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Le ministère du développement durable débouté de sa demande d'expulsion en référé
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L'Ordinateur Individuel met à l'honneur la Grande Arche et le musée de l'informatique
Merci à Delphine SABATTIER, rédactrice en chef de l'Ordinateur Individuel / SVM pour ce trè...04/02/2011 12:03 -
La Parisien pose la question : le toit de l'Arche va-t-il rouvrir ?
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par Philippe NIEUWBOURG
Mardi 28 Juillet 2009
... et les mots auxquels nous avons échappé : Systémateur, Combinateur, Congesteur, Ordinatrice...
A l’époque, en 1955, les machines électroniques de traitement des données étaient encore appelées « calculateurs », héritage de leur usage premier, celui de réaliser des calculs tels que le décryptage, les calculs de tirs ou le recensement pendant la seconde guerre mondiale. Mais IBM anticipait déjà l’arrivée sur le marché de machines plus puissantes, dont les séquences de programmation permettraient de réaliser des traitements plus complexes et de manipuler beaucoup de plus de données...
Au printemps de 1955, IBM France s’apprêtait à construire dans ses ateliers de Corbeil-Essonnes les premières machines électroniques destinées au traitement de l’information. Aux États-Unis ces machines étaient appelées Electronic Data Processing System ou EDPS. Le mot computer était plutôt réservé aux machines scientifiques et se traduisait aisément en calculateur ou calculatrice. Sollicité par la direction de l’usine de Corbeil-Essonnes, François Girard, alors responsable du service promotion générale publicité, décida de consulter un de ses anciens maîtres, Jacques Perret, professeur de philologie latine à la Sorbonne. À cet effet il écrit une lettre à la signature de Christian de Waldner, président d’IBM France. Il décrit sommairement la nature et les fonctions des nouvelles machines. Il accompagne son courrier de brochures illustrant les machines mécanographiques. Le 16 avril, le professeur Perret lui répond. L’ordinateur IBM 650 peut commencer sa carrière. Protégé pendant quelques mois par IBM France, le mot fut rapidement adopté par un public de spécialistes, de chefs d’entreprises et par l’administration. IBM décida de le laisser dans le domaine public.
Le courrier à l’origine du mot : (dont IBM France était le destinataire)
« Le 16 IV 1955
Cher Monsieur,
Que diriez-vous d’ordinateur? C’est un mot correctement formé, qui se trouve même dans le Littré comme adjectif désignant Dieu qui met de l’ordre dans le monde. Un mot de ce genre a l’avantage de donner aisément un verbe ordiner, un nom d’action ordination. L’inconvénient est que ordination désigne une cérémonie religieuse ; mais les deux champs de signification (religion et comptabilité) sont si éloignés et la cérémonie d’ordination connue, je crois, de si peu de personnes que l’inconvénient est peut-être mineur. D’ailleurs votre machine serait ordinateur (et non ordination) et ce mot est tout à fait sorti de l’usage théologique. Systémateur serait un néologisme, mais qui ne me paraît pas offensant ; il permet systématisé ; — mais système ne me semble guère utilisable — Combinateur a l’inconvénient du sens péjoratif de combine ; combiner est usuel donc peu capable de devenir technique ; combination ne me paraît guère viable à cause de la proximité de combinaison. Mais les Allemands ont bien leurs combinats (sorte de trusts, je crois), si bien que le mot aurait peut-être des possibilités autres que celles qu’évoque combine.
Congesteur, digesteur évoquent trop congestion et digestion. Synthétiseur ne me paraît pas un mot assez neuf pour désigner un objet spécifique, déterminé comme votre machine.
En relisant les brochures que vous m’avez données, je vois que plusieurs de vos appareils sont désignés par des noms d’agent féminins (trieuse, tabulatrice). Ordinatrice serait parfaitement possible et aurait même l’avantage de séparer plus encore votre machine du vocabulaire de la théologie. Il y a possibilité aussi d’ajouter à un nom d’agent un complément : ordinatrice d’éléments complexes ou un élément de composition, par exemple : sélecto-systémateur. Sélecto-ordinateur a l’inconvénient de deux o en hiatus, comme électro-ordinatrice.
Il me semble que je pencherais pour ordinatrice électronique. Je souhaite que ces suggestions stimulent, orientent vos propres facultés d’invention. N’hésitez pas à me donner un coup de téléphone si vous avez une idée qui vous paraisse requérir l’avis d’un philologue.
Vôtre
Jacques Perret »
Au printemps de 1955, IBM France s’apprêtait à construire dans ses ateliers de Corbeil-Essonnes les premières machines électroniques destinées au traitement de l’information. Aux États-Unis ces machines étaient appelées Electronic Data Processing System ou EDPS. Le mot computer était plutôt réservé aux machines scientifiques et se traduisait aisément en calculateur ou calculatrice. Sollicité par la direction de l’usine de Corbeil-Essonnes, François Girard, alors responsable du service promotion générale publicité, décida de consulter un de ses anciens maîtres, Jacques Perret, professeur de philologie latine à la Sorbonne. À cet effet il écrit une lettre à la signature de Christian de Waldner, président d’IBM France. Il décrit sommairement la nature et les fonctions des nouvelles machines. Il accompagne son courrier de brochures illustrant les machines mécanographiques. Le 16 avril, le professeur Perret lui répond. L’ordinateur IBM 650 peut commencer sa carrière. Protégé pendant quelques mois par IBM France, le mot fut rapidement adopté par un public de spécialistes, de chefs d’entreprises et par l’administration. IBM décida de le laisser dans le domaine public.
Le courrier à l’origine du mot : (dont IBM France était le destinataire)
« Le 16 IV 1955
Cher Monsieur,
Que diriez-vous d’ordinateur? C’est un mot correctement formé, qui se trouve même dans le Littré comme adjectif désignant Dieu qui met de l’ordre dans le monde. Un mot de ce genre a l’avantage de donner aisément un verbe ordiner, un nom d’action ordination. L’inconvénient est que ordination désigne une cérémonie religieuse ; mais les deux champs de signification (religion et comptabilité) sont si éloignés et la cérémonie d’ordination connue, je crois, de si peu de personnes que l’inconvénient est peut-être mineur. D’ailleurs votre machine serait ordinateur (et non ordination) et ce mot est tout à fait sorti de l’usage théologique. Systémateur serait un néologisme, mais qui ne me paraît pas offensant ; il permet systématisé ; — mais système ne me semble guère utilisable — Combinateur a l’inconvénient du sens péjoratif de combine ; combiner est usuel donc peu capable de devenir technique ; combination ne me paraît guère viable à cause de la proximité de combinaison. Mais les Allemands ont bien leurs combinats (sorte de trusts, je crois), si bien que le mot aurait peut-être des possibilités autres que celles qu’évoque combine.
Congesteur, digesteur évoquent trop congestion et digestion. Synthétiseur ne me paraît pas un mot assez neuf pour désigner un objet spécifique, déterminé comme votre machine.
En relisant les brochures que vous m’avez données, je vois que plusieurs de vos appareils sont désignés par des noms d’agent féminins (trieuse, tabulatrice). Ordinatrice serait parfaitement possible et aurait même l’avantage de séparer plus encore votre machine du vocabulaire de la théologie. Il y a possibilité aussi d’ajouter à un nom d’agent un complément : ordinatrice d’éléments complexes ou un élément de composition, par exemple : sélecto-systémateur. Sélecto-ordinateur a l’inconvénient de deux o en hiatus, comme électro-ordinatrice.
Il me semble que je pencherais pour ordinatrice électronique. Je souhaite que ces suggestions stimulent, orientent vos propres facultés d’invention. N’hésitez pas à me donner un coup de téléphone si vous avez une idée qui vous paraisse requérir l’avis d’un philologue.
Vôtre
Jacques Perret »
par Philippe NIEUWBOURG
Lundi 27 Juillet 2009
La SEA, installée à Courbevoie, est un des constructeurs français d’ordinateurs oeuvrant dans les années 60. Elle sera intégrée le 6 décembre 1966 à deux autres constructeurs, SETI et CITEC pour créer la CII (Compagnie Industrielle pour l’Informatique). En 1960, la SEA présente « l’Ensemble Electronique 3900 ». Même si il est « inventé » à la demande d’IBM en 1955 l’usage du mot « ordinateur » n’est pas encore généralisé.
Le 3900 est un ensemble à bandes magnétiques entièrement transistorisé, plus particulièrement conçu pour les travaux de gestion. « Rentabilité optimale obtenue par l’emploi de la simultanéité totale de lecture, d’écriture et de traitement et par sa sécurité d’emploi. Ses multiples possibilités de composition initiale et d’extensions ultérieures et sa souplesse d’exploitation permettent de réaliser des installations adaptées à la taille de chaque entreprise », explique le CIMAB en avril 1964.
La configuration préconisée est composée d’une unité centrale et de huit unités de bandes magnétiques, plus un certain nombre de périphériques : un lecteur lent et un rapide de ruban perforé, un lecteur de cartes, une imprimante rapide, un perforateur de ruban, un perforateur de cartes, et un Flexowriter qui est un terminal clavier/imprimante/ruban.
En fonction des périphériques retenus, le prix de cet ensemble se situait entre 1,5 et 2,3 millions de francs, soit entre 2,12 et 3,39 millions d’euros d’aujourd’hui. Une formule locative était bien évidemment proposée. En fonction des configurations, la mémoire (à tores de ferrite) proposée s’échelonnait entre 4096 et 16384 caractères alphanumériques.
En option, un « groupe de coordination SEA 3600 » permettrait d’accroître les possibilité de l’ensemble 3900 et se connectait soit directement à l’unité centrale, soit de manière autonome pour assurer les transferts d’informations.
Une mémoire auxiliaire, sous forme de tambour magnétique, permettait de stocker 40960 ou 81920 caractères sous forme de 64 ou 128 pistes de 640 caractères. Sa vitesse de rotation était de 3000 tours par minute.
La programmation normale de l’ensemble SEA 3900 était réalisée à partir d’instructions de huit caractères, dont deux indiquait le type d’opération à exécuter avec diverses variances définies par des indices, et six représentant trois adresses de deux caractères (les opérandes et le résultat). Des formes plus évoluées de programmation symbolique et « automatique » étaient également disponibles.
Liens :
- Article de Pierre Mounier-Kuhn sur les premiers réseaux de données en France
Si vous avez connu cette machine, ou avez une anecdote à partager, utilisez la zone de commentaires ci-dessous pour la faire connaître.
Le 3900 est un ensemble à bandes magnétiques entièrement transistorisé, plus particulièrement conçu pour les travaux de gestion. « Rentabilité optimale obtenue par l’emploi de la simultanéité totale de lecture, d’écriture et de traitement et par sa sécurité d’emploi. Ses multiples possibilités de composition initiale et d’extensions ultérieures et sa souplesse d’exploitation permettent de réaliser des installations adaptées à la taille de chaque entreprise », explique le CIMAB en avril 1964.
La configuration préconisée est composée d’une unité centrale et de huit unités de bandes magnétiques, plus un certain nombre de périphériques : un lecteur lent et un rapide de ruban perforé, un lecteur de cartes, une imprimante rapide, un perforateur de ruban, un perforateur de cartes, et un Flexowriter qui est un terminal clavier/imprimante/ruban.
En fonction des périphériques retenus, le prix de cet ensemble se situait entre 1,5 et 2,3 millions de francs, soit entre 2,12 et 3,39 millions d’euros d’aujourd’hui. Une formule locative était bien évidemment proposée. En fonction des configurations, la mémoire (à tores de ferrite) proposée s’échelonnait entre 4096 et 16384 caractères alphanumériques.
En option, un « groupe de coordination SEA 3600 » permettrait d’accroître les possibilité de l’ensemble 3900 et se connectait soit directement à l’unité centrale, soit de manière autonome pour assurer les transferts d’informations.
Une mémoire auxiliaire, sous forme de tambour magnétique, permettait de stocker 40960 ou 81920 caractères sous forme de 64 ou 128 pistes de 640 caractères. Sa vitesse de rotation était de 3000 tours par minute.
La programmation normale de l’ensemble SEA 3900 était réalisée à partir d’instructions de huit caractères, dont deux indiquait le type d’opération à exécuter avec diverses variances définies par des indices, et six représentant trois adresses de deux caractères (les opérandes et le résultat). Des formes plus évoluées de programmation symbolique et « automatique » étaient également disponibles.
Liens :
- Article de Pierre Mounier-Kuhn sur les premiers réseaux de données en France
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par Philippe NIEUWBOURG
Mercredi 22 Juillet 2009
Présenté en France par IBM en 1960, l’IBM 1620 était un calculateur scientifique de capacité moyenne, qui pouvait également être utilisé pour de la gestion d’entreprise.
Il peut constituer l’unité centrale de l’ordinateur IBM 1710 qui est lui adapté au contrôle industriel. Annoncé aux Etats-Unis en octobre 1959, il a été commercialisé jusqu’en novembre 1970. Il aurait été produit à environ 2000 exemplaires. Sa compacité et son prix abordable (notion très relative aujourd’hui) ont permis à IBM de le vendre à de nombreuses universités américaines.
L’IBM 1620 pouvait être programmé à l’aide d’un langage symbolique comprenant des macro-instructions ou en Fortran.
Trois configurations étaient disponibles en France, occupant entre 25 et 60 m2. La charge au sol était de 500 Kg par m2. Les configurations étaient commercialisées entre 360 000 francs (531 000 euros d’aujourd’hui) et 1,5 millions de francs (2,2 millions d’euros aujourd’hui). Le prix de location mensuel proposé varait entre 8 000 francs (11 798 euros aujourd’hui) et 34 000 francs (50 144 euros d’aujourd’hui).
Quelques indications techniques : l’IBM 1620 était doté d’une mémoire à tores de ferrite de 20 000 à 60 000 digits de 6 bits chacun (en fonction de la configuration choisie). Chaque « mot » était de longueur variable, définie par le programmeur. Ses fonctions cablées comprenaient de l’arithmétique à virgule et à virgule flottante.
Calculateur scientifique, il était possible de lui adjoindre un traceur de courbes, qui imprimait à la vitesse de 300 points par seconde avec une précision de 1/100ème de pouce.
L’ensemble des périphériques habituels était disponible (cartes perforées, bandes perforées, imprimantes dont un modèle imprimant jusqu’à 600 lignes / minute). Jusqu’à 4 unités de mémoire sur disques 1311 pouvaient être connectées. Chaque unité de disque permettait de stocker sur un « dispac » amovible deux millions de caractères. Le temps moyen d’accès aux données était de 250 ms et la vitesse de transfert de 50 000 caractères par seconde. Une vitesse importante atteinte grâce à l’accès simultané à 10 pistes au moyen d’un peigne qui reproduisait le concept des cylindres magnétiques.
Liens :
- Informations officielles fournies par IBM
- Le mini-site du Computer History Museum consacré à l’IBM 1620
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L’IBM 1620 pouvait être programmé à l’aide d’un langage symbolique comprenant des macro-instructions ou en Fortran.
Trois configurations étaient disponibles en France, occupant entre 25 et 60 m2. La charge au sol était de 500 Kg par m2. Les configurations étaient commercialisées entre 360 000 francs (531 000 euros d’aujourd’hui) et 1,5 millions de francs (2,2 millions d’euros aujourd’hui). Le prix de location mensuel proposé varait entre 8 000 francs (11 798 euros aujourd’hui) et 34 000 francs (50 144 euros d’aujourd’hui).
Quelques indications techniques : l’IBM 1620 était doté d’une mémoire à tores de ferrite de 20 000 à 60 000 digits de 6 bits chacun (en fonction de la configuration choisie). Chaque « mot » était de longueur variable, définie par le programmeur. Ses fonctions cablées comprenaient de l’arithmétique à virgule et à virgule flottante.
Calculateur scientifique, il était possible de lui adjoindre un traceur de courbes, qui imprimait à la vitesse de 300 points par seconde avec une précision de 1/100ème de pouce.
L’ensemble des périphériques habituels était disponible (cartes perforées, bandes perforées, imprimantes dont un modèle imprimant jusqu’à 600 lignes / minute). Jusqu’à 4 unités de mémoire sur disques 1311 pouvaient être connectées. Chaque unité de disque permettait de stocker sur un « dispac » amovible deux millions de caractères. Le temps moyen d’accès aux données était de 250 ms et la vitesse de transfert de 50 000 caractères par seconde. Une vitesse importante atteinte grâce à l’accès simultané à 10 pistes au moyen d’un peigne qui reproduisait le concept des cylindres magnétiques.
Liens :
- Informations officielles fournies par IBM
- Le mini-site du Computer History Museum consacré à l’IBM 1620
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par Philippe NIEUWBOURG
Mardi 21 Juillet 2009
Il s’appelle AGC (Apollo Guidance Computer). Il fait à peu près la taille de deux feuilles de papier, sur 5 centimètres d’épaisseur, et c’est le premier ordinateur a avoir mis le « pied » sur la lune !
L'interface utilisateur numérique de l'AGC
En 1969, alors que le microprocesseur n’avait pas encore été inventé, c’est plutôt une calculatrice qui accompagne les trois astronautes dans leur voyage de la terre à la lune. Une calculatrice dont la fonction essentielle est de les aider à conduire leur vaisseau spatial. Une sorte de pilote automatique !
Cet AGC est en réalité embarqué en double exemplaire, un dans le LM (le Lunar Module) qui se détachera du CM (le Command Module) pour alunir. Le second est installé dans le Command Module.
Principal enjeu, soulager le travail de nos astronautes pendant ce voyage de huit jours en les aidant à calculer les trajectoires et en prenant parfois les commandes.
Cet ordinateur est purement numérique. Pas de clavier à lettres, juste des chiffres. L’ensemble des fonctions est accessible au travers de ce clavier numérique et d’un affichage de quelques caractères, lui aussi purement numérique.
Comparer sa puissance de calcul à ce que nous connaissons aujourd’hui est instructif. La fréquence d’horloge est de 2 Mhz quand nos ordinateurs personnels dépassent parfois aujourd’hui les 3 Ghz. Sa mémoire vive était de 4 Ko, soit 4096 caractères quand aujourd’hui le standard est plutôt de 4 Go. L’ensemble des programmes devait tenir sur une mémoire morte (la ROM) de 32 Ko, alors que nos disques durs dépassent aujourd’hui fréquemment les 500 Go. Pour la programmer, pas de langage évolué, juste un assembleur très proche de la machine. Imaginez donc que sur votre bureau ou même dans votre poche, vous avez une puisssance bien supérieure à ce dont les héros de Apollo 11 disposaient pour aller sur la lune !
Heureusement les calculateurs dont la Nasa disposait au sol étaient un peu plus puissants. Un peu seulement car là encore leur puissance vous ferait sourire. Tout comme leurs capacités de communication d’ailleurs. Dans un communiqué de presse envoyé à l’époque aux journalistes, la Nasa vante en effet la ligne à « haute vitesse » de transmission de données mise en place entre le centre spatial de Houston et le centre de la Nasa dans le Maryland. Une haute vitesse qui signifie 2400 bauds, soit 3333 fois moins qu’une ligne ADSL citadine aujourd’hui.
Quant à la communication entre Apollo 11 et Houston, elle s’effectuait par ondes UHF, qui transmettaient des données à la vitesse de 1200 bauds, soit 150 caractères par seconde. Cela n’empêchait pas les deux systèmes de s’échanger des informations plusieurs fois par seconde.
Au-delà de la prouesse technique de ce voyage spatial, profitons donc de ce quarantième anniversaire pour saluer l’informatique de cette année 1969, dont nous reparlerons dans les prochains mois car en décembre 1969, naît Arpanet... mais c’est une autre histoire.
Cet AGC est en réalité embarqué en double exemplaire, un dans le LM (le Lunar Module) qui se détachera du CM (le Command Module) pour alunir. Le second est installé dans le Command Module.
Principal enjeu, soulager le travail de nos astronautes pendant ce voyage de huit jours en les aidant à calculer les trajectoires et en prenant parfois les commandes.
Cet ordinateur est purement numérique. Pas de clavier à lettres, juste des chiffres. L’ensemble des fonctions est accessible au travers de ce clavier numérique et d’un affichage de quelques caractères, lui aussi purement numérique.
Comparer sa puissance de calcul à ce que nous connaissons aujourd’hui est instructif. La fréquence d’horloge est de 2 Mhz quand nos ordinateurs personnels dépassent parfois aujourd’hui les 3 Ghz. Sa mémoire vive était de 4 Ko, soit 4096 caractères quand aujourd’hui le standard est plutôt de 4 Go. L’ensemble des programmes devait tenir sur une mémoire morte (la ROM) de 32 Ko, alors que nos disques durs dépassent aujourd’hui fréquemment les 500 Go. Pour la programmer, pas de langage évolué, juste un assembleur très proche de la machine. Imaginez donc que sur votre bureau ou même dans votre poche, vous avez une puisssance bien supérieure à ce dont les héros de Apollo 11 disposaient pour aller sur la lune !
Heureusement les calculateurs dont la Nasa disposait au sol étaient un peu plus puissants. Un peu seulement car là encore leur puissance vous ferait sourire. Tout comme leurs capacités de communication d’ailleurs. Dans un communiqué de presse envoyé à l’époque aux journalistes, la Nasa vante en effet la ligne à « haute vitesse » de transmission de données mise en place entre le centre spatial de Houston et le centre de la Nasa dans le Maryland. Une haute vitesse qui signifie 2400 bauds, soit 3333 fois moins qu’une ligne ADSL citadine aujourd’hui.
Quant à la communication entre Apollo 11 et Houston, elle s’effectuait par ondes UHF, qui transmettaient des données à la vitesse de 1200 bauds, soit 150 caractères par seconde. Cela n’empêchait pas les deux systèmes de s’échanger des informations plusieurs fois par seconde.
Au-delà de la prouesse technique de ce voyage spatial, profitons donc de ce quarantième anniversaire pour saluer l’informatique de cette année 1969, dont nous reparlerons dans les prochains mois car en décembre 1969, naît Arpanet... mais c’est une autre histoire.
par Philippe NIEUWBOURG
Lundi 20 Juillet 2009
Commercialisé en France à partir de 1960, le PB 250 répondait à la fois au calcul scientifique, à l’enregistrement de données, au dépouillement de mesures et au contrôle industriel.
La SETI, Société Européenne de Traitement de l’Information, était installé en France à Massy, 100 route de Paris. Elle construisait le PB-250 sous licence de Packard Bell. La SETI a été créée par Jean Gaudfernau, comme filiale de la CdC (Compagnie des Compteurs). Son histoire est à replacer dans celle des différents constructeurs de l’époque comme l’a fait la FEB (Fédération des Equipes Bull) sur son site.
Le PB250 est le premier ordinateur construit par la SETI. Il dispose d’une mémoire à magnétostriction de 2320 à 10000 mots, chaque mot étant composé de 22 bits. Les principales fonctions cablées étaient des instructions arithmétiques en simple et double précision, des instructions de rupture de séquence, de transferts de mémoire, des opérations logiques et des décalages, et les instructions d’entrée/sortie.
Les organes d’entrée/sortie sont essentiellement des bandes perforées, qui lisent à la vitesse de 300 caractères par seconde et perforent 110 caractères par seconde.
Plusieurs ensembles peuvent être composés, autour du calculateur, en fonction des périphériques qui lui sont ajoutés. Les ensembles occupent en fonction des configurations de 15 à 40 m2 et et imposent une charge au sol d’environ 300 Kg par m2. En fonction des configurations, le prix de vente s’échelonne entre 210 000 francs (310 000 euros de nos jours) et 851 250 francs (1,3 millions d’euros de nos jours). Les configurations étaient proposées à la vente ou à la location.
Si vous avez connu cette machine, ou avez une anecdote à partager, utilisez la zone de commentaires ci-dessous pour la faire connaître.
Le PB250 est le premier ordinateur construit par la SETI. Il dispose d’une mémoire à magnétostriction de 2320 à 10000 mots, chaque mot étant composé de 22 bits. Les principales fonctions cablées étaient des instructions arithmétiques en simple et double précision, des instructions de rupture de séquence, de transferts de mémoire, des opérations logiques et des décalages, et les instructions d’entrée/sortie.
Les organes d’entrée/sortie sont essentiellement des bandes perforées, qui lisent à la vitesse de 300 caractères par seconde et perforent 110 caractères par seconde.
Plusieurs ensembles peuvent être composés, autour du calculateur, en fonction des périphériques qui lui sont ajoutés. Les ensembles occupent en fonction des configurations de 15 à 40 m2 et et imposent une charge au sol d’environ 300 Kg par m2. En fonction des configurations, le prix de vente s’échelonne entre 210 000 francs (310 000 euros de nos jours) et 851 250 francs (1,3 millions d’euros de nos jours). Les configurations étaient proposées à la vente ou à la location.
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par Philippe NIEUWBOURG
Dimanche 19 Juillet 2009
Commercialisé en France à partir de 1960, l’ordinateur IBM 1401 est le point de départ de la série des 1400. Le 1401 n’est pas un ordinateur complet, il faut lui greffer différents périphériques pour qu’il puisse fonctionner. C’est une machine à caractères (7 bits), groupés en mots de longueur variable en fonction des directives du programmeur. Il proposait en standard 1400 positions de mémoire (sous forme de cartes à tores de ferrite), mais des versions étendues permettront d’atteindre 4000 puis 16000 positions mémoire. Il pèse 500 Kg, sans compter les périphériques bien entendu et occupe une surface de 40 à 60 m2 en fonction des versions. La version la plus simple coûte 617 000 Francs (soit 910 000 euros de nos jours), la version la plus complète vaut 3 172 000 Francs (soit 4,7 millions d’euros de nos jours). Il était disponible à l’achat ou à la location.
Les dispositifs d’entrée-sortie étaient un lecteur de cartes perforées 1402 (880 cartes par minute en lecture), de bandes perforées 1011 (500 caractères par seconde). L’imprimante 1403 à chaîne imprimait à la vitesse de 600 lignes par minute. D’autres périphériques étaient proposés : lecteur optique, lecteur magnétique, système de télétraitement à distance...
Des disques magnétiques pouvaient être ajoutés. Chaque disque permet de stocker de 2 à 20 millions de caractères alphanumériques. On peut également connecter jusqu’à 6 dérouleurs de bande magnétiques.
Du point de vue programmation, le 1401 est commandé par un langage machine à 106 codes opérations ou par un langage symbolique SPS qui dispose d’un programme d’assemblage. Les langages évolués Fortran et Cobol sont également disponibles.
Annoncé en 1959 aux Etats-Unis, il a été commercialisé jusqu’en 1971.
Liens :
- Informations officielles fournies par IBM
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Les dispositifs d’entrée-sortie étaient un lecteur de cartes perforées 1402 (880 cartes par minute en lecture), de bandes perforées 1011 (500 caractères par seconde). L’imprimante 1403 à chaîne imprimait à la vitesse de 600 lignes par minute. D’autres périphériques étaient proposés : lecteur optique, lecteur magnétique, système de télétraitement à distance...
Des disques magnétiques pouvaient être ajoutés. Chaque disque permet de stocker de 2 à 20 millions de caractères alphanumériques. On peut également connecter jusqu’à 6 dérouleurs de bande magnétiques.
Du point de vue programmation, le 1401 est commandé par un langage machine à 106 codes opérations ou par un langage symbolique SPS qui dispose d’un programme d’assemblage. Les langages évolués Fortran et Cobol sont également disponibles.
Annoncé en 1959 aux Etats-Unis, il a été commercialisé jusqu’en 1971.
Liens :
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par Philippe NIEUWBOURG
Samedi 18 Juillet 2009
Il y a quarante ans, l’ordinateur personnel n’avait pas encore été inventé, ni son coeur le micro-processeur, qui n’apparaîtra qu’en 1971. Mais l’ordinateur équipait déjà les plus grandes entreprises. Chaque unité coûtait plusieurs millions de francs de l’époque. Il devenait petit à petit indispensable aux traitements répétitifs des entreprises : paie, quittances d’assurances, calculs d’actuariat, calcul scientifique... Les marques de l’époque étaient Bull, IBM mais aussi Univac, Burroughs, Control Data, CII...
La plupart d’entre nous a découvert l’informatique lorsqu’elle devint « personnelle », dans les années 80. Mais confondre la naissance de l’informatique et celle de la micro-informatique, c’est faire un raccourci un peu facile. Et si l’informatique est réellement née pendant la seconde guerre mondiale, c’est véritablement dans les années 60 qu’elle a progressivement investi les entreprises françaises. C’est cette histoire que nous allons vous raconter, dressant par là même un inventaire le plus complet possible des machines disponibles à l’époque.
Au travers de la présentation détaillée de 84 ordinateurs et calculateurs, au rythme de un ou deux par semaine présentés sur ce blog, dont vous trouverez la liste ci-dessous, nous vous permettrons de faire un point complet sur chacune de ces machines : leurs fonctions, leurs modules, leurs prix de l’époque, leurs périphériques, les logiciels et la programmation... un travail de recensement complet, agrémenté de photos et de liens, qui a été rendu possible par la récupération d’archives du CIMAB qui avait travaillé sur le recensement du marché pendant les années 60/70. Le CIMAB était le Centre d'Information du Matériel et des Articles de Bureau. Il a travaillé jusqu’aux années 80 au recensement et à l’analyse des outils et machines utilisées dans le domaine administratif. Malheureusement nous ne sommes pas, encore, en mesure de les présenter tous dans le musée. Mais ce blog est déjà une manière de les faire revivre virtuellement.
Les machines présentées seront les suivantes (marque, référence et année de présentation en France) :
- IBM 1401 - 1960
- SETI Calculateur PB 250 - 1960
- IBM 1620 - 1960
- SEA Ensemble électronique 3900 - 1960
- IBM 7070 - 1960
- SEA CAB 500 - 1960
- IBM 7090 - 7094 - 7094 II - 1960, 1962 et 1963
- Bull Gamma 30 - 1961
- IBM 7074 - 1961
- ICT 1301 - 1961
- IBM 1410 - 1961
- NCR Calculateur 803 - 1962
- IBM 7040 - 7044 – 1962
- IBM 1440 - 1962
- Univac Série 1100 - 1962
- Bull General Electric GE 225 - 1963
- Burroughs B 200 - 1963
- CAE 510 et 530 - 1963
- CDC 160 / 160 A - 1963
- Control Data CDC 3600 - 1963
- NCR 315 - 1963
- IBM 1460 - 1963
- NCR Elliott 4100 - 1963
- Univac 1004 et 1005 - 1963 et 1967
- IBM 7010 – 1963
- CAE 90-10 - 1964
- SETI PALLAS - 1964
- Univac 1050 - 1964
- IBM 1800 - 1964
- ICT série 1900 - 1964
- Siemens 3003 - 1964
- Univac 418 – 1964
- Bull Gamma 10 - 1964
- Bull Gamma M 40 - 1964
- Bull General Electric Compatibles 400 (415/425/435) - 1964
- CAE C 90-40 et C 90-80 - 1964
- Control Data CDC 3200 - 1964
- Control Data CDC 6600 - 1964
- IBM 360-20 - 1964
- IBM 360-30 et 360-40 - 1964
- IBM 360-50 et 360-65 - 1964 et 1965
- Univac 490 - 1964
- NCR 315 - RMC - 1964
- SEA Ensemble électronique 4000 - 1964
- SEA Calculateur CINA - 1964
- NCR Calculateur 503 – 1964
- Bull Gamma 115 - 1965
- Bull General Electric GE 115 - 1965
- Bull General Electric Compatibles 600 - 1965
- Burroughs B 500 - 1965
- Control Data CDC 3100 - 1965
- Control Data CDC 6400 - 1965
- Honeywell Serie 200 - 1965
- IBM 360-75 et 360-85 - 1965 et 1968
- IBM 1130 - 1965
- Univac 1108 - 1965
- Univac 9200 et 9300 – 1966
- Bull Gamma 140 et 141 - 1966
- Bull General Electric GE 55 - 1966
- Burroughs B 2500 et B 3500 - 1966
- CAE 10070 - 1966
- Control Data 1700 DCD - 1966
- Control Data CDC 3300 - 1966
- Control Data CDC 6500 – 1966
- Burroughs B 6500 et B 7500 - 1967
- CII 10 020 - 1967
- Control Data CDC 3500 - 1967
- IBM 1401 H - 1967
- NCR Century 100 - 1968
- NCR Century 200 - 1968
- Univac 9400 - 1968
- Philips P/1100 - 1968
- Philips P/1200 – 1968
- Bull General Electric GE 130 - 1968
- Burroughs B 5500 - 1968
- CII 10 010 - 1968
- CII IRIS 50 - 1968
- Honeywell H-110 - 1968
- IBM 360-25 - 1968
- Philips P/1400 - 1968
- Bull General Electric GE 53 - 1969
- Univac 1106 – 1969
- Bull General Electric GE 58 - 1969
- Bull General Electric GE 105 - 1969
Mais ces présentations factuelles ne seront rien sans votre participation. Si vous avez connu ou utilisé une de ces machines, partagez votre expérience avec nous et avec tous nos lecteurs. Commentez chacune des fiches en apportant anecdotes, précisions techniques (nous ne sommes pas à l’abri d’une erreur)... Racontez nous leur usage... et si c’est un de vos proches qui a eu l’occasion d’en faire usage, faites le parler, afin que ces « histoires de vie » ne sombrent pas dans l’oubli et soient transmises aux jeunes générations.
La plupart d’entre nous a découvert l’informatique lorsqu’elle devint « personnelle », dans les années 80. Mais confondre la naissance de l’informatique et celle de la micro-informatique, c’est faire un raccourci un peu facile. Et si l’informatique est réellement née pendant la seconde guerre mondiale, c’est véritablement dans les années 60 qu’elle a progressivement investi les entreprises françaises. C’est cette histoire que nous allons vous raconter, dressant par là même un inventaire le plus complet possible des machines disponibles à l’époque.
Au travers de la présentation détaillée de 84 ordinateurs et calculateurs, au rythme de un ou deux par semaine présentés sur ce blog, dont vous trouverez la liste ci-dessous, nous vous permettrons de faire un point complet sur chacune de ces machines : leurs fonctions, leurs modules, leurs prix de l’époque, leurs périphériques, les logiciels et la programmation... un travail de recensement complet, agrémenté de photos et de liens, qui a été rendu possible par la récupération d’archives du CIMAB qui avait travaillé sur le recensement du marché pendant les années 60/70. Le CIMAB était le Centre d'Information du Matériel et des Articles de Bureau. Il a travaillé jusqu’aux années 80 au recensement et à l’analyse des outils et machines utilisées dans le domaine administratif. Malheureusement nous ne sommes pas, encore, en mesure de les présenter tous dans le musée. Mais ce blog est déjà une manière de les faire revivre virtuellement.
Les machines présentées seront les suivantes (marque, référence et année de présentation en France) :
- IBM 1401 - 1960
- SETI Calculateur PB 250 - 1960
- IBM 1620 - 1960
- SEA Ensemble électronique 3900 - 1960
- IBM 7070 - 1960
- SEA CAB 500 - 1960
- IBM 7090 - 7094 - 7094 II - 1960, 1962 et 1963
- Bull Gamma 30 - 1961
- IBM 7074 - 1961
- ICT 1301 - 1961
- IBM 1410 - 1961
- NCR Calculateur 803 - 1962
- IBM 7040 - 7044 – 1962
- IBM 1440 - 1962
- Univac Série 1100 - 1962
- Bull General Electric GE 225 - 1963
- Burroughs B 200 - 1963
- CAE 510 et 530 - 1963
- CDC 160 / 160 A - 1963
- Control Data CDC 3600 - 1963
- NCR 315 - 1963
- IBM 1460 - 1963
- NCR Elliott 4100 - 1963
- Univac 1004 et 1005 - 1963 et 1967
- IBM 7010 – 1963
- CAE 90-10 - 1964
- SETI PALLAS - 1964
- Univac 1050 - 1964
- IBM 1800 - 1964
- ICT série 1900 - 1964
- Siemens 3003 - 1964
- Univac 418 – 1964
- Bull Gamma 10 - 1964
- Bull Gamma M 40 - 1964
- Bull General Electric Compatibles 400 (415/425/435) - 1964
- CAE C 90-40 et C 90-80 - 1964
- Control Data CDC 3200 - 1964
- Control Data CDC 6600 - 1964
- IBM 360-20 - 1964
- IBM 360-30 et 360-40 - 1964
- IBM 360-50 et 360-65 - 1964 et 1965
- Univac 490 - 1964
- NCR 315 - RMC - 1964
- SEA Ensemble électronique 4000 - 1964
- SEA Calculateur CINA - 1964
- NCR Calculateur 503 – 1964
- Bull Gamma 115 - 1965
- Bull General Electric GE 115 - 1965
- Bull General Electric Compatibles 600 - 1965
- Burroughs B 500 - 1965
- Control Data CDC 3100 - 1965
- Control Data CDC 6400 - 1965
- Honeywell Serie 200 - 1965
- IBM 360-75 et 360-85 - 1965 et 1968
- IBM 1130 - 1965
- Univac 1108 - 1965
- Univac 9200 et 9300 – 1966
- Bull Gamma 140 et 141 - 1966
- Bull General Electric GE 55 - 1966
- Burroughs B 2500 et B 3500 - 1966
- CAE 10070 - 1966
- Control Data 1700 DCD - 1966
- Control Data CDC 3300 - 1966
- Control Data CDC 6500 – 1966
- Burroughs B 6500 et B 7500 - 1967
- CII 10 020 - 1967
- Control Data CDC 3500 - 1967
- IBM 1401 H - 1967
- NCR Century 100 - 1968
- NCR Century 200 - 1968
- Univac 9400 - 1968
- Philips P/1100 - 1968
- Philips P/1200 – 1968
- Bull General Electric GE 130 - 1968
- Burroughs B 5500 - 1968
- CII 10 010 - 1968
- CII IRIS 50 - 1968
- Honeywell H-110 - 1968
- IBM 360-25 - 1968
- Philips P/1400 - 1968
- Bull General Electric GE 53 - 1969
- Univac 1106 – 1969
- Bull General Electric GE 58 - 1969
- Bull General Electric GE 105 - 1969
Mais ces présentations factuelles ne seront rien sans votre participation. Si vous avez connu ou utilisé une de ces machines, partagez votre expérience avec nous et avec tous nos lecteurs. Commentez chacune des fiches en apportant anecdotes, précisions techniques (nous ne sommes pas à l’abri d’une erreur)... Racontez nous leur usage... et si c’est un de vos proches qui a eu l’occasion d’en faire usage, faites le parler, afin que ces « histoires de vie » ne sombrent pas dans l’oubli et soient transmises aux jeunes générations.
Philippe NIEUWBOURG
Vendredi 17 Juillet 2009
Pendant tout l’été, retrouvez les jeudi et vendredi dans l’émission Nouveau Monde de Jérôme Colombain, les chroniques de l’histoire de l’informatique. Du jeudi 16 juillet au vendredi 21 août, douze épisodes vous dévoileront les grandes étapes de l’histoire de l’informatique expliquée à tous, de la mécanographie à l’Internet des objets. Deux minutes pour comprendre et se souvenir des grands moments, des personnages, des petites histoires de ces technologies qui sont devenues notre quotidien.
Et si vous avez manqué un épisode, retrouvez l’ensemble des chroniques sur http://www.france-info.com/spip.php?rubrique34&theme=34 ou abonnez-vous au podcast sur iTunes.
Et si vous avez manqué un épisode, retrouvez l’ensemble des chroniques sur http://www.france-info.com/spip.php?rubrique34&theme=34 ou abonnez-vous au podcast sur iTunes.
par Philippe NIEUWBOURG
Lundi 6 Juillet 2009
Acquis dès sa sortie en juin 1993, ce Macintosh Powerbook 180C a toute une histoire. Et il vient de rejoindre, grâce au don de Jean-Pascal Cogné, l’exposition anniversaire sur les 25 ans du Mac.
Professeur des sciences de la terre, Jean-Pascal Cogné fait partie de l’équipe de Paléomagnétisme de l’université Paris 7 à Jussieu. Mais il est également le concepteur et le développeur d’une application utilisée aujourd’hui par une centaine de laboratoires de recherche dans le monde, PaleoMac. PaleoMac est une application sur Macintosh pour traiter les données de Paléomagnétisme et élaborer des reconstructions paléogéographiques. Cette application de type freeware a été publiée à G-Cubed en 2003. « Elle connaît une belle diffusion à travers les labos de paléomagnétisme du monde entier. Elle commence à jouir d’une très bonne notoriété, si j’en juge par la centaine de demandes de clé d’activation qui m’a été adressée et la trentaine de citation de l’article à G-Cubed dans les articles parus depuis 2003 », explique Jean-Pascal Cogné.
Mais développée en Fortran et utilisant les ressources de la toolbox, PaleoMac a pu se rendre compatible avec les différentes versions du système d’exploitation Mac jusqu’au System 9 inclus. Comme le regrette son auteur, l’arrivée de Mac OS X et le virage important qu’il a induit pour les développeurs, n’a pas permis à Jean-Pascal Cogné de faire migrer son logiciel sur le nouvel environnement. Certes, il existe des émulateurs, mais la solution n’est ni élégante, ni pérenne.
Un exemple bien concret donc du gouffre qui sépare le monde de l’informatique et sa vitesse d’évolution, d’autres domaines qui consiste comme ici à étudier l’activité géologique datant de plusieurs millions d’années...
Le Powerbook 180C est équipé d’un processeur Motorola 68030 cadencé à 33 Mhz, d’une mémoire vive de 4 Mo, d’un disque dur. Il était commercialisé au prix de 4160 USD aux Etats-Unis lors de sa sortie le 7 juin 1993.
Mais développée en Fortran et utilisant les ressources de la toolbox, PaleoMac a pu se rendre compatible avec les différentes versions du système d’exploitation Mac jusqu’au System 9 inclus. Comme le regrette son auteur, l’arrivée de Mac OS X et le virage important qu’il a induit pour les développeurs, n’a pas permis à Jean-Pascal Cogné de faire migrer son logiciel sur le nouvel environnement. Certes, il existe des émulateurs, mais la solution n’est ni élégante, ni pérenne.
Un exemple bien concret donc du gouffre qui sépare le monde de l’informatique et sa vitesse d’évolution, d’autres domaines qui consiste comme ici à étudier l’activité géologique datant de plusieurs millions d’années...
Le Powerbook 180C est équipé d’un processeur Motorola 68030 cadencé à 33 Mhz, d’une mémoire vive de 4 Mo, d’un disque dur. Il était commercialisé au prix de 4160 USD aux Etats-Unis lors de sa sortie le 7 juin 1993.
par Philippe NIEUWBOURG
Jeudi 2 Juillet 2009
Pierre MOUNIER-KUHN en pleine séance d'explications (Cliché Jean-Paul Margnac)
Sous l’impulsion de Christian SCHERER, le CAWA (Club des Amis des Webmestres de l'Administration) a tenu une de ses réunions mensuelles informelles au restaurant Ô110 du Toit de la Grande Arche. Une quinzaine de participants avait fait le déplacement et certains en ont profité pour visiter le musée, sous la conduite d’un nouveau membre du club, Pierre MOUNIER-KUHN, chercheur du CNRS et spécialiste de l’histoire des technologies de l’information, auteur d’un ouvrage de synthèse sur le sujet dont la parution est prévue en septembre. Le musée de l’informatique s’associera bien entendu à cette parution et en fera une promotion active auprès de ses visiteurs.
Pour découvrir le CAWA, jetez un oeil au site www.cawa.fr animé par Christian SCHERER.
Pour découvrir le CAWA, jetez un oeil au site www.cawa.fr animé par Christian SCHERER.

















