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Philippe NIEUWBOURG
Mercredi 25 Janvier 2012
Et oui, ce langage star des systèmes d'information depuis plusieurs décennies se porte bien. Et alors que ce langage n'est plus enseigné comme avant chez les jeunes ingénieurs informatique, son usage reste d'actualité.
C'est ce que nous explique MicroFocus, éditeur de solutions de de Gestion, de Test et de Modernisation des Applications d’Entreprise, qui publie aujourd'hui le communiqué ci-dessus :
COBOL plus vivant que jamais
Chaque jour, un consommateur sollicite 13 fois des applications COBOL dans ses actes de la vie courante. Conclusion : ce langage d’une cinquantaine d’années est plus vivant que jamais, et il n’est pas prêt de disparaître avec une large ouverture vers les applications mobiles et le cloud.
Paris La Défense, 25 Janvier 2012
Imaginons qu’un jour, que COBOL s’arrête. Que se passerait-il ? Les distributeurs de billets tomberaient en panne, les transactions bancaires ne seraient plus opérées, il ne serait plus possible de faire des achats par Internet, les enseignes de distribution devraient stopper leurs systèmes de vente, et tout cela pour une durée indéterminée. Car un très grand nombre d’opérations de la vie courante, représentant plus de 30 milliards de transactions quotidiennes, reposent sur des systèmes COBOL. Ainsi au cours d’une journée, un Américain fait appel en moyenne 13 fois à des applications écrites en COBOL – avec son téléphone mobile, à son bureau, en réglant ses achats par carte de crédit. Il est donc difficile d’imaginer supprimer ce langage sans remettre en cause le fonctionnement de l’ensemble des activités économiques.
Deux chiffres pour un leadership : 220 milliards de lignes de codes, plus de 70% des applications stratégiques des entreprises
Force est de constater que, malgré la récurrence des critiques contre le COBOL depuis plus de 20 ans, les détracteurs de ce vieux langage n’ont toujours pas eu raison de lui. Depuis sa création en 1959 par un groupe d’informaticiens et de scientifiques travaillant pour le Pentagone, plus de 220 milliards de lignes de codes ont été générées ; et selon une étude de Datamonitor de 2008, 5 milliards de lignes de codes continueront à être ajoutées chaque année aux systèmes existants.
Ce sont entre 60 à 80% des activités des entreprises internationales qui reposent sur des applications COBOL selon Gartner, tous secteurs confondus : le COBOL est le langage avec lequel ont été écrites les applications cœur de métier des banques, des compagnies aériennes (pour les réservation de vol notamment), des grands réseaux d’hôtellerie, des transporteurs (applications gérant plus de 72000 containers), de l’industrie pharmaceutique et santé publique (plus de 60 millions de patients), etc. Les applications COBOL servent à opérer 80% des transactions commerciales et à connecter plus de 500 millions d’utilisateurs de téléphones mobiles.
Autant de chiffres qui confirment son rang de 1er langage utilisé pour les développements informatiques professionnels – au niveau de l’encodage comme des tests logiciels.
Le mix gagnant : simplicité, évolutivité, ouverture
Pourquoi cette pérennité et cette omniprésence ? Le COBOL les doit à ses nombreux atouts.
Il est toujours utile de rappeler que ce langage a été conçu à l’origine pour simplifier la programmation logicielle afin de la rendre accessible à un plus grand nombre de personnes et de l’adapter à des approches orientées métier. Sa syntaxe est proche de celle de la langue anglaise, elle utilise des mots anglais, et le processus d’encodage a été simplifié.
COBOL a aussi suivi l’évolution des technologies. L’une des principales forces de COBOL est en effet sa capacité à être intégré et interopéré avec les autres langages informatiques, y compris les plus récents : on a eu du COBOL avec les assembleurs mainframe, puis avec du C++ pour les systèmes ouverts et aujourd’hui avec .Net, les JVM et le cloud. Le COBOL tourne aussi sur toutes les machines (mainframes, zOS, micro ordinateurs, terminaux mobiles). Il est compatible avec tous les environnements d’exploitation fixes et mobiles, et supporte tous les types d’architecture, jusqu’au cloud. Les développeurs peuvent donc moderniser des applications COBOL pour les porter dans des environnements comme Azure, .Net comme les intégrer avec les JVM écrites en Java. Le lancement de notre offre Visual COBOL il y a tout juste 6 mois n’est rien de moins que l’illustration de l’ouverture et de la modernité du COBOL.
L’évolutivité de COBOL permet par ailleurs à une équipe de développeurs maîtrisant toutes les subtilités de ce langage de concevoir des applications ultra-modernes, agiles, flexibles, orientées métier, offrant les fonctionnalités les plus “tendances”, et de les porter sur les plates-formes les plus récentes du marché. Des fonctionnalités comme les cartes et les rubans perforés ont cessé d’être développées car devenues inutiles avec l’apparition d’innovations type iPhone et sites web de dernière génération. En revanche, le COBOL est utilisé aujourd’hui pour coder des applications métier stratégiques dédiées au cloud et aux terminaux mobiles et qui, une fois déployées dans une entité de l’entreprise, peuvent ensuite être aisément réutilisées à l’échelle globale.
Autre atout de COBOL : sa dette informatique est très faible par rapport à des langages plus récents, notamment Java. Une récente étude rappelait à ce titre les montants dépensés pour réparer les bugs et failles de sécurité induites par une mauvaise écriture ou architecture du code : elle estimait le coût pour réparer une ligne de code Java à 5,42 dollars, contre 1,26 dollar pour une ligne COBOL.
Enfin, n’oublions pas l’intérêt économique de conserver et de travailler sur le code COBOL: moderniser une application cœur de métier historique en travaillant sur son code source COBOL revient in fine 4 fois moins cher que de la réécrire intégralement et dix fois moins cher que d’installer un applicatif métier totalement nouveau.
Un avenir certain pour un langage en pleine évolution
Cessons donc de prédire la mort du COBOL. Tous les éléments que nous avons avancés montrent que ce langage est pleinement d’actualité avec un avenir certain. Son succès n’est pas seulement le fait de sa simplicité mais aussi de son adaptabilité avec l’ensemble des modèles d’architecture, de plates-formes, de machines, d’OS, etc. Rappelons que la valeur des technologies informatiques est fonction de la valeur que l’entreprise crée en les utilisant. A ce titre, COBOL a contribué à la croissance de nombreuses entreprises au cours des 50 dernières années ; et il promet de continuer à le faire pour les 50 années à venir. COBOL est plus vivant que jamais !
COBOL plus vivant que jamais
Chaque jour, un consommateur sollicite 13 fois des applications COBOL dans ses actes de la vie courante. Conclusion : ce langage d’une cinquantaine d’années est plus vivant que jamais, et il n’est pas prêt de disparaître avec une large ouverture vers les applications mobiles et le cloud.
Paris La Défense, 25 Janvier 2012
Imaginons qu’un jour, que COBOL s’arrête. Que se passerait-il ? Les distributeurs de billets tomberaient en panne, les transactions bancaires ne seraient plus opérées, il ne serait plus possible de faire des achats par Internet, les enseignes de distribution devraient stopper leurs systèmes de vente, et tout cela pour une durée indéterminée. Car un très grand nombre d’opérations de la vie courante, représentant plus de 30 milliards de transactions quotidiennes, reposent sur des systèmes COBOL. Ainsi au cours d’une journée, un Américain fait appel en moyenne 13 fois à des applications écrites en COBOL – avec son téléphone mobile, à son bureau, en réglant ses achats par carte de crédit. Il est donc difficile d’imaginer supprimer ce langage sans remettre en cause le fonctionnement de l’ensemble des activités économiques.
Deux chiffres pour un leadership : 220 milliards de lignes de codes, plus de 70% des applications stratégiques des entreprises
Force est de constater que, malgré la récurrence des critiques contre le COBOL depuis plus de 20 ans, les détracteurs de ce vieux langage n’ont toujours pas eu raison de lui. Depuis sa création en 1959 par un groupe d’informaticiens et de scientifiques travaillant pour le Pentagone, plus de 220 milliards de lignes de codes ont été générées ; et selon une étude de Datamonitor de 2008, 5 milliards de lignes de codes continueront à être ajoutées chaque année aux systèmes existants.
Ce sont entre 60 à 80% des activités des entreprises internationales qui reposent sur des applications COBOL selon Gartner, tous secteurs confondus : le COBOL est le langage avec lequel ont été écrites les applications cœur de métier des banques, des compagnies aériennes (pour les réservation de vol notamment), des grands réseaux d’hôtellerie, des transporteurs (applications gérant plus de 72000 containers), de l’industrie pharmaceutique et santé publique (plus de 60 millions de patients), etc. Les applications COBOL servent à opérer 80% des transactions commerciales et à connecter plus de 500 millions d’utilisateurs de téléphones mobiles.
Autant de chiffres qui confirment son rang de 1er langage utilisé pour les développements informatiques professionnels – au niveau de l’encodage comme des tests logiciels.
Le mix gagnant : simplicité, évolutivité, ouverture
Pourquoi cette pérennité et cette omniprésence ? Le COBOL les doit à ses nombreux atouts.
Il est toujours utile de rappeler que ce langage a été conçu à l’origine pour simplifier la programmation logicielle afin de la rendre accessible à un plus grand nombre de personnes et de l’adapter à des approches orientées métier. Sa syntaxe est proche de celle de la langue anglaise, elle utilise des mots anglais, et le processus d’encodage a été simplifié.
COBOL a aussi suivi l’évolution des technologies. L’une des principales forces de COBOL est en effet sa capacité à être intégré et interopéré avec les autres langages informatiques, y compris les plus récents : on a eu du COBOL avec les assembleurs mainframe, puis avec du C++ pour les systèmes ouverts et aujourd’hui avec .Net, les JVM et le cloud. Le COBOL tourne aussi sur toutes les machines (mainframes, zOS, micro ordinateurs, terminaux mobiles). Il est compatible avec tous les environnements d’exploitation fixes et mobiles, et supporte tous les types d’architecture, jusqu’au cloud. Les développeurs peuvent donc moderniser des applications COBOL pour les porter dans des environnements comme Azure, .Net comme les intégrer avec les JVM écrites en Java. Le lancement de notre offre Visual COBOL il y a tout juste 6 mois n’est rien de moins que l’illustration de l’ouverture et de la modernité du COBOL.
L’évolutivité de COBOL permet par ailleurs à une équipe de développeurs maîtrisant toutes les subtilités de ce langage de concevoir des applications ultra-modernes, agiles, flexibles, orientées métier, offrant les fonctionnalités les plus “tendances”, et de les porter sur les plates-formes les plus récentes du marché. Des fonctionnalités comme les cartes et les rubans perforés ont cessé d’être développées car devenues inutiles avec l’apparition d’innovations type iPhone et sites web de dernière génération. En revanche, le COBOL est utilisé aujourd’hui pour coder des applications métier stratégiques dédiées au cloud et aux terminaux mobiles et qui, une fois déployées dans une entité de l’entreprise, peuvent ensuite être aisément réutilisées à l’échelle globale.
Autre atout de COBOL : sa dette informatique est très faible par rapport à des langages plus récents, notamment Java. Une récente étude rappelait à ce titre les montants dépensés pour réparer les bugs et failles de sécurité induites par une mauvaise écriture ou architecture du code : elle estimait le coût pour réparer une ligne de code Java à 5,42 dollars, contre 1,26 dollar pour une ligne COBOL.
Enfin, n’oublions pas l’intérêt économique de conserver et de travailler sur le code COBOL: moderniser une application cœur de métier historique en travaillant sur son code source COBOL revient in fine 4 fois moins cher que de la réécrire intégralement et dix fois moins cher que d’installer un applicatif métier totalement nouveau.
Un avenir certain pour un langage en pleine évolution
Cessons donc de prédire la mort du COBOL. Tous les éléments que nous avons avancés montrent que ce langage est pleinement d’actualité avec un avenir certain. Son succès n’est pas seulement le fait de sa simplicité mais aussi de son adaptabilité avec l’ensemble des modèles d’architecture, de plates-formes, de machines, d’OS, etc. Rappelons que la valeur des technologies informatiques est fonction de la valeur que l’entreprise crée en les utilisant. A ce titre, COBOL a contribué à la croissance de nombreuses entreprises au cours des 50 dernières années ; et il promet de continuer à le faire pour les 50 années à venir. COBOL est plus vivant que jamais !










