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L'affaire de la Grande Arche

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par Philippe NIEUWBOURG Lundi 7 Décembre 2009

C’est une collection fantastique d’un point de vue historique que nous venons de récupérer. Grâce à la donation des héritiers de Max Hermieu, fondateur du SICOB, décédé l’été dernier à l’âge de 97 ans, toute l’histoire de ce salon va pouvoir être préservée, recensée, puis exposée aux visiteurs.


Catalogue du SICOB 1950
Catalogue du SICOB 1950
Le SICOB c’est le « le Salon des Industries et du Commerce de Bureau ». La première édition eut lieu du 8 au 19 octobre 1950 au parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris. Le mot clef de l’époque était « productivité ». Le slogan du salon en découlait : « l’équipement rationnel des bureaux est à la base de la productivité ».

Aucun ordinateur n’était commercialisé lors de cette première édition, mais les allées du SICOB regorgeaient alors de machines comptables (LogAbaX par exemple), de duplicateurs (Roneo), de machines à calculer, à cartes perforées, mais aussi de mobiliers de travail, de classement... Mêmes si elles ne s’appellent pas encore ordinateurs, les machines de bureau sont bien présentes en ce début de décennie. La Compagnie des Machines Bull est présente, et met alors en avant ses « machines françaises de comptabilité à cartes perforées ».

Cette collection que nous venons de récupérer comporte les affiches originales de presque toutes les éditions du SICOB. C’est en 1958 que le SICOB rejoint le CNIT, monument futuriste installé au rond-point de la Défense. Il n’y a alors aucune tour, aucun bâtiment pour cacher ce chef d’oeuvre, constitué d'une voute autoportante en béton armé de 225 000 m2 pour seulement 6 cm d'épaisseur et 218 mètres de portée constituant un record du monde. Il est inauguré par le Général de Gaulle le 12 septembre 1958. Quelques jours après ouvre dans le CNIT la 9ème édition du SICOB, du 10 au 19 octobre 1958. A partir de cette date et pour de nombreuses années, le CNIT et le SICOB auront leur destin liés. L’un et l’autre se développeront en s’appuyant sur leur image commune. Pendant plusieurs décennies, innovations et avant-premières dans le domaine informatique seront présentées au SICOB.

Outre les affiches originales, ce sont plusieurs mètres cubes de documents que nous avons pu récupérer : la collection complète des catalogues du salon (ci-contre copie de la couverture du catalogue de la première édition, en 1950), des centaines de photos, des coupures de presse, des accessoires publicitaires... Max Hermieu était un grand conservateur, et pour notre plus grand bonheur, l’ensemble de son travail va pouvoir être présenté au public.

Un gros travail de référencement, de préservation, de mise en cohérence... doit être réalisé dans les prochains mois. Mais nous espérons pouvoir présenter au public, peut-être d’ici moins d’un an, une formidable exposition rétrospective sur ce salon qui a marqué plusieurs générations d’informaticiens.

J’en profite ici pour lancer un nouvel appel à témoignage. Si vous avez participé à cette aventure, directement ou indirectement, faites-vous connaître sans plus tarder, soit en partageant vos souvenirs dans les commentaires ci-dessous, soit en me contactant directement.