L'affaire de la Grande Arche
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par Philippe NIEUWBOURG
Mercredi 30 Décembre 2009
Et voici dans notre série des calculateurs des années 60, la première apparition de Univac. Une marque mythique, une des plus importantes si ce n’est la plus importante après IBM dans l’histoire de l’informatique. Univac présente en 1962 en France sa série 1100. Il s’agit d’une série modulaire de systèmes électroniques de grande puissance destinés à la fois au traitement classique et en temps réel des problèmes scientifiques et de gestion. Le 1108, six fois plus rapide que le 1107 possède des registres à circuits monolithiques intégrés alors que les registres du 1107 sont à films magnétiques minces.
Les plans de composition proposés sont « onéreux » c’est le moins que l’on puisse dire aujourd’hui. Il vous en coutera entre 10 et 20 millions de francs, soit entre 14 et 27 millions d’euros d’aujourd’hui.
La version d’entrée de gamme, à 10 millions, vous proposera une unité centrale équipée de 65 Ko de mémoire, une imprimante autour de 800 lignes/minute, un perforateur de cartes, 6 dérouleurs de bandes... et un raton-laveur ;-)
Plus sérieusement, pour parler des registres de la machine, espaces mémoires dédiés au stockage des calculs intermédiaires, il fallait se contenter de 31 registres d’index, 32 accumulateurs, 32 registres pour les sorties, 32 registres spéciaux, 8 registres de chevauchement et 8 registres non affectés. Les mémoires étaient à tores de ferrites, de 16 000 à 262 000 mots de 36 bits.
L’Univac 1100 disposait bien sur d’un pupitre de commande de type « machine à écrire ». Mais un armoire de synchronisation permettait d’y connecter de nombreux autres périphériques, reliés sur place ou à distance au travers d’une ligne téléphonique ou même d’un réseau hertzien ! D’autres calculateurs comme le 1004 ou le 418 de Univac, des postes d’interrogation, des appareils de mesure, de commande ou de contrôle, un traceur de courbes et même... un écran cathodique, l’Uniscope 300 !
Côté langages de programmation, le catalogue était assez complet : Algol 60, Cobol 61, Fortran IV et V, et SLEUTH, un langage d’assemblage symbolique comportant des opérateurs logiques et arithmétiques et la possibilité de définir des macro-instructions et des procédures.
Liens :
- la brochure commerciale de l’écran cathodique Uniscope 300
- un travail de mémoire autour de la marque Univac
- un article rédigé par trois anciens salariés de Univac : The evolution of the Sperry Univac 1100 series: a history, analysis, and projection
- De nombreux détails techniques sur cette série
Si vous avez connu cette machine, ou avez une anecdote à partager, utilisez la zone de commentaires ci-dessous pour la faire connaître.
Les plans de composition proposés sont « onéreux » c’est le moins que l’on puisse dire aujourd’hui. Il vous en coutera entre 10 et 20 millions de francs, soit entre 14 et 27 millions d’euros d’aujourd’hui.
La version d’entrée de gamme, à 10 millions, vous proposera une unité centrale équipée de 65 Ko de mémoire, une imprimante autour de 800 lignes/minute, un perforateur de cartes, 6 dérouleurs de bandes... et un raton-laveur ;-)
Plus sérieusement, pour parler des registres de la machine, espaces mémoires dédiés au stockage des calculs intermédiaires, il fallait se contenter de 31 registres d’index, 32 accumulateurs, 32 registres pour les sorties, 32 registres spéciaux, 8 registres de chevauchement et 8 registres non affectés. Les mémoires étaient à tores de ferrites, de 16 000 à 262 000 mots de 36 bits.
L’Univac 1100 disposait bien sur d’un pupitre de commande de type « machine à écrire ». Mais un armoire de synchronisation permettait d’y connecter de nombreux autres périphériques, reliés sur place ou à distance au travers d’une ligne téléphonique ou même d’un réseau hertzien ! D’autres calculateurs comme le 1004 ou le 418 de Univac, des postes d’interrogation, des appareils de mesure, de commande ou de contrôle, un traceur de courbes et même... un écran cathodique, l’Uniscope 300 !
Côté langages de programmation, le catalogue était assez complet : Algol 60, Cobol 61, Fortran IV et V, et SLEUTH, un langage d’assemblage symbolique comportant des opérateurs logiques et arithmétiques et la possibilité de définir des macro-instructions et des procédures.
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- la brochure commerciale de l’écran cathodique Uniscope 300
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- un article rédigé par trois anciens salariés de Univac : The evolution of the Sperry Univac 1100 series: a history, analysis, and projection
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