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L'affaire de la Grande Arche

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Communiqué du Forum Atena Lundi 4 Janvier 2010

"Quel futur pour l'Internet ?" Le jeudi 21 janvier 2010 après midi, Forum ATENA organise un grand événement pour poser les questions et apporter des réponses autour de ce thème plus que jamais d'actualité. Cultures, civilisations, droits et économies seront, dans les années qui viennent, de plus en plus influencés par les diverses technologies de l'Internet qui mettent l'information, où qu'elle soit, rapidement à la portée de chacun. Et les technologies, la topologie mais aussi les usages de l'Internet évoluent très rapidement.


Sur ce thème ambitieux, les intervenants les plus écoutés sur le sujet, aux Etats-Unis et en France, parmi les meilleurs experts dans leur domaine, donneront leur avis et les participants pourront leur poser des questions.

Quelle gouvernance pour l'Internet ? L'avis des USA et l'avis de la France, choc des intérêts ou complémentarité ? Ces questions seront parmi celles évoquées par Vinton Cerf. Aujourd'hui vice-président de Google, en charge des technologies nouvelles, Vinton Cerf a présidé durant une dizaine d'années l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers). Il interviendra, dans cet événement, en direct par visioconférence active, depuis le siège de Google à Mountain View.

L'ICANN, organisme qui gère les noms de domaine, fait la loi sur l'Internet et peut bloquer l'accès d'un pays ou même d'un continent, à l'ensemble de la toile. L'ICANN, initialement société de droit californien, a connu quelques bouleversements fin septembre 2009. Son équipe de direction s'est internationalisée mais ses décisions sont toujours incontournables et fortement assujetties à la volonté du gouvernement des Etats Unis. Une certaine libéralisation a été obtenue toutefois et permet à l'Internet de ne plus rester prisonnier de la langue anglaise, en particulier par l'adoption possible de caractères non latins. Les Russes en profiteront très vite. La tentation, pour certains pays comme la Chine de constituer un Internet national, non relié ou peu communicant avec le reste du monde, se fera moins vive. Quant à nous, en France, les caractères accentués feront leur entrée dans les noms de domaine, les adresses e-mail et de nouveaux domaines, spécifiquement français pourront être rajoutés dans les serveurs de noms racines.

Alors qui gouvernera l'Internet du futur ? Y aura-t-il un ou plusieurs Internets ? Comment communiqueront-ils entre eux s'ils se séparent ? Le filtrage des accès, à des fins policières, politiques, économiques ou stratégiques diminuera t'il l'attrait de l'accès à une information abondante, et en temps réel ? La toile va-t-elle craquer ? Les moteurs de recherche vont-ils évoluer pour comprendre le sens des requêtes soumises et prendre en considération la sociologie, la psychologie et les intentions de chaque utilisateur ? Voilà de bonnes questions auxquelles il pourra être répondu.

Vinton Cerf interviendra, par visio conférence avec son collègue et pair Robert Kahn. Celui-ci, architecte du projet ARPANET dans les années 70, préside aujourd'hui la Corporation for National Research Initiatives, et conseille les présidents des Etats-Unis sur les affaires concernant le cybermonde, Robert Kahn interviendra également en direct, en visioconférence depuis Reston, en Virginie, près de Washington. Cinq heures de décalage avec la France pour Robert Kahn, neuf heures pour Vinton Cerf, mais tous deux interviendront ensemble par la visioconférence qui reliera les Etats-Unis à Paris et à plusieurs villes du territoire français.

La réplique leur sera donnée, depuis le Toit de la Grande Arche, par Louis Pouzin. A l'origine des technologies qui ont créé l'Internet car inventeur du datagramme IP dans le cadre du projet Cyclades dans les années 70, Louis Pouzin n'a cessé depuis d'œuvrer pour influer sur le devenir de l'Internet, en particulier dans son internationalisation.

Les participants auront donc une occasion unique d'assister à un débat en direct entre Vinton Cerf, Robert Kahn et Louis Pouzin qui sont considérés comme les trois pères de l'Internet, et les questions des participants sur l'internet du futur seront prises en compte par ces autorités en la matière.

L'Europe a bien sûr aussi sa voix à faire entendre dans le concert des nations sur l'Internet du futur et sera représentée par Joao Schwarz da Silva, patron du groupe de recherche "future internet" à la Commission Européenne, à Bruxelles. Joao da Silva parle un français excellent, donc la partie américaine de l'événement sera en anglais mais tout le reste se fera en français.

L'internalisation de l'Internet et l'Internet sémantique seront traités par Jean-François C. Morfin, pseudonyme "jefsey", pour ceux qui suivent son combat sur les forums cafedu.com et franceatlarge.org, sur l'Interplus, pour que l'Internet des réseaux et des protocoles soit également l'internet sémantique des cultures et des pensées, et des pensées dans la langue du pays qui les pense. Jefsey mène aujourd'hui des échanges parfois houleux mais toujours constructifs avec Vinton Cerf et l'IETF au sujet de l'IDNA (Internationalized Domain Name in Applications) qui pourrait devenir le standard de nommage de l'Internet de demain.

Les architectures résilientes des réseaux de demain sont le thème de prédilection de Michel Riguidel, professeur émérite à Télécom ParisTech (ex ENST). Ce 21eme siècle qui sera, a dit Michel Riguidel "quantique, nano-technologique et génomique" verra les réseaux de voix et de données se réorganiser automatiquement en cas de pannes ou d'attaques. Michel Riguidel nous en parlera et répondra aux questions qui ne manqueront pas d'être posées sur les réseaux redondants et adaptatifs. L'internet des protocoles devenant l'Internet des objets pourrait bien être à l'origine d'une révolution qui concernera chacun de nous dans sa vie quotidienne.

Mais l'avenir peut brusquement s'assombrir, car un outil aussi sophistiqué que l'Internet sur lequel nos économies nationales reposent de plus en plus, peut également être utilisé comme une arme redoutable dans un conflit moderne. La cyberguerre va-t-elle bientôt frapper ? Estonie 2007, Géorgie 2008 déjà des pays ont vu leur infrastructures vitales attaquées par une puissance étrangère et ceci ira en s'amplifiant. Ces exemples ne sont que des bulles qui ont éclaté dans les médias et la cyberguerre fait rage actuellement, mais en sourdine. Comme l'a si justement exprimé Gordon Brown, Premier ministre anglais, "Tout comme au XIXème siècle nous avons eu à sécuriser la mer pour la défense de notre pays et sa prospérité, qu’au XXème siècle, ce fut les cieux qu’il fallut rendre plus sûrs, au XXIe siècle, la guerre prend place désormais dans le cyberespace ». Et la cyberguerre ne fera pas que des victimes virtuelles. Les pays, petits et grands, s'équipent pour protéger leurs infrastructures sensibles mais aussi pour mener des cyberguerres offensives. Ce sera le thème développé par Nicolas Arpagian, rédacteur en chef de la revue "Prospective Stratégique".

Bien sûr, la sécurité sera au cœur de l'Internet du futur, face à des menaces actuelles peu connues et surtout face à des menaces nouvelles sur lesquelles nous n'avons pas encore les idées claires ni les contre-mesures pour les contrer. Michel Charron, directeur d'Amesis, nous parlera de sa vision de la sécurité à l'horizon 2015;

Le nœud central de ce grand événement sera le Toit de la Grande Arche à Paris-La Défense. Philippe Nieuwbourg, directeur du musée de l'informatique a mis, à la disposition de l'événement, trois auditoriums qui peuvent accueillir plus de 300 participants. C'est dans le grand auditorium Montesquieu du Toit de la Grande Arche que, à l'exception des deux Américains qui interviendront depuis la Virginie et la Californie, les intervenants parleront.

Mais l'événement sera national car, par visioconférence active, l'auditorium Montesquieu du Toit de la Grande Arche deviendra, en cet après-midi du 21 janvier, une salle de réunion virtuelle dynamique répartie sur les deux autres auditoriums du même lieu mais également sur le grand amphithéâtre Thévenin de Télécom ParisTech, 46 rue Barrault 75013 Paris, et sur cinq régions de France : Aquitaine, Bretagne, Midi-Pyrénées, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Rhône-Alpes.

L'événement permettra à ces cinq régions d'exposer leur implication et leurs travaux originaux, concernant l'Internet de demain. Dans ces régions, des amphithéâtres, principalement dans des écoles d'ingénieurs, vont bénéficier d'une visioconférence active pour participer en direct à cet événement. De plus, Télécom ParisTech (ex ENST) mettra en fonctionnement plusieurs serveurs et son infrastructure à disposition de la conférence pour la relayer, en visioconférence passive, vers plusieurs autres villes de France non prévues parmi les cinq qui seront en visioconférence active à partir du Toit de la Grande Arche.

Cet événement sera suivi en direct par plus d'un millier de participants dans toute la France. Plus de 300 participants sont déjà inscrits pour y assister au Toit de la Grande Arche. La diffusion est rendue possible, d'un point de vue technique, par Orange Business Services qui fournit la bande passante nécessaire au Toit de la Grande Arche, à Polycom et son partenaire IEC qui fournissent les infrastructures de visioconférence au Toit de la Grande Arche, à Télécom ParisTech et dans les régions connectées en actif. Ajouté à cela, Télécom ParisTech fournira la possibilité à d'autres villes d'être connectées en vidéoconférence passive, qu'elles soient sur Renater dans les écoles d'ingénieurs ou directement sur l'Internet.

Le musée de l'informatique, au Toit de la Grande Arche, est l'hôte de l'événement et deux jeunes pousses CommonIT et Objets Intelligents Communicants ainsi que deux grandes entreprises Orange Business Services et Verizon Business offriront le pot de l'amitié à la fin de l'événement.

Agenda et renseignements :

www.forumatena.org/?q=node/222

Contacts à Paris et en régions :

Contact Paris : Toit de la Grande Arche et Télécom ParisTech
Gérard Peliks : gerard.peliks (at) eads.com

Contact Bordeaux : ENSEIRB
Jean-Paul Chiron : chiron (at) aquitaine.fr

Contact Lyon : INSA Lyon
Hugues Benoit-Cattin: yougz (at) creatis.insa-lyon.fr

Contact Rennes : Télécom Bretagne et Supelec
Christian Damour : christian.damour (at) aql.fr

Contact Sophia Antipolis : Mobilgov
Mauro Israel : mauro.israel (at) mobilgov.com

Contact Toulouse : ENSEEIHT
Jean-Pierre Cabanel : jeanpierre.cabanel (at) free.fr