poursuivre et étendre le travail réalisé en France avec le musée de l’informatique et faire bénéficier d’autres musées de notre expérience et surtout partager notre passion. Si autant de gens se pressent au musée de l’informatique de Paris, sans doute la même attente existe-t-elle dans les autres pays. La proximité culturelle et linguistique de nos cousins d’Amérique ne pouvait que faciliter les choses. C’est d’ailleurs l’objectif que nous avons fixé à l’association AntéMémoire, fédérer les musées et clubs informatiques soucieux de la préservation et de la transmission de l’histoire de l’informatique.
La présentation de notre travail réalisé à Paris a convaincu Louise Montgrain de l’intérêt que représentait cette collection dormante et qu’elle méritait d’être mise en lumière.
Commanditaires bienvenus
Le Pavillon d’Education Communautaire (PEC) est un organisme à but non lucratif qui propose aux habitants du quartier Hochelaga-Maisonneuve des activités et des formations dans des domaines très divers : artistiques (peinture, danse, sculpture...), éducatif (initiation à l’informatique, alphabétisation...), etc.
Installé dans un quartier populaire de Montréal, le PEC est le poumon d’activité du quartier, apportant à de nombreux habitants les activités culturelles et éducatives auxquelles ils ne pourraient pas avoir accès.
Le PEC apporte ainsi ses services à plus de mille membres qui moyennant une adhésion annuelle très modique, peuvent bénéficier de tous les cours et de toutes les activités proposés. Ils participent financièrement s’ils le peuvent, en fonction de leurs moyens. Des services supplémentaires comme une garderie, une friperie, etc sont également développés.
Pour assurer ces activités au service de la population, le PEC doit équilibrer son budget, appuyé sur la participation des membres, mais surtout sur les subventions locales et gouvernementales, et sur les dons privés. L’ensemble des fonds dégagés par le futur musée de l’informatique servira ainsi à financer les activités communautaires du PEC.
L’exposition, une première étape
En proposant cette exposition, le PEC compte d’une part attirer de nombreux visiteurs et commanditaires de la ville de Montréal toute entière, mais aussi mettre en lumière sa collection. Ainsi cette première exposition devrait être la première brique d’un projet plus ambitieux de création à terme d’un véritable musée permanent de l’histoire de l’informatique. Une belle histoire qui m’en rappelle une autre...
Pendant près d’un an, les équipes de bénévoles et les employés du PEC ont travaillé à la création de cette exposition. Je voudrais tout d’abord saluer le travail de deux personnes, Marc-André LEGER et Geneviève LAROUCHE. Informaticien de formation et Professeur d’informatique à l’Université de Sherbrooke, Marc-André assurera les visites et l’animation pendant toute cette semaine d’exposition. Geneviève est une jeune spécialiste de la muséologie et elle a mis tout son talent et sa passion dans la conception de cette exposition.
Des chroniques accessibles à tous, pour raconter quelques moments de l'histoire de l'informatique et la rendre vivante au plus grand nombre. Douze émissions de 2 minutes chacune pour raconter cent ans d'histoire, tel était le challenge. Le résultat est forcément imparfait, mais il a le mérite d'exister.
Vous pouvez écouter ces chroniques si vous en avez manqué certaines, en sélectionnant ci-dessous les podcasts qui vous intéressent.
France Info - Nouveau monde - 11_00_00 16.07.2009.mp3
(1.8 Mo)
France Info - Nouveau monde - 11_00_00 17.07.2009.mp3
(1.95 Mo)
France Info - Nouveau monde - 11_00_00 23.07.2009.mp3
(1.95 Mo)
France Info - Nouveau monde - 11_00_00 24.07.2009.mp3
(1.93 Mo)
France Info - Nouveau monde - 11_00_00 30.07.2009.mp3
(2 Mo)
France Info - Nouveau monde - 11_00_00 31.07.2009.mp3
(1.99 Mo)
France Info - Nouveau monde - 11_00_00 06.08.2009.mp3
(1.95 Mo)
France Info - Nouveau monde - 11_00_00 07.08.2009.mp3
(1.73 Mo)
France Info - Nouveau monde - 11_00_00 13.08.2009.mp3
(1.79 Mo)
France Info - Nouveau monde - 11_00_00 14.08.2009.mp3
(1.98 Mo)
France Info - Nouveau monde - 11_00_00 20.08.2009.mp3
(1.93 Mo)
France Info - Nouveau monde - 11_00_00 21.08.2009.mp3
(1.97 Mo)
En ce 26 août 2009, rendons hommage à cette demoiselle de 20 ans qui héberge le musée de l'informatique.
Retrouvez ci-dessous quelques morceaux d'histoire, exhumés de la mémoire collective grâce à la base de données de l'INA. De 1983 lorsque le projet n'était encore qu'une maquette que le Président François Mitterand venait de sélectionner, à 2006 avec la présentation du chantier suivant dont la Grande Arche n'est plus le clap de fin, mais la porte ouverte vers Nanterre et la Seine.
Et sans oublier la cérémonie anniversaire, le 26 août 1989, lorsque Antenne 2 consacre une partie importante de sa journée à l'inauguration de ce monument, en présence de François Mitterand.
Pour fêter cet anniversaire, le Toit de la Grande Arche vous propose une offre spéciale pour découvrir le monument et en profiter pour visiter le musée de l'informatique : du 26 août au 11 septembre, en imprimante la première page de ce billet et en le présentant à la caisse, vous bénéficierez d'un tarif réduit exceptionnel de 7 euros.
A noter également que dans le journal Le Parisien du 26 août, vous découvrirez le témoignage de salariés de l'Arche, ceux qui travaillent au quotidien dans les coulisses pour accueillir les visiteurs.
Grâce à notre partenaire Neo-Legend, plusieurs machines d’arcade sont disponibles pour les visiteurs au sommet de la Grande Arche, au coeur du musée de l’informatique.
Trois consoles d’arcade ont été mises à la disposition des visiteurs par notre partenaire, la boutique Neo-Legend. Trois consoles sur lesquelles sont disponibles plusieurs dizaines de jeux des années 80 et 90. Vous n’avez plus qu’à faire votre choix et à prendre le contrôle du joystick.
Une autre machine, la Sega Time Traveler est également exposée. Mais, trop fragile, elle ne peut pas être mise en service. C’est cependant la première console de jeu « en 3D ». Les séquences vidéo sont stockées sur le Laserdisc et surgissent devant vous. La jouabilité n’est pas très intéressante, mais la machine est historiquement importante.
En parfait état de fonctionnement cette machine participera à nos sessions de démonstrations permettant de faire découvrir par exemple le système d’exploitation CP/M dont il est équipé ou la programmation en Basic.
Son processeur est un Z80, qui tournerait à 5 Mhz. La mémoire vive disponible serait de 64 Ko, plus 16 Ko pour la mémoire vidéo (et un second processeur Z80 servirait l’écran). En effet le IF 800 est équipé d’un écran couleur, sans doute un des premiers PC à en être équipé, si ce n’est le premier.
Pas de disque dur bien sur, mais deux lecteurs de disquettes 5’‘1/4 et trois slots permettant de lui ajouter des cartes d’extension (disquettes 8’‘, entrées/sorties, extension mémoire). Une imprimante est intégrée qui peut aller jusqu’à 132 colonnes.
Pour plus d’informations techniques, consultez la fiche de Old-Computers.com
Bien sur, si vous avez connu ou utilisé cette machine, faites-nous part de vos souvenirs en utilisant la zone de commentaires ci-dessous.
Parmi les machines mythiques de l’époque, le Commodore C64, qu’un développeur a entrepris de faire revivre sur la plateforme iPhone ( Source Frenchiphone.com ).
L’émulateur proposé inclut un clavier virtuel sur l’écran de l’iPhone, les graphismes et les sons d’origine ainsi que le joystick.
Vous pouvez en découvrir la démonstration dans la vidéo ci-dessus.
Attention l’application n’est pas encore disponible sur l’AppStore, et nous espérons tous que Apple l’approuvera pour nous permettre de retrouver certaines sensations de notre jeunesse.
Commercialisé par ICT France, installée 25 rue d’Astorg à Paris, l’ICT 1301 est un ensemble de taille moyenne, mais assez puissant. La machine de base occupe 36 m2 et la configuration étendue au maximum occupe 80 m2. En fonction des configurations le prix de location variait entre 25 000 et 115 000 Francs par mois (soit entre 36 000 et 164 000 euros d’aujourd’hui). Apparemment seule la formule location était proposée. L’ICT 1301 disposait d’une mémoire rapide à tores de ferrite de 400 à 4000 mots de 12 caractères (extensible du minimum au maximum par tranches de 400 mots). Mais c’est la mémoire en tambours magnétiques qui permettait de traiter des volumes plus importants de données, tout en restant accessibles presque aussi rapidement que la mémoire à tores. Chacun des huit tambours installables pouvait stocker jusqu’à 12 000 mots. Les tambours tournaient à 5240 tours/minute et le temps moyen d’accès à l’information était de 5,7 millisecondes.
L’efficacité maximum était obtenue par la simultanéité automatique des fonctions de lecture, écriture sur bande magnétique et de traitement, par un mécanisme matériel. La simultanéité des fonctions de lecture de cartes, de perforation et d’impression était réalisée par un mécanisme logiciel.
Quelques caractéristiques des bandes magnétiques : Les bandes à 1/2 pouce et à 1 pouce disposent de 16 pistes et chaque colonne de 16 positions de 2 digits de 4 bits plus 8 bits de contrôle... vous avez suivi ? Non, relisez la phrase.
Ces 16 bits forment une combinaison unique pour chaque paire de digits d’information. Si l’un de ces 16 bits a disparu ou qu’un autre bit s’est introduit, le résultat n’est jamais conforme aux bits de contrôle. La machine rectifie automatiquement les erreurs de un bit; et pour plus d’un bit la machine signale l’erreur, la correction est alors faite par programme (relecture ou nouvelle écriture). Au-delà de quatre tentatives sans succès, la bande est envoyée au service d’entretien.
Compatible Cobol, le langage de programmation Rapidwrite pouvait, comme son nom ne l’indique pas, être programmé en français. Une bibliothèque de programmes et sous-programmes de service était proposée avec la machine.
Liens :
- Le site d’un petit groupe de passionnés qui ont entrepris la reconstruction d’un ICT 1301
Si vous avez connu cette machine, ou avez une anecdote à partager, utilisez la zone de commentaires ci-dessous pour la faire connaître.
Un décret crée un poste de délégué à l’informatique. Il est censé proposer au gouvernement une politique générale de l’informatisation et en suivre l’exécution.
Nous aimerions reconstituer l'historique de cette fonction et des Hommes qui l'ont occupée. Si vous connaissez le nom de certains de ces délégués à l'informatique et la période à laquelle ils ont occupé ce poste, indiquez-le dans les commentaires, nous modifierons au fur et à mesure la liste.
Si en plus vous avez des indications sur comment les contacter, ce serait l'occasion pour nous de solliciter auprès d'eux une interview.
Consultez notre avis de recherche : http://www.museeinformatique.fr/Histoire-des-Delegues-a-l-informatique_a27.html
La version haut de gamme, qui comprend 30 000 mots de mémoire occupe 200 m2 et coûte à l’achat 23 millions de francs, soit près de 33 millions d’euros d’aujourd’hui. Le prix de location est de 400 000 francs par mois, soit 571 000 euros.
Parlons un peu pour changer de la communication entre les organes d’entrées-sorties et l’unité centrale. Cette communication pouvait être multiplexée et passer par le canal d’une ligne téléphonique.
On connecte à l’unité centrale 7074 une unité de contrôle de transmission (multiplexeur) 1009, reliée ensuite à une ligne téléphonique qui transmet les données à une vitesse comprise entre 150 et 250 caractères par seconde. En sortie, un autre multiplexeur permet de connecter un autre ordinateur, ou on connecte directement un périphérique : Une unité 1013 lecteur-perforateur de cartes, 1014 un poste d’interrogation, 7701 une unité de lecture-écriture de banque magnétique.
Le 7074 est proposé avec un générateur de programmes d’édition, le RPG, qui permet de lire des enregistrements et d’écrire des rapports sur cartes, bandes ou imprimantes. Mais également un utilitaire, PAT, qui permet de contrôler tous les transferts intervenant dans le déroulement d’un programme.
Si vous avez connu cette machine, ou avez une anecdote à partager, utilisez la zone de commentaires ci-dessous pour la faire connaître.
C’est par exemple au SICOB de 1964 qu’a été présentée la première télécommunication par calculateurs électroniques entre Paris et Londres autour de l’Univac 1004
C’est au SICOB de 1973 que François Gernelle et André Truong (R2E) ont présenté le premier micro-ordinateur, français, le Micral.
"Unix a 40 ans : passé, présent et futur d'un OS révolutionnaire
Séquence Histoire, à l’occasion du quarantième anniversaire de la naissance d’Unix, le mythique système d’exploitation multitâche et multi-utilisateur, créé en août 1969, dont l’héritage est impressionnant.
Quarante ans, dans la jeune histoire de l’informatique, c’est une véritable épopée. Et le fait qu’il soit toujours évoqué aujourd’hui en dit long sur ses qualités d’origine. On en parle parce que, bien qu’en bout de course, on continue à l’utiliser, mais aussi parce qu’il a engendré et inspiré à sa suite toute une famille de systèmes d’exploitation dont rien moins que BSD, Mac OS X et enfin, évidemment, GNU/Linux.
Dans quelles conditions et contexte Unix est-il né ? Pourquoi un tel succès, une telle longévité et une telle parenté ? Et qu’en est-il de sa situation aujourd’hui ? Autant de questions qui trouveront réponses dans l’article ci-dessous traduit par nos soins..."
Lire l'article complet sur : http://www.framablog.org/index.php/post/2009/08/10/unix-40-ans
Quelques mots sur les plans de composition conseillés :
- Une unité centrale avec mémoire de 20 000 caractères, 6 dérouleurs de bandes, une imprimante et un lecteur de cartes... 60 m2 et 1,39 millions de francs (soit un peu moins de 2 millions de nos euros)
- Une unité centrale avec mémoire de 20 000 caractères, le dispositif de simultanéité, 12 dérouleurs de bandes, une imprimante et un lecteur de cartes : 80 m2 et 2,45 millions de francs (soit 3,5 millions d’euros)
- Et le haut de gamme, une unité centrale, avec 40 000 caractères de mémoire centrale, 2 tambours magnétiques, 5 dérouleurs de bandes, 2 imprimantes avec mémoire tampon, un lecteur-perforateur de cartes, un lecteur de bande perforée et une machine à écrire... occupent 100 m2 et coûtent 4,69 millions de francs soit... 6,7 millions d’euros !
Tiens parlons un peu des mémoires auxiliaires... Vous pouviez installer jusqu’à 6 unités de 128 disques pouvant enregistrer chacune 4,6 millions de caractères, le temps moyen d’accès était de 3,75 secondes !
Des disques de « haute performance » étaient également disponibles, avec un temps d’accès de 100 millisecondes. Chaque unité de 6 disques avait une capacité de 22 millions de caractères.
Les tambours magnétiques avaient une capacité de 12 800 mots de 10 caractères chacun. Le temps moyen d’accès n’était que de 10 millisecondes et la vitesse de transfert de 55 000 caractères par seconde.
Des cartes magnétiques BULLRAC permettaient de conserver de l’information sur une autre forme de support physique. Un magasin amovible contient 2 x 128 feuillets de 166 400 caractères. Une unité de chargement comprend 8 magasins (340 millions de caractères) et on peut connecter jusqu’à 16 unités de chargement, soit un total de 5,5 milliards de caractères... mais l’investissement devait alors être plus que conséquent !
Liens :
- Présentation du Gamma 30 sur le site de la FEB (Fédération des Equipes Bull) : http://febcm.club.fr/systemes_ord/hsg30.htm
- Une superbe collection de photos du Gamma 30 de la FEB : http://www.febangers.com/febpatton/img_mat_cart_perfo/FEB-214_CPU%20GAMMA%2030/index.html
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Le musée de l'informatique de Paris La Défense est heureux de vous annoncer sa participation à la création du premier musée de l'informatique au Québec, à Montréal.
Présentée du 3 au 9 septembre de 9h00 à 17h00, cette exposition a été imaginée et créée par le Pavillon d’éducation Communautaire Hochelaga-Maisonneuve, en partenariat avec le musée de l'informatique de Paris. Cet événement vous propose un voyage à travers l'histoire de l'évolution fulgurante d'un médium aujourd'hui omniprésent, le micro-ordinateur.
À travers une importante collection de micro-ordinateurs agissant comme témoins du passé, six salles vous invitent à la découverte de cet outil... Nous vous invitons à vous présentez en grand nombre à Montréal, Québec, au 1670 rue Desjardins, coin lafontaine, près du métro Pie-IX pour venir partager avec nous cette belle aventure !
L'entrée est gratuite pendant toute la durée de l'exposition.
Le PEC étant un organisme communautaire, à but non lucratif, nous vous invitons à visiter l'exposition et à participer financièrement, si vous le pouvez, aux activités du PEC, sous forme d'un don. Le vernissage de l'exposition aura lieu, en présence de plusieurs personnalités régionales et nationales, le 2 septembre à partir de 17h.
Les informations pratiques sur l'exposition sont disponibles sur le site www.imusee.org et sur le blogue www.imusee.org/blogue/
Quelques mots sur le PEC Hochelaga-Maisonneuve :
Le PEC fut fondé en 1972 par un comité de citoyennes et de citoyens qui cherchaient à se donner un moyen pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion. Ce moyen, c’était et c’est toujours l’éducation populaire. Le PEC est un centre d’éducation populaire, c’est-à-dire un lieu de formation pratique et théorique, non traditionnel où il est possible de s’informer, de se former et d’entreprendre des démarches d’éducation, d’insertion sociale et de prise en charge.
Lire l'article complet sur http://www.expologie.org/article-34556275.html
Voici quelques éléments sur les configurations proposées :
- En 1960, le 7090 avec dix lecteurs de bandes et un lecteur-perforateur-imprimante occupe 150 m2 et coûte à l’achat 14 millions de francs (soit 20,65 millions d’euros de nos jours)
- En 1962, le 7094 avec douze lecteurs de bandes et un lecteur-perforateur-imprimante occupe 160 m2 et coûte à l’achat 15,75 millions de francs (soit 21,45 millions d’euros de nos jours)
- En 1963, le 7094 II avec la même configuration que le 7094 occupe 180 m2 et coûte 16,34 millions de francs (soit 21,23 millions d’euros d’aujourd’hui)
On constate ainsi l’évolution hausse du rapport performance / prix, le 7094 II est en euros constants moins cher que son prédécesseur, mais plus puissant.
Quelques mots sur le logiciel... ces machines étaient programmables en MAP (langage symbolique), Cobol, Fortran IV, et étaient accompagnées de programmes d’entrées-sorties, de tri et de quelques utilitaires disques, cartes...
Le système d’exploitation IBSYS permettait la gestion automatique de l’ordinateur, intègrait l’ensemble des compilateurs : il enchaîne une suite de travaux différents, même écrits dans des langages différents et permet le passage automatique d’une opération de compilation à l’exécution correspondante, il met à jour la bibliothèque, il fournit des indications pour la mise au point des programmes (debugging).
Liens :
- L’information officielle sur le site de IBM : http://www-03.ibm.com/ibm/history/exhibits/mainframe/mainframe_PP7090.html
- L’histoire du 7090 installé à l’université de Colombia : http://www.columbia.edu/acis/history/7090.html
- Une page de comparaison entre les trois machines : http://www.frobenius.com/7090.htm
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Comparé aux autres machines que nous avons pu déjà présenter ici dans la série des calculateurs des années 60, le SEA CAB500 est presque bon marché ! La configuration préconisée (on parle à l’époque de plan de composition) est composée de l’unité centrale, d’une machine à écrire Flexowriter (qui sert également d’imprimante à 10 caractères par seconde) et d’un lecteur photoélectrique de bandes perforées. L’ensemble ne pèse que 700 Kg environ, occupe 2 m2 seulement et ne coûte « que » 297 500 francs (soit un peu moins de 439 000 euros de nos jours) !
On parle d’ailleurs plus de calculateur, voir de calculatrice, que d’ordinateur. Sa mémoire est composée :
- d’une mémoire centrale à tores de ferrites de 16 mots de 32 bits, soit l’équivalent aujourd’hui de 64 octets
- d’une mémoire sous forme de tambour magnétique de 16384 mots de 32 bits, soit l’équivalent aujourd’hui de 64 Ko...
Une version évoluée, le CAB502 permet de disposer d’un tambour magnétique de 256 pistes au lieu de 128 pour le CAB500... mais moyennant un supplément de prix bien entendu !
Liens :
- La fiche de Wikipedia du langage PAF : http://fr.wikipedia.org/wiki/Programmation_Automatique_des_Formules
- Comparaison entre le PAF et le Fortran : http://www.feb-patrimoine.com/Histoire/systemes/paf.htm
- La fiche du SEA CAB500 : http://www.feb-patrimoine.com/PROJET/cab500/seacab500.htm
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Et puis il y a quelques jours, appel téléphonique imprévu, Jacques Boussard souhaite me voir...
Nous nous retrouvons chez lui en banlieue parisienne, face à un trésor de documents consacrés par Jacques depuis plusieurs décennies. C’est toute l’histoire de Sperry Univac en Europe qui défile sous mes yeux. Plusieurs centaines de documents, plaquettes, photos originales, courriers... qui font toute la grande et les petites histoires de la société, dont Jacques Boussard avait en charge à une époque la communication.
Et heureusement, il eu la présence d’esprit de conserver ces documents, sans valeur à l’époque, mais qui prennent aujourd’hui leur dimension historique. Et viennent ainsi rejoindre nos collections. Un grand merci donc à Jacques Boussard.
Je vous ferai découvrir au fur et à mesure de leur archivage quelques-uns de ces documents les plus marquants au travers de ce blog.
Et puisque parfois un événement peut être le déclencheur d’actions plus importantes, je vous annonce ici que l’été 2009 est l’occasion pour le musée de lancer la phase « conservation » de son projet. Autour du logiciel open source OpenCollection (rebaptisé CollectiveAccess), nous avons débuté le référencement de l’ensemble de la collection, la numérisation des documents (pour leur mise à disposition au public), leur classement et leur archivage. Un archivage qui sans respecter les mêmes règles que celui des Manuscrits de la Mer Morte ou de la Joconde, sera néanmoins réalisé dans des conditions très acceptables de température et d’hygrométrie.
Voici deux exemples de configuration proposée :
- 5000 mots de mémoire centrale, 1 canal, 1 imprimante, 1 lecteur de cartes : occupe une surface de 100 mètres carrés et coûte 4,3 millions de francs (soit 6,3 millions d’euros d’aujourd’hui)
- 10000 mots de mémoire centrale, 4 canaux, un ordinateur 1401 pour la gestion des périphériques avec 8000 caractères de mémoire : occupe une surface de 150 mètres carrés, nécessite une alimentation de 30 kilovolt-ampères (hors climatisation) et coûte à l’achat 12 millions de francs (soit 17,6 millions d’euros d’aujourd’hui)
La logique interne est celle d’une machine binaire, mais les entrées-sorties sont contrôlées par un système de priorité conçu pour les applications de gestion. Des applications qui peuvent être programmées en langage machine, symbolique ou « auto-codeur », mais également en Fortran ou en Cobol. Le processeur Cobol fournit un langage symbolique qui est ensuite traduit et assemblé par l’auto-codeur.
Plusieurs programmes sont fournis avec la machine :
- IOCS pour les entrées-sorties (le programmeur définit d’abord la configuration de son système, puis il utilise les macro-instructions pour lire, écrire, grouper, fractionner ou contrôler les enregistrements)
- RPG qui permet de lire des enregistrements et d’écrire des rapports sur cartes, bandes ou imprimantes.
La mémoire centrale (entre 5000 et 10000 mots) est composée de mots de 55 bits.
Les mémoires auxiliaires sur disque sont des 1301 ou 7300. L’unité 1301 permet d’accéder à 28 ou 56 millions de caractères alpha-numériques. Le 7300 permet de stocker de 6 à 12 millions de chiffres par unité (4 unités au maximum).
Au travers d’un synchroniseur d’entrées-sorties 7603, il était possible de connecter à l’IBM 7070 à la fois un pupitre 7150 et jusqu’à dix stations d’interrogations 7900.
Liens :
- La fiche de Wikipedia : http://en.wikipedia.org/wiki/IBM_7070
- Le témoignage d’un utilisateur : http://www.multicians.org/thvv/7070.html
- Quelques photos de l’arrivée de l’IBM 7070 en Italie : le convoi de camions, devant le colisée
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