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L'affaire de la Grande Arche

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Et nous constatons à cette occasion combien il est difficile de reconstituer l'histoire de sociétés pourtant jeunes comme SAP...


Afin de célébrer cet anniversaire des 20 ans de la création de l’association des utilisateurs SAP francophones, nous nous sommes attelés à une tâche qui nous semblait aisée... la synthèse de l’histoire de cette société, créée en 1972 et qui est devenue le numéro 1 mondial des progiciels de gestion. Synthèse facile, car histoire récente ?
Le constat est inquiétant... il est extrêmement difficile de retrouver des éléments tangibles sur l’entreprise, ses produits et encore plus sur son organisation. Dans ce monde de l’industrie logicielle, dématérialisé, l’histoire et la mémoire ne font pas partie des sujets à traiter. Et alors que toutes les grandes sociétés industrielles collectent, conservent et exposent leur histoire, les grands acteurs du logiciel, et SAP en particulier, ne semblent absolument pas préoccupés par cette facette de l’entreprise.
Comme si parler du passé, montrer près de quarante ans d’évolution, était forcément négatif... et nuirait au chiffre d’affaires du trimestre en cours...
Une attitude qui pose de nombreuses questions sur la trace que laisseront ces sociétés aux générations futures...
Une question parfaitement résumée par Bertrand Lemaire dans un billet intitulé avec humour : Ne sapons pas la mémoire ! : http://www.bertrandlemaire.com/dotclear/index.php?post/2009/09/30/Ne-sapons-pas-la-mémoire-!

Alors modestement, nous vous proposons ci-dessus un petit film rétrospectif (à lire en plein écran pour que cela reste lisible), à partir des éléments que nous avons pu collecter et vérifier. Il permet de « raconter » l’histoire de SAP et de la replacer dans un contexte historique.

Et une petite FAQ (Questions fréquemment posées) en bonus :

Que signifie le « R » de « SAP R/3 » ?
Le « R » signifiait « Real-time »; le principe fondateur de SAP a été de développer des systèmes de gestion « temps réel » par opposition aux traitements par lots à base de cartes perforées qu’utilisaient les entreprises encore au début des années 70.

Que signifie ABAP ?
le langage de programmation ABAP signifie « Allgemeiner Berichts-Aufbereitungs Prozessor », que l’on peut traduire par langage avancée de développement d’applications de gestion.

Que signifie « SAP » ?
L’acronyme SAP a pris plusieurs signification qui ont évolué dans le temps :
- A la création de l’entreprise, en 1972, SAP signifie « Systemanalyse und Programmentwicklung », soit à peu près « analyse de systèmes et programmation »
- En 1976, la société devient une société à responsabilité limitée et SAP signifie alors « Systeme, Anwendungen und Produkte in der Datenverarbeitung », soit à peu près « Systèmes, Applications et Produits pour l’informatique »

Bien évidemment, nous sommes à la recherche de documents, photographies, objets et informations complémentaires afin de poursuivre ce travail historique. N’hésitez pas à utiliser les commentaires ci-dessous ou à me contacter directement philippe.nieuwbourg@museeinformatique.fr
par Philippe NIEUWBOURG Lundi 12 Octobre 2009
Le logo de Steria aujourd'hui
Le logo de Steria aujourd'hui
A l'occasion de ses quarante ans, Steria rappelle son histoire et la synthétise dans le dossier de presse téléchargeable ci-dessous. Une société de services créée en 1969 par Jean Carteron.

"En quatre décennies, la SSII est devenue l'un des fleurons européens des services informatiques. Steria, fondé sur une philosophie originale associant les salariés actionnaires à la gouvernance de l'entreprise ainsi que sur une stratégie de croissance dynamique et maîtrisée, est également une entreprise innovante. On lui doit par exemple le minitel, la carte d'identité électronique belge ou encore la ligne de métro automatique Meteor à Paris.

Et aujourd'hui, Steria s'attelle à de nouveaux défis comme le développement de nouveaux usages mobiles ou des technologies vertes"
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steria_40_years_press_kit_fr.pdf Steria-40-Years-Press-Kit-FR.pdf  (836.34 Ko)

Philippe NIEUWBOURG Vendredi 9 Octobre 2009
EXPOSITION RETROGAMING : RÉOUVERTURE LE MERCREDI 14 OCTOBRE !
LA RÉOUVERTURE

L’exposition « Retrogaming : 30 ans de jeux vidéo » reprend du service et ouvre de nouveau ses portes du mercredi 14 octobre au samedi 28 novembre. Bonne nouvelle, l’entrée reste gratuite pour tous ceux qui voudraient partager avec nous leurs souvenirs vidéoludiques.

L’Espace 4G est donc une nouvelle fois investi mais dans un format différent et complètera la première version de l’exposition.


UN CONTENU AMÉLIORÉ

Pour approfondir l’histoire des jeux vidéo et élargir encore le prisme de la Game Culture, voici ce que vous trouverez de nouveau dans cette exposition :

- La première console de jeu vidéo commercialisée au monde : l’Odyssey

- Un focus sur la création graphique d’un jeu vidéo

- De nouvelles machines exposées

- Une nouvelle scénographie où il fait bon se balader

- Et toujours des bornes d’arcade et consoles jouables avec les icônes les plus célèbres (Mario, Sonic, PC Kid, etc.)

Continuons ensemble à porter aux yeux de tous, la diversité de la culture jeux vidéo : soutenez-nous et venez nombreux !



INFOS PRATIQUES

- Entrée gratuite

- Du mercredi au vendredi de 11h à 18h00

- Le samedi de 14h à 18h00




ESPACE 4G

4 rue Guyton de Morveau,

75013 PARIS

(métro le plus proche : Tolbiac)
par Philippe NIEUWBOURG Jeudi 8 Octobre 2009
NCR Calculateur 803
Nous arrivons en 1962. Le calculateur NCR-Elliott 803, présenté en France cette année là, est pour l’époque un petit calculateur scientifique. Sa capacité mémoire est plutôt réduite, 4096 ou 8192 mots. De manière assez classique il était accompagné de lecteurs/perforateurs de cartes, de bandes et d’imprimantes. Mais son caractère scientifique lui permit d’être proposé avec un traceur de courbes, capable de tracer un trait dans huit directions avec un pas de 0,25 mm et de réaliser 300 mouvements par seconde.
Ce calculateur, totalement compatible avec le modèle 503, privilégiait la programmation en langage ALGOL, un langage évolué imaginé dans les années 50. Mais il disposait aussi d’un langage « H », une sorte de Cobol simplifié. La bibliothèque de programme, identique pour les modèles 503 et 803, comprenait des programmes standards (calcul matriciel, équation différentielle, intégrales, fonctions...) et des programmes métiers (génie civil, enquêtes, pert, génie électrique, statistiques, gestion automatisée...).
Peu encombrant par rapport aux autres machines de la même époque, le calculateur NCR 803 ne coutait « que » 494 000 Francs (soit environ 673 000 euros) en version 4096 mots de mémoire, et 980 000 Francs (soit 1,3 millions d’euros) pour sa version 8192 mots.

Liens :
- Le site d’un passionné, Aleksandrs Guba, qui a collecté et mis en ligne des milliers d’informations et de photographies liées à NCR, ses machines et son histoire. Sur la page Computers vous trouverez également des photos du calculateur NCR 803 et de bien d’autres machines.

Si vous avez connu cette machine, ou avez une anecdote à partager, utilisez la zone de commentaires ci-dessous pour la faire connaître.
par Philippe NIEUWBOURG Lundi 5 Octobre 2009
IBM 1410
IBM 1410
En 1961, IBM présente son modèle 1410, nouveau dans la gamme 1400. Il est très proche de l’IBM 1401 dont il reprend plusieurs des caractéristiques. Sa capacité mémoire est de 10 000 à 80 000 caractères. Il occupe entre 50 et 80 m2 et coûte entre 2 millions et 7,5 millions de francs (soit entre 2,85 et 10,71 millions d’euros de nos jours).
A noter la fourniture d’un programme « superviseur », P.O.S. qui permet avec 60 000 caractères de mémoire, sans intervention d’un opérateur, d’assembler, de tester, d’exécuter des programmes et d’assurer leurs successions. Il comprend un système générateur, un superviseur de télétraitement, un coordinateur, le monteur et les utilitaires associés.
Est également proposé un émulateur de l’IBM 650 sur l’IBM 1410, qui nécessite alors 40 000 caractères de mémoire.

Liens :
- Le site officiel de IBM sur cette machine

Si vous avez connu cette machine, ou avez une anecdote à partager, utilisez la zone de commentaires ci-dessous pour la faire connaître.
par Philippe NIEUWBOURG Dimanche 4 Octobre 2009
Le musée récupère les archives de SVM
Merci à l'équipe passionnée de SVM qui malgré ses difficultés et le rachat de ses titres par le groupe Next n'a pas souhaité prendre le risque de voir disparaitre une partie importante de l'histoire de la presse micro-informatique.
Comme nous en avons, presque, pris l'habitude, c'est un peu en "pompier" que la camionnette ad-hoc a été louée la semaine dernière, chargée de caisses plastiques pour le stockage en attendant l'inventaire, afin de nous rendre dans les locaux en cours de déménagement de Volnay.
Huit caisses plus tard c'est l'essentiel de ces histoires de la micro-informatique qui a rejoint l'entrepôt de conservation du musée de l'informatique, aux côtés de la collection complète du Monde Informatique, afin d'être préservé et nous l'espérons rejoindre prochainement la médiathèque de l'histoire informatique.
par Philippe NIEUWBOURG Samedi 3 Octobre 2009
Indice n°1
Indice n°1
Il rentrera au musée ce mercredi 7 octobre. Il s'agit d'un objet incroyable, véritable "antiquité" de l'informatique française. Son usage était d'ailleurs pour le moins surprenant et se situe au croisement des fantasmes et du secret... Les six photos ci-dessous vous donneront quelques indices...
Utilisez les commentaires pour faire vos propositions. Le premier à avoir trouvé ce qu'est cet objet et à quel usage il était destiné gagne une gratuite au musée de l'informatique pour y admirer cet objet en vrai à partir du 7 octobre.
Une photo en avant-première de l'exposition de Rochechouart
Une photo en avant-première de l'exposition de Rochechouart
Nous sommes heureux de vous annoncer que la Cyber-base de Rochechouart fête ses 10 ans cette année. Et pour cette occasion, sa dynamique équipe a imaginé de nombreuses animations, coordonnées par François Léger.
Au programme en particulier la présentation de l’exposition « Internet, de la guerre froide à nos jours ». Cette exposition a été créée en 2008 par le musée de l’informatique de la Grande Arche et est maintenant disponible pour tous ceux qui souhaiteront faire découvrir à leurs clients, administrés, visiteurs, étudiants... cette fabuleuse histoire.
Elle débute en 1957, quand le Président des Etats-Unis apprend que... la suite est à découvrir sur place.
Mais sachez quand même qu’il y a tout juste 40 ans, au 4ème trimestre 1969, ont lieu les premiers essais du réseau Arpanet, précurseur de celui que nous utilisons aujourd’hui et qui s’appelle Internet.
Sachez également qu’il y a tout juste 20 ans, en 1989, Tim Berners-Lee invente rien de moins que... le Web ! Sans lequel votre vie quotidienne serait peut-être bien différente...
Alors, jeunes et moins jeunes, venez découvrir à Rochechouart cette exposition, et si vous passez ensuite par Paris, profitez-en pour faire un tour au musée de l’informatique, découvrir sur plusieurs centaines de mètres carrés toutes les machines de cette conquête technique qu’est l’histoire de l’informatique.

Pour tout savoir sur les animations de la Cyber-base de Rochechouart, visitez leur site

Cette exposition vous est présentée en partenariat avec le musée de l'informatique et nous aurons l'honneur d'être présents à l'inauguration aux côtés de Jean-Marie Rougier, Maire de Rochechouart et de son conseil municipal le mardi 6 octobre.
Philippe NIEUWBOURG Jeudi 1 Octobre 2009

Dimanche 4 Octobre 2009 à 22H30
UN REPORTAGE AU COEUR DU SYSTEME !


HACKERS de Simon Shandor sur Trace TV
Le documentaire en quelques lignes : Dans ce monde informatisé où tous se servent de « l’espionnage informatique » les Etats autant que les entreprises ou les diverses mafias, il est difficile de dire qui fait quoi, et il est difficile de connaître les intentions de chacun.
Ce documentaire retrace l’histoire courte mais mouvementée de « l’activité hacker ».
A travers ses interviews explosives, il pénètre au cœur du piratage informatique dévoilant ainsi un univers inconnu pour les simples internautes. Il nous amène à comprendre les motivations et les tentations rencontrées aux frontières qui séparent le monde du « hacker curieux » et le monde du crime.
Les hackers qui ont toujours un pas d’avance et les spécialistes de la police qui courent après eux cherchant à informer le plus large public possible des dangers du piratage, mènent une guerre ouverte où tout les coups sont permis.
Le réalisateur : Simon Shandor, ancien dissident hongrois, écrit des scénarios et réalise des longs, courts-métrages et des films pour la télévision en France depuis 1992. En 2002, il reprend la direction de CLAVIS FILMS, société de production française fondé en 1958 par Lucy Ulrich, et devient producteur de long-métrages et de séries de télévision

“HACKER”, UN SUJET D’ACTUALITE BRULANTE!
Durée : 52 minutes
Diffusion : Dimanche 4 octobre à 22h30
Rediffusion : Mardi 6 octobre à 1h00