petition




L'affaire de la Grande Arche

Recherche

Derniers commentaires


RSS ATOM RSS comment PODCAST Mobile



.
par Philippe NIEUWBOURG Jeudi 13 Janvier 2011
Retrouvez le musée du jeu vidéo au Manga Party Festival
Contraint lui aussi à la fermeture suite à la récupération de la Grande Arche par le ministère du développement durable, le musée du jeu vidéo vous propose un ensemble de manifestations "hors les murs" qui vous permettent de retrouver l'ambiance, les machines et l'univers du jeu vidéo et de son histoire.

Ce sera le cas au Manga Party Festival, une ambiance bien différente de celle des ateliers mécanographiques, mais qui fait partie de la culture numérique des plus jeunes générations.

Ouverture de la billetterie du Manga Party Festival

La 2ème édition du Manga Party Festival se tiendra les samedi 9 et dimanche 10 avril 2011 à Paris, Porte de Versailles, Hall 5.
Un événement culturel destiné aux amoureux de la culture japonaise, des jeunes fans de « J-Pop » aux nostalgiques des séries cultes des années 80.
Un festival original pour découvrir la richesse de la pop-culture japonaise à travers l’image animée, le manga, la mode, la musique, ou encore le jeu vidéo.
Un voyage unique à travers la « J-Pop Culture » avec :
Des projections d'animés (séries et films d’animation de style manga), diffusés en partenariat avec les éditeurs français tels que Kaze, Kana, Ankama, ou Dybex
Des concerts de « J-Pop » (musique pop japonaise), spectacles, défilés de cosplay et un karaoké géant sur des génériques d'animés et de séries cultes
Des expositions artistiques et culturelles sur l’univers manga et le Japon, un espace retrogaming présenté par le Musée du Jeu Vidéo, des bornes de jeux vidéo, des séances de dédicaces, des stands de goodies, et bien d'autres surprises !
Sans oublier la cérémonie des Manga Party Awards récompensant le meilleur du manga, de l’animation, de la J-Music, du cosplay et du jeu vidéo.
Sous le patronage de la Japan Foundation et en partenariat avec FNAC, NRJ, MTV, Game One, Nickelodeon, Mangas, Nolife, Gong, Animeland, Rock One et Dailymotion.

Réservations : Fnac, www.fnac.com et points de vente habituels.
Par téléphone : 0 892 68 36 22 (0,34€/min)
Tarifs en prévente : de 11 à 12 euros la journée, de 18 à 20 euros les deux jours.
Tarifs sur place : 14 euros la journée et 24 euros les deux jours.

L'informatique a 100 ans : découvrez ces machines préhistoriques qu'utilisaient nos parents !
Un téléphone mobile de 1944, un PC portable de 12 kg, une disquette de 20 cm, une salle informatique de 5 tonnes, première console de jeux... l'informatique n'a pas toujours été portable et communicante. Née au début du XXe siècle, il lui a fallu franchir des étapes avant de pénétrer les entreprises puis notre vie quotidienne. Venez découvrir au travers de vidéos, d'extraits de films et de vraies machines d'époque de quoi avaient l'air les premiers ordinateurs !

Conférence organisée le mardi 18 janvier de 11h30 à 13h à l'IUT de Villetaneuse - Amphi 6.
Cette conférence est organisée par le département Informatique de l'IUT de Villetaneuse, mais tous les étudiants de l'IUT sont invités à y participer pour découvrir en deux heures d'où vient l'informatique.

Extraits de films d'archives, pièces originales, débats, nous vous parlerons de l'informatique d'hier et de demain. Venez nombreux !
Madame Kosciusko-Morizet
Ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement
Hôtel de Roquelaure
246 Boulevard Saint-Germain
75007 PARIS

Paris, le 31 décembre 2010

Madame la ministre,

Vous connaissez parfaitement le dossier du musée de l’informatique, au titre de l’économie numérique dont vous aviez la charge il y a quelques semaines encore. J’avais eu l’occasion de vous interviewer lorsque vous aviez accordé votre parrainage au congrès mondial sur l’Internet du Futur, organisé au musée de l’informatique avec Vinton Cerf, Louis Pouzin et Robert Kahn.

Depuis son ouverture en 2008, le musée de l’informatique a accueilli environ 750 000 visiteurs et des centaines de visites scolaires. Unique musée de l’informatique en France il est devenu une référence en Europe. Et tout cela sans peser nullement sur les finances publiques puisque auto-financé par la billetterie, l’événementiel et les visites guidées.

Mais au mois d’avril, profitant d’une panne d’ascenseur de la Grande Arche, les services de votre ministère, ont décidé abruptement de fermer la Grande Arche au public, entrainant la fermeture sans préavis du musée de l’informatique.

Conséquences directes dans les prochaines semaines, le licenciement d’une cinquantaine de salariés et le dépôt de bilan probable des deux sociétés sous-traitantes.

Le 5 octobre dernier, interrogée en direct par un auditeur sur RMC, vous avez déclaré que "il y a actuellement des discussions pour savoir où pourrait être transporté le musée de l'informatique". Malheureusement les bonnes informations ne vous avaient pas été transmises à l’époque car aucune discussion n’a jamais été initiée ni pour envisager un partage intelligent des espaces, ni pour le déplacement du musée de l’informatique.

Vous pouvez encore aujourd’hui revenir sur cette décision et ses modalités, et éviter ainsi le licenciement de nombreux salariés et les autres conséquences sociales. Nous sommes bien conscients que le ministère doit trouver des locaux pour organiser ses réunions et ses conférences, mais cela doit-il se faire aux dépends de l’emploi et de la culture scientifique ? La Grande Arche peut certainement accueillir des visiteurs et en parallèle recevoir les réunions du ministère. Nous ne demandons qu’une chose, que la concertation et le travail en commun permette de dégager une solution. Vous avez le pouvoir de sauver de nombreux emplois et le musée de l’informatique.

Nous avons bien compris que les relations « particulières » entretenues par votre ministère avec la société exploitante devaient être remises à plat. Mais nous n’avons aucun lien juridique avec cette société. Le musée de l’informatique est une association sans but lucratif. Des bénévoles travaillent depuis plusieurs années pour conserver et transmettre le patrimoine français de l’économie numérique. Leur travail a été anéanti par cette décision technocratique.

Pour terminer, je me permets de vous joindre copie d’un courrier du Chef de Cabinet de Monsieur le Président de la République. N’obtenant pas de réponse à nos demandes auprès de votre prédécesseur, nous avions pris l’initiative de saisir l’Elysée afin d’informer Monsieur le Président de la République de la situation. Une initiative qui se justifie car Monsieur Nicolas Sarkozy avait apporté son soutien officiel au projet de musée de l’informatique dès 2007.

Je reste à votre entière disposition pour vous apporter les précisions que vous pourriez souhaiter dans la conduite de ce dossier. Les salariés, les bénévoles et l’ensemble des visiteurs du musée de l’informatique comptent sur votre action rapide pour donner un nouvel élan à cet outil de transmission de la culture scientifique.

Je vous prie de recevoir, Madame la ministre, l’expression de mes salutations respectueuses.

Philippe NIEUWBOURG
Directeur du musée de l’informatique
Email : philippe.nieuwbourg@museeinformatique.fr

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur "l'affaire" du musée de l'informatique à la Grande Arche, je vous propose de suivre le blog spécialement ouvert sur le sujet sur http://grandearche.posterous.com
par Philippe NIEUWBOURG Lundi 3 Janvier 2011
Fêtés en 2009, les 40 ans de l'association ADIRA (Association pour le Développement de l'Informatique en région Rhône-Alpes) ont été l'occasion de la publication d'un ouvrage rétrospectif. Quelques images ont attiré notre attention et nous avons souhaité les partager avec nos lecteurs.
Merci à Mary-José Silvain, cheville ouvrière de l'association depuis son développement d'avoir accepté de nous autoriser à publier quelques images dans le petit diaporama ci-dessus.

Pour en savoir plus sur l'ADIRA, visitez leur site sur www.adira.org
par Philippe NIEUWBOURG Lundi 27 Décembre 2010
Bernard-Pierre Donnadieu le samedi 12 juillet 2008
Bernard-Pierre Donnadieu le samedi 12 juillet 2008
Le samedi 12 juillet 2008, nous nous étions retrouvés dans un petit studio d'enregistrement du XVe arrondissement de Paris où il avait ses habitudes. Et ce jour là, Bernard-Pierre Donnadieu nous avait fait un énorme cadeau. Il avait accepté de prêter sa voix à l'audioguide du musée de l'informatique. Une voix forte, grave, mais tout aussi chaude et attirante. Un voix qui savait vous expliquer et vous attirer.
Il vient de nous quitter à l'âge de 61 ans. Mais il restera dans nos coeurs pour les fantastiques rôles qu'il a interprétés, du Retour de Martin Guerre à l'Affaire Salengro.
Merci l'artiste pour ton coup de main. Un coup de main passionné car ce que peu de tes admirateurs savaient, c'est que tu étais un vrai Geek. Un passionné d'informatique, qui n'hésitait pas à mettre les mains sous le capot de la machine, et que tu connaissais sacrément bien l'histoire de cette informatique.
Il nous reste ta voix, que je vous propose de partager ci-dessous avec un extrait de notre audioguide.

6.mp3 6.mp3  (4.1 Mo)


Philippe NIEUWBOURG Mercredi 22 Décembre 2010
En 2011, adhérez à la FEB (Fédération des Equipes Bull)
Il y a pour ceux qui se passionnent pour l'histoire de l'informatique, quelques associations qui comptent. Des associations qui réalisent un véritable travail de recherche et de collecte des témoignages, un véritable travail d'historien. La FEB est une des plus importante. La Fédération des Equipes Bull regroupe, histoire de ce constructeur français oblige, les salariés actuels et anciens, les clients et partenaires d'hier et d'aujourd'hui, et les amis de Bull.
Elle réalise un travail de préservation du patrimoine (et détient sans doute une des collections les plus importantes de France de machines des débuts de la mécanographie et de l'informatique), de création d'exposition et surtout un fantastique travail de transmission de la mémoire collective.
L'année 2011 s'approche, il est donc temps de penser à renouveler ou souscrire une adhésion. Il ne vous en coutera que 25 euros et vous participerez ainsi à cette action mémorielle.

Pour en savoir plus sur la FEB : http://www.feb-patrimoine.com/

Et pour adhérer, il vous suffit d'imprimer et de leur renvoyer le bulletin d'adhésion 2011 que vous pouvez télécharger ci-dessous.
Le musée de l'informatique a décidé cette année d'adhérer à la FEB comme membre bienfaiteur.

adhesion_2011_recto_verso_logo__m_.pdf adhesion 2011 recto-verso-logo (m).pdf  (135.94 Ko)

l'AHTI publie de nouveaux cahiers d'histoire des télécommunications et de l'informatique
l'AHTI (Association pour l'Histoire des Télécommunications et de l'Informatique dont est membre le musée de l'informatique, publie le 14ème numéro de ses cahiers d'histoire des télécommunications et de l'informatique.
Au sommaire de ce nouveau numéro de nombreuses contributions dont :
- une correspondance de B. Marti sur les débuts du Vidéotex
- une correspondance de B. Esambert sur le développement du téléphone
- une contribution de G. Verroust sur le débat autour du premier ordinateur
- une contribution de A. Bidet sur l'émergence de l'économie des réseaux
- une contribution de F. du Castel sur les ingénieurs des PTT durant l'occupation
- un entretien avec Ch. Rozmarun, ancien directeur général de France Telecom
... près de 100 pages d'informations et de contributions savantes. A ne pas manquer pour étoffer votre culture historique des technologies de l'information et de la communication.

Et pensez à adhérer à l'association pour soutenir leur action de mémoire de l'histoire de l'informatique.
Plus d'informations sur http://www.ahti.fr
Philippe NIEUWBOURG Mercredi 22 Décembre 2010
En 2011, pour la première fois de l'histoire de l'informatique, une société fêtera son centenaire. Et depuis 1911, IBM est resté une des premières sociétés d'informatique au monde.
A l'occasion de la réouverture du Computer History Museum et de sa nouvelle exposition "Revolution: The First 2000 Years of Computing", les équipes du musée ont partagé une vidéo qui résume en quelques minutes les grands moments des débuts de l'entreprise. En fil conducteur de cette rétrospective, "IBM Ever Onward" le tube de l'année 2011 ?
Il est encore un peu tôt pour vous détailler le programme de ces commémorations, mais en France aussi vous pourrez découvrir ces 100 dernières années et l'histoire de l'entreprise IBM.
Philippe NIEUWBOURG Jeudi 16 Décembre 2010
De petits écoliers québécois réagissent face à des objets de notre quotidien d'il y a quelques années : disquette, disque, tourne-disque, gameboy... amusant et tendre. Mais cela ne nous rajeunit pas :-)
par Philippe NIEUWBOURG Vendredi 12 Novembre 2010
Le lot mis en vente par Christie's le 23/11/2010 - Copyright BNPS.CO.UK
Le lot mis en vente par Christie's le 23/11/2010 - Copyright BNPS.CO.UK
C'est un événement suffisamment rare pour être mentionné, la vente aux enchères prévue chez Christie's le 23 novembre 2010 d'un des rares exemplaires au monde de l'Apple I.
Malheureusement ce n'est absolument pas dans les moyens du musée de l'informatique... croyez bien que je le regrette. Mais si un généreux donateur se manifeste d'ici la date de la vente, je n'hésiterai pas à enchérir.

Le plus intéressant et le plus rare, est que le lot semble complet, boite originale, documentations, cassette programme et même une lettre originale signée de Steve Jobs.

A lire en détail sur : http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-1328439/First-Apple-1-sold-Steve-Jobs-sale-150k.html
par Philippe NIEUWBOURG Vendredi 12 Novembre 2010
La plus grande carte perforée du monde !
Petit clin d'oeil à nos collègues de Moutain View en Californie. Nos amis du Computer History Museum, qui sont actuellement en pleine reconstruction de leurs expositions, ont dévoilé hier la première photo du hall d'accueil du nouveau musée. Au sol, la plus grande carte perforée du monde !
Et oui, c'est en Californie, un peu loin de notre vieille Europe, mais avec des moyens "américains" :-) Lorsque le Computer History Museum a besoin d'espace, il lève quelques dizaines de millions de dollars et construit un nouveau bâtiment. Bravo à vous en tous cas !
En Europe, bien que nous soyons également un des berceaux de l'informatique (Allemagne, Grande-Bretagne et France), politiques publiques et privées se désintéressent totalement du financement de la préservation de cette histoire...
Nous avons en tous cas hâte de pouvoir admirer de près ce nouveau musée et son hall d'accueil perforé !
Philippe NIEUWBOURG Dimanche 7 Novembre 2010
L'ENSIMAG (Ecole Nationale Supérieure d'Informatique et de Mathématiques Appliquées) a été créée en 1960 à Grenoble. Elle fête donc cette année ses 50 ans. Ce samedi 6 novembre était l'occasion pour l'école de réunir anciens, élèves et professeurs, autour d'une cérémonie marquant le début d'une année de commémoration.
Le musée de l'informatique était présent. A l'occasion de cette conférence, nous avons présenté l'exposition sur la naissance d'Internet, ainsi que quelques objets extraits spécialement des collections du musée, dont certains n'avaient jamais été présentés au public.
Les participants ont ainsi pu découvrir ou re-découvrir :
- une machine à calculer de type Comptomètre
- le tableau de connexion correspondant au programme de calcul des salaires conçu pour une tabulatrice SAMAS de 1950 (Utilisé au cabinet comptable de Geneviève ROBERT à côté de Montargis)
- une perforatrice Bull P80
- un calculateur de trajectoire ANTARES installé dans les années 70 sur les missiles SSBS du plateau d'albion
- un micro-ordinateur Micral MC 1 B
- un micro-ordinateur IBM 5120

Une conférence qui nous a permis de rappeler devant 250 professionnels de l'informatique, la situation difficile dans laquelle se trouve le musée de l'informatique, expulsé du Toit de la Grande Arche par le ministère du développement durable. Le soutien des participants a été unanime et nous les en remercions.
Communiqué de Logitech Jeudi 28 Octobre 2010

À l’occasion de ces noces de diamant, une étude menée par Logitech montre que les Français sont prêts à aller très loin pour garder la maîtrise de leur gadget préféré !


La première télécommande sans fil, qui date de 1956 (Photo Jim Rees)
La première télécommande sans fil, qui date de 1956 (Photo Jim Rees)
A l’occasion du 60e anniversaire de la télécommande, Logitech (SIX : LOGN) (NASDAQ : LOGI) publie une étude montrant que l’histoire d’amour que nous vivons avec ce gadget n’a jamais été aussi passionnée : près d’un téléspectateur français sur cinq (18 %) se déclare en effet prêt à mettre sa vie sexuelle entre parenthèses pendant un mois pour conserver le contrôle de son téléviseur ! Il semble que la télécommande occupe une place vraiment à part dans notre quotidien puisque 18% d’entre nous préfèrent se passer de leur brosse à dents que de la télécommande.
Communiqué de l'ESIA Mercredi 13 Octobre 2010

Il fut l’initiateur de la pédagogie actuelle : des ingénieurs conciliant l’esprit d’innovation à une solide formation humaine.


Décès de Maurice Lafargue, fondateur de l’ESIEA
Le Groupe ESIEA annonce avec tristesse le décès de Maurice Lafargue à l’âge de 86 ans. Fondateur de l’ESIEA en 1958, il avait fait don de l’école à l’Association des Anciens élèves en 1975, avant de l’accompagner jusqu’à l’habilitation par la CTI (Commission des Titres d'Ingénieur) en 1986.

Chacun reconnaît l’esprit entrepreneur qui animait Maurice Lafargue quand, passionné par le balbutiement de l’électronique, il a décidé de créer seul son école. Il n’a alors pas hésité à abandonner l’exercice de son métier d’ingénieur et les travaux de recherche qu’il entreprenait dans la cave de son pavillon.
Visionnaire, il définissait, dès sa création, l’ambition de son école par les compétences à développer : aptitudes à apprendre, à communiquer, à s’adapter à des technologies en constante évolution. Enthousiaste humaniste, il a su transmettre à tous ceux qui l’entouraient sa passion de l’innovation autant sur le plan des modes pédagogiques que des contenus eux-mêmes.

Altruiste, en léguant son école au lieu de chercher à la vendre, Maurice Lafargue s’est assuré que l’Association des Anciens élèves puisse en prendre progressivement les rênes. Pour son fondateur, au-delà d’une garantie de pérennité, de désintéressement et d’évolution, cette prise en charge de l’école a institué un tutorat permanent, des jeunes générations par les plus anciennes.

En 2005, Maurice Lafargue s’était vu remettre la Légion d’honneur par Thierry Breton, Ministre de l’Industrie de l’époque et ancien professeur de l’ESIEA et par François d’Aubert, ancien Ministre de la Recherche.

« Ceux qui l’ont bien connu peuvent témoigner de son enthousiasme et de sa clairvoyance. » déclare Gérard Sanpité actuel Directeur Général du Groupe ESIEA. « Grand pédagogue, il a également su faire partager et perpétuer sa vision qu’une école qui préparait l’ingénieur de demain se devait aussi de contribuer à la formation de l’Homme. A l’unisson des anciens élèves, nous nous reconnaissons dans les valeurs qu’il a défendues et qui lui survivent. »

§ A propos du Groupe ESIEA
Le Groupe ESIEA est composé d’une Grande Ecole d’Ingénieurs en Informatique Electronique et Automatique « ESIEA », de cinq pôles et laboratoires regroupés sous la dénomination « ESIEA recherche », de l’Ecole Supérieure d’ingénierie informatique « IN’TECH INFO », d’un centre de formation continue « Institut ESIEA » et du Centre de Formation et d'Apprentissage Informatique Télécom et Électronique « CFA-ITE ».

§ A propos de l’ESIEA www.esiea.fr
Grande Ecole d'ingénieurs reconnue par l'État, l’Ecole Supérieure d’Informatique Electronique Automatique a été fondée à Paris en 1958. L’ESIEA est membre de la CGE (Conférence des Grandes Écoles) et délivre un diplôme d’ingénieur (grade Master) habilité par la CTI (Commission des Titres d'Ingénieur).
En interaction permanente avec le monde de l’entreprise, l’ESIEA est une école généraliste liée aux nouvelles technologies et basée sur un haut niveau technico-scientifique avec des enseignements en formation humaine et management. L’école compte plus de 1000 étudiants sur deux sites (Paris et Laval). Elle est gérée bénévolement par l’association de ses 6.200 anciens élèves qui investissent la totalité des ressources du groupe dans les enseignements et la recherche.
Dès la première année, la recherche est au cœur de la pédagogie de l’ESIEA. Elle se structure autour de 5 pôles et laboratoires dans des domaines de pointe : Réalité Virtuelle et Système Embarqués ; Sécurité de l’Information et des Systèmes ; Acquisition et Traitement des Images et du Signal ; Cryptologie et Virologie Opérationnelle ; Art et Recherche Numérique.

En respectant les normes dictées par la direction des musées de France et le ministère de la culture, nous inventorions les collections du musée au travers d'un logiciel spécialisé.


2010.0.1, premier numéro de l'inventaire, attribué à une trifouillette
2010.0.1, premier numéro de l'inventaire, attribué à une trifouillette
Alors que notre exposition à la Grande Arche est toujours fermée au public, le temps ainsi libéré nous permet de nous consacrer à d'autres tâches. Toujours remises à plus tard, car nous avons toujours privilégié l'accueil du public et les exposition, l'inventaire des collections du musée va enfin commencer.

C'est une tâche énorme qui nous attend car les collections du musée comportent aujourd'hui plusieurs milliers de pièces, des centaines de livres, des milliers de magazines, de photos... tout cela est stocké, conservé, dans un entrepôt protégé, mais doit être inventorié afin d'être par la suite pleinement exploité dans nos prochaines expositions.

Le plus difficile est de commencer... mais n'ayant pas d'historique à migrer, nous avons choisi d'appliquer, dans la mesure de nos moyens, les meilleures pratiques dès le départ.
Nous avons donc étudié pendant plusieurs mois les principes proposés par la direction des musées de France au travers de la base Joconde. Et même si Joconde créé une certaine lourdeur, tout simplement parce que l'inscription d'un IBM PC de 1981 est très différente de celle d'un morceau de faïence gallo-romaine, nous tenterons de respecter au plus près les indications de Joconde.
Vous pouvez d'ailleurs vous-aussi les découvrir sur : http://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/partenaires/AIDEMUSEES/inventaire-informatise.htm

Puis nous avons sélectionné un logiciel de gestion de l'inventaire du musée. Nous nous sommes tournés vers la solution eMusée, qui s'appuie sur un logiciel "open source", mais dont nous sous-traitons l'adaptation, l'hébergement et la maintenance technique. Cette solution nous permettra très rapidement de proposer au public la consultation complète de nos collections, avec les références précises des pièces, leurs photos, leurs caractéristiques... comme toujours dans un souci de transparence totale et de partage de l'information.

Et puisqu'il fallait bien commencer par un objet, celui qui portera dans notre inventaire le tout premier numéro, le 2010.0.1, nous avons choisi la "trifouillette", également appelée "couteau à cartes" et qui permettait d'aller rechercher au fond des machines à cartes perforées les morceaux de cartes déchirées lors d'un bourrage. le couteau suisse de l'atelier mécanographique en quelque sorte.
Pour les curieux, la composition du numéro d'inventaire se fait de la manière suivante :
- 2010 est bien sur l'année d'entrée de l'objet dans l'inventaire
- 0 correspond à un cas particulier, celui que nous traitons actuellement de la reprise dans l'inventaire d'objets acquis précédemment mais non encore enregistrés
- 1 est le numéro d'ordre de l'objet

Pour ceux qui souhaitent découvrir cette tâche, ingrate mais indispensable, de collecte et d'inventaire des objets, nous essayerons d'organiser d'ici quelques mois des ateliers de découverte de cette activité qui vous permettront d'y participer par vous-même, et de nous aider dans ce travail.
Philippe NIEUWBOURG Dimanche 12 Septembre 2010

Dès le 14 septembre prochain, le iMusée, seul musée dédié à la micro-informatique au Québec deviendra accessible au public de façon permanente. Le public est convié à effectuer des visites dans le monde du passé, du présent lié au micro-ordinateur. Principale révolution du XXIe siècle, la technologie se veut communicante et courroie de transmission de l'information. Et pourtant, son histoire et les étapes de son développement sont souvent ignorées et très rarement enseignées.


L’aventure commence au pied de l’escalier, à l’entrée du iMusée. Car pour son ouverture permanente au public, le iMusée vous propose de parcourir en quinze panneaux explicatifs l’histoire de la naissance d’Internet. Aujourd’hui indispensable à notre vie professionnelle ou citoyenne, Internet n’a pas toujours existé !

Et c’est en 1957, que le Président Eisenhower, soucieux de l’avance prise par les russes dans la conquête spatiale, décide de créer la DARPA, une agence américaine en charge des projets avancés. Cette agence soutiendra quelques années plus tard le projet ARPANet, qui donnera naissance au réseau Internet que nous connaissons.

La montée vers les salles principales du musée de l’informatique vous permettra de découvrir chacune de ces étapes : 1969, la création du réseau ARPANet, 1989 celle du Web par Tim Berners-Lee, et bien d’autres encore.

Une fois parvenu au sommet de cette première aventure numérique, une nouvelle exposition vous attend. Quatre salles ont été intégralement refaites et scénographiées pour vous présenter les principales époques de cette histoire de l’informatique.

Une première salle couvre la « préhistoire » : oscilloscopes, cartes perforées, règles à calcul et premiers ordinateurs vous seront présentés. La pièce maîtresse de cette salle est sans conteste l’IBM 5100, un « portable » de plusieurs kilos fonctionnant à base de cartouches et doté d’un écran plus petit que celui de votre téléphone intelligent aujourd’hui !

Une salle multimédia vous permet de poursuivre la visite au travers d’un diaporama résumant avec films et photos les grandes étapes de cette histoire moderne. La salle multimédia est également la porte ouverte du iMusée sur le monde extérieur, équipée d’une caméra et d’un flux vidéo qui permet l’interactivité entre le visiteur et le monde extérieur.

La salle suivante vous pousse à poursuivre l’aventure, consacrée à la décennie 1975-1985. Plusieurs machines rappelleront des souvenirs aux plus anciens des visiteurs (TRS-80, Apple II…). Souvenirs qu’ils transmettront d’eux-mêmes aux plus jeunes visiteurs.

La quatrième salle se rapproche de notre présent. L’artéfact essentiel de cette présentation est certainement l’Apple Lisa. Machine peu connue du grand public, elle est sortie avant le Macintosh. Il s’agit du premier ordinateur livré en standard avec une souris et équipé d’un système d’exploitation totalement graphique. Mais une station Next plaira également aux connaisseurs…

Pour terminer la visite, un détour par les jeux vidéos sera apprécié des plus jeunes. Pas les jeux d’aujourd’hui, mais ceux d’hier, les Pacman, Donkey Kong, et autres Mario. Les plus anciens retrouveront certainement le plaisir de jouer de leur jeunesse.

Les projets de développement

Le iMusée a été réalisé par le PEC sur la base d’une collection complète d’artéfacts liés à l’histoire de l’informatique, conservée depuis plusieurs années.

En partenariat avec le musée de l’informatique de Paris, l’objectif du iMusée est de poursuivre son travail scientifique et éducatif de transmission du patrimoine culturel lié à cette histoire des technologies de l’information. Une transmission qui passe par de nombreuses actions :

L’Université Populaire ainsi que les nombreux cours et formations dispensés par le PEC à tous ceux qui ont besoin de mettre à jour leurs connaissances en informatique. La présence du iMusée permettra de compléter leur apprentissage pratique par quelques notions historiques.
L’organisation d’expositions temporaires pour le compte des entreprises ou organismes qui souhaiteraient profiter de cette opportunité unique de faire revivre, pour leurs employés ou leurs clients, ces moments historiques. L’équipe technique du PEC est en mesure de concevoir et organiser des événements de ce type, dans ses locaux ou à l’extérieur
Un cycle de conférences sur l’histoire de l’informatique qui sera proposé en 2011
Des projets de recherche coordonnés par la fondation, qui permettront de remettre au jour l’histoire de l’informatique au Québec
Et après-demain, de nouveaux développements qui permettront au iMusée de prendre une nouvelle ampleur et de s’affirmer comme le point de passage obligé de tous les touristes et passionnés, résidents ou de passage au Québec.

Le iMusée en quelques chiffres

500 m2 dont environ 400 m2 d’exposition, et des espaces consacrés à la conservation des artéfacts, et aux projets de recherche
plus de 100 artéfacts exposés et des milliers d’autres en réserve pour les prochaines expositions
Les pièces majeures : l’IBM 5100, l’Apple Lisa, le NeXt

Quelques informations sur le PEC

Le PEC a joué au cours des 38 dernières années un rôle incontournable au sein du quartier Hochelaga-Maisonneuve en se positionnant comme un incubateur d’initiatives sociales, communautaires et culturelles. Ces projets novateurs auront notamment permis de démocratiser l’accès aux nouvelles technologies, des outils essentiels à l’ère de la mondialisation. Sans l’action du PEC, sans son engagement envers le développement communautaire d’Hochelaga-Maisonneuve, de nombreux organismes maintenant bien établis n’auraient pas pu survivre. Aussi, le PEC étant une entreprise d’économie sociale, ce iMusée a pour mandat de poursuivre la mission éducative du PEC tout en permettant un accès à l’informatique à la population du quartier.

Le iMusée vous souhaite la bienvenue !


Localisation : quartier Hochelaga- Maisonneuve
1691 boul. Pie IX Montréal (PQ) H1V 2C3

Pour s’y rendre :
Transport en commun - métro Pie-IX situé à quelques rues
Autobus * 139 Pie-IX , arrêt en face du PEC

Jours et horaires d’ouverture : mardi au samedi – de 10h00 à 17h00

Horaire et programme adapté offert aux groupes sur réservation.

Tarification visite : enfant / étudiant / aîné : 5.00$ Adulte : 7.00$ Famille : 10.00$

Cartes de membres : enfant / étudiant / aîné : 5.00$ Adulte : 10.00$ Famille : 12.00$

Pour joindre le iMusée :
info@imusee.org
Tél: +1 (514) 596-4488

Blogue : imusee.org/blogue

Twitter : twitter.com/imusee

Facebook : www.facebook.com/pages/Montreal-QC/iMusee-musee-de-linformatique-du-Quebec/184272434051.facebook.com/pages/Montreal-QC/iMusee-musee-de-linformatique-du-Quebec/184272434051
par Philippe NIEUWBOURG Dimanche 12 Septembre 2010

C'est en effet mardi matin à 10h que le premier musée permanent de la micro-informatique ouvrira ses portes au public à Montréal, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, au Pavillon d'Education Communautaire.


C'est vendredi soir, qu'à eu lieu l'inauguration officielle de l'exposition permanente. Elle a été réalisée en présence de Madame Louise Harel, chef de file du parti Québécois, de Monsieur Pierre de Robion, Consul de France à Montréal et de Monsieur Gilles Petitclerc, directeur général de la CSDM (Commission Scolaire De Montréal). Le musée de l'informatique de Paris, partenaire pleinement impliqué aux côtés du iMusée était bien entendu présent.

Vous retrouverez ci-dessus une petite vidéo synthétique réalisée presque en temps réel par Marc-André Léger, professeur d'informatique et conservateur bénévole du iMusée. Même s'il n'apparait pas sur la vidéo, c'est à lui que revient l'essentiel du mérite de la création de cette exposition permanente.
par Philippe NIEUWBOURG Lundi 23 Août 2010

Alors que la rentrée approche à grands pas, et que vos envies technologiques vous reprennent peu à peu, nous vous proposons une exposition "hors les murs". La FNAC de Lille accueille pendant plus d'un mois notre exposition rétrospective sur les 25 ans du Mac.


L'histoire du Mac à la FNAC Lille jusqu'à fin septembre
Ils sont tous là : Mac 128, Lisa, Spartacus, Mac Classic, Next Cube, Pippin, QuickTake, Newton... des noms bizarres pour les non-initiés, qui pourront justement découvrir dans cette exposition l'histoire d'une machine et l'histoire d'une marque.
Une machine, car en 1984, le Macintosh arrive sur le marché et bouleverse les codes des PC de l'époque. Sympathique (la fameuse icone qui vous dit "hello" au démarrage), simple à piloter (c'est le premier micro-ordinateur de grande diffusion livré en standard avec une souris). Le Macintosh est unanimement reconnu comme une étape majeure dans le développement de la micro-informatique.
Une marque car le Mac c'est Apple, et inversement. Et cette société, qu'on l'aime ou la déteste, a marqué et marque encore par ses choix en matière de design, de publicité...

La FNAC Lille / Espace Tanneurs, vous propose donc de découvrir gratuitement la grande exposition qui avait été développée en 2009 par le musée de l'informatique. Une cinquantaine de pièces exposées, retracent les principales étapes de cette épopée du Macintosh.
Une exposition à ne pas rater si vous passez dans la région lilloise d'ici le 2 octobre.

Informations pratiques sur : http://www.fnac.com/Lille/Le-Mac-25-ans-deja/cp614/w-4

Et si vous en profitez pour craquer pour un iPad, nous ne sommes pas responsables ;-) pensez à demander son avis à votre banquier avant !
par Philippe NIEUWBOURG Jeudi 5 Août 2010
40 ans de rapports annuels Hewlett-Packard
HP a mis en ligne sur le site MagCloud l'ensemble de ses rapports annuels de 1957 à 1999. Si vous vous intéressez à l'histoire de l'entreprise, vous pouvez ainsi commander en impression à la demande le ou les rapports qui vous intéressent.
Hewlett-Packard a été créée en 1935 par Bill Hewlett et Dave Packard. Elle devenue publique en 1957.

Pour commander un ancien rapport annuel de HP : http://www.magcloud.com/user/amancini
par Philippe NIEUWBOURG Mardi 3 Août 2010
Une puce laser Intel
Une puce laser Intel
Depuis les premiers ordinateurs (Colossus, ENIAC...) créés dans les années 40 autour des premiers composants électroniques, l'électricité est au coeur du fonctionnement de ces machines. C'est le courant électrique qui circule dans les cartes, dans le microprocesseur, dans la mémoire, etc. C'est d'ailleurs, parfois la seule solution pour redémarrer certains appareils électroniques récalcitrants, débrancher le cordon électrique. Et même si certaines mémoires conservent leurs données sans alimentation électrique, le fonctionnement général du système dépend totalement de cette alimentation.
Nous l'avons toujours expliqué à nos visiteurs, la prochaine génération de systèmes informatiques, la véritable révolution, pourrait provenir d'un fonctionnement où l'électricité serait remplacée par autre chose...
C'est un communiqué de presse, donc une annonce forcément commerciale, mais le communiqué de Intel que nous reproduisons ci-dessous, avance quelques idées dans cette direction. Et si la lumière pouvait remplacer l'électricité au coeur même de l'ordinateur. Elle le fait déjà dans la fibre optique où, comparée à un câble téléphonique classique, c'est un faisceau lumineux qui transporte l'information.
Les puces photoniques seront-elles les prémices de cette nouvelle révolution ?

Une avancée d’Intel confirme que la lumière pourra remplacer
les signaux électriques dans les futurs ordinateurs

Intel crée le premier lien photonique avec lasers intégrés.
Il pourrait révolutionner la conception des ordinateurs, augmenter radicalement les performances et réduire la consommation d'énergie

EN BREF…
· Les Intel Labs ont mis au point le premier lien photonique au monde avec lasers intégrés, exploitant la technologie du laser silicium hybride.
· Cette puce expérimentale atteint un débit de 50 milliards de bits par seconde (50 Gbit/s). Les chercheurs s’efforcent à présent d’atteindre des débits encore plus élevés.
· Des communications optiques à faible coût et à haute vitesse fondées sur cette technologie pourraient permettre aux constructeurs de totalement revoir la conception classique des ordinateurs, des netbooks jusqu'aux supercalculateurs.
· Les entreprises dotées d'une batterie de serveurs ou d'un datacenter pourraient éliminer les freins aux performances tout en réduisant considérablement leurs charges d'exploitation en espace occupé et en énergie, par le remplacement de toute une série de câbles au moyen d'une seule fibre optique.


Paris, le 27 juillet 2010 – La société Intel a annoncé aujourd’hui qu’elle avait accompli un progrès marquant dans l’utilisation de la lumière pour remplacer les électrons qui transportent les données dans et autour des ordinateurs. L’entreprise a en effet mis au point un prototype de recherche qui constitue la première liaison optique de données à base de silicium avec lasers intégrés. Celle-ci peut acheminer les données sur de plus longues distances et largement plus rapidement que le cuivre aujourd'hui, soit jusqu'à 50 gigabits de données par seconde. Ce débit équivaut ainsi à la transmission de tout un film HD en une seconde.

Les composants informatiques sont actuellement reliés les uns aux autres par des câbles de cuivres ou des tracés sur les cartes à circuits imprimés. En raison de la dégradation du signal qu’implique le recours à des métaux tels que le cuivre pour transmettre les données, ces câbles sont d'une longueur limitée, ce qui limite à son tour la conception des ordinateurs en forçant les processeurs, la mémoire et d'autres composants à n'être séparés les uns des autres que de quelques centimètres. Les résultats de recherches annoncés aujourd'hui représentent ainsi un nouveau pas vers le remplacement de ces connexions par des fibres optiques fines et légères, capables de transmettre des volumes de données beaucoup plus importants sur des distances largement plus longues, ce qui modifierait radicalement la conception des ordinateurs du futur et l'architecture des datacenters de demain.

Les puces photoniques trouveront des applications dans tout le secteur informatique. Par exemple, on peut imaginer, à ces débits, un écran 3D de la taille d’un mur pour le divertissement et la visioconférence, avec une résolution si élevée que les acteurs ou les interlocuteurs sembleront être dans la même pièce. Les datacenters et les supercalculateurs de demain pourront voir leurs composants répartis à l’échelle d’un bâtiment, voire d’un groupe de bâtiments, communicant les uns avec les autres à haute vitesse, au lieu d'être confinés par de lourds câbles en cuivre avec une capacité et une portée limitée. Cette répartition permettra aux utilisateurs de datacenters, comme une entreprise exploitant un moteur de recherche ou un prestataire en informatique virtuelle (cloud computing), d’économiser largement sur l’espace et l'énergie. Elle pourra aussi aider les scientifiques à mettre au point des supercalculateurs plus puissants pour résoudre les problèmes les plus complexes.

Justin Rattner, Chief Technology Officer d’Intel et responsable des Intel Labs, a fait la démonstration de la liaison photonique dans le cadre de l'Integrated Photonics Research Conference de Monterey (Californie). Cette liaison de 50 Gbit/s peut se comparer à un « concept car », qui permet aux chercheurs d'Intel de tester de nouvelles idées et de poursuivre leurs travaux qui consistent à élaborer des technologies de transmission des données par fibres optiques, utilisant des rayons de lumière produits par des puces à faible coût et faciles à réaliser au lieu d'équipements chers et difficiles à fabriquer, à partir de matériaux aussi exotiques que l'arséniure de gallium. C’est que, si les télécommunications et d’autres applications exploitent déjà le laser pour transmettre l’information, les technologies actuelles dans ce domaine sont en revanche trop coûteuses et encombrantes pour la micro-informatique.

Justin Rattner : « Cette percée que représente la première liaison photonique de 50 Gbit/s au silicium marque un progrès important dans nos perspectives à long terme de “siliconiser” la photonique et de faire profiter les futurs PC, serveurs et terminaux grand public de communications optiques à faible coût. »

Le prototype est le fruit d’un calendrier de recherches sur plusieurs années, déjà matérialisé par de nombreuses « premières mondiales ». Il se compose d’un transmetteur en silicium et d'une puce réceptrice, chacun intégrant tous les composants issus des précédentes percées d'Intel dans ce domaine : la première puce photonique à laser hybride, développée avec l’université de Californie à Santa Barbara en 2006, ainsi que des modulateurs optiques haute vitesse et des photodétecteurs annoncés en 2007.

La puce transmettrice se compose de quatre de ces lasers, dont les rayons de lumière se déplacent chacun dans un modulateur optique qui encode les données sur ceux-ci à 12,5 Gbit/s. Les quatre rayons sont ensuite associés en sortie sur une seule fibre optique, avec un débit total de 50 Gbit/s. A l’autre bout de la liaison, la puce réceptrice sépare les quatre rayons optiques et les dirige vers des photodétecteurs qui reconvertissent les données en signaux électroniques. Les deux puces sont assemblées à l'aide de techniques de fabrication peu onéreuses, courantes dans le secteur des semi-conducteurs. Les chercheurs d’Intel travaillent par ailleurs déjà à augmenter encore le débit en accroissant la vitesse du modulateur tout en augmentant le nombre de lasers par puce. Ces recherches constituent un point de départ vers de futurs liens optiques de l'ordre du térabit par seconde, c'est-à-dire assez rapides pour transmettre une copie de tout le contenu d'un PC portable moyen en une seconde.

Elles sont distinctes de la technologie Light Peak d'Intel, mais les deux sont des composantes de la stratégie globale de l’entreprise en matière d'E/S. La technologie Light Peak vise ainsi à doter les plates-formes clientes Intel d’une connexion optique à 10 Gbit/s multiprotocole pour des applications à plus court terme. Les recherches sur les puces photoniques visent quant à elles à exploiter l’intégration du silicium pour conduire à de large réduction des coûts, parvenir à des débits de téra-informatique et faire bénéficier des communications optiques un ensemble d'applications encore plus large. Les résultats annoncés aujourd’hui rapprochent considérablement Intel de cet objectif.
1 2 3 4 5 » ... 13