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par Philippe NIEUWBOURG
Lundi 27 Juillet 2009
La SEA, installée à Courbevoie, est un des constructeurs français d’ordinateurs oeuvrant dans les années 60. Elle sera intégrée le 6 décembre 1966 à deux autres constructeurs, SETI et CITEC pour créer la CII (Compagnie Industrielle pour l’Informatique). En 1960, la SEA présente « l’Ensemble Electronique 3900 ». Même si il est « inventé » à la demande d’IBM en 1955 l’usage du mot « ordinateur » n’est pas encore généralisé.
Le 3900 est un ensemble à bandes magnétiques entièrement transistorisé, plus particulièrement conçu pour les travaux de gestion. « Rentabilité optimale obtenue par l’emploi de la simultanéité totale de lecture, d’écriture et de traitement et par sa sécurité d’emploi. Ses multiples possibilités de composition initiale et d’extensions ultérieures et sa souplesse d’exploitation permettent de réaliser des installations adaptées à la taille de chaque entreprise », explique le CIMAB en avril 1964.
La configuration préconisée est composée d’une unité centrale et de huit unités de bandes magnétiques, plus un certain nombre de périphériques : un lecteur lent et un rapide de ruban perforé, un lecteur de cartes, une imprimante rapide, un perforateur de ruban, un perforateur de cartes, et un Flexowriter qui est un terminal clavier/imprimante/ruban.
En fonction des périphériques retenus, le prix de cet ensemble se situait entre 1,5 et 2,3 millions de francs, soit entre 2,12 et 3,39 millions d’euros d’aujourd’hui. Une formule locative était bien évidemment proposée. En fonction des configurations, la mémoire (à tores de ferrite) proposée s’échelonnait entre 4096 et 16384 caractères alphanumériques.
En option, un « groupe de coordination SEA 3600 » permettrait d’accroître les possibilité de l’ensemble 3900 et se connectait soit directement à l’unité centrale, soit de manière autonome pour assurer les transferts d’informations.
Une mémoire auxiliaire, sous forme de tambour magnétique, permettait de stocker 40960 ou 81920 caractères sous forme de 64 ou 128 pistes de 640 caractères. Sa vitesse de rotation était de 3000 tours par minute.
La programmation normale de l’ensemble SEA 3900 était réalisée à partir d’instructions de huit caractères, dont deux indiquait le type d’opération à exécuter avec diverses variances définies par des indices, et six représentant trois adresses de deux caractères (les opérandes et le résultat). Des formes plus évoluées de programmation symbolique et « automatique » étaient également disponibles.
Liens :
- Article de Pierre Mounier-Kuhn sur les premiers réseaux de données en France
Si vous avez connu cette machine, ou avez une anecdote à partager, utilisez la zone de commentaires ci-dessous pour la faire connaître.
Le 3900 est un ensemble à bandes magnétiques entièrement transistorisé, plus particulièrement conçu pour les travaux de gestion. « Rentabilité optimale obtenue par l’emploi de la simultanéité totale de lecture, d’écriture et de traitement et par sa sécurité d’emploi. Ses multiples possibilités de composition initiale et d’extensions ultérieures et sa souplesse d’exploitation permettent de réaliser des installations adaptées à la taille de chaque entreprise », explique le CIMAB en avril 1964.
La configuration préconisée est composée d’une unité centrale et de huit unités de bandes magnétiques, plus un certain nombre de périphériques : un lecteur lent et un rapide de ruban perforé, un lecteur de cartes, une imprimante rapide, un perforateur de ruban, un perforateur de cartes, et un Flexowriter qui est un terminal clavier/imprimante/ruban.
En fonction des périphériques retenus, le prix de cet ensemble se situait entre 1,5 et 2,3 millions de francs, soit entre 2,12 et 3,39 millions d’euros d’aujourd’hui. Une formule locative était bien évidemment proposée. En fonction des configurations, la mémoire (à tores de ferrite) proposée s’échelonnait entre 4096 et 16384 caractères alphanumériques.
En option, un « groupe de coordination SEA 3600 » permettrait d’accroître les possibilité de l’ensemble 3900 et se connectait soit directement à l’unité centrale, soit de manière autonome pour assurer les transferts d’informations.
Une mémoire auxiliaire, sous forme de tambour magnétique, permettait de stocker 40960 ou 81920 caractères sous forme de 64 ou 128 pistes de 640 caractères. Sa vitesse de rotation était de 3000 tours par minute.
La programmation normale de l’ensemble SEA 3900 était réalisée à partir d’instructions de huit caractères, dont deux indiquait le type d’opération à exécuter avec diverses variances définies par des indices, et six représentant trois adresses de deux caractères (les opérandes et le résultat). Des formes plus évoluées de programmation symbolique et « automatique » étaient également disponibles.
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- Article de Pierre Mounier-Kuhn sur les premiers réseaux de données en France
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